courrier des lecteurs

Les dépôts sauvages inflammables s’accentuent dans l’Agglo

Nouvelle vague de déchets sauvages à Montbazin
                                                                                                                

Les dépôts sauvages inflammables s’accentuent dans l’Agglo
 
A Montbazin, l’écologue Christian Puech, lance une nouvelle alerte. L’association « Témoins au bout du monde » qu’il dirige vient de  déposer une plainte au Procureur pour atteinte à l’environnement ( n° de P.V. 00944-2021).
 
Depuis plus de 20 ans des déchets inflammables sont déversés tout autour du village mitoyen des garrigues et donc du Parc Natura 2000, au bas duquel  les vignerons se battent pour produire un vin biologique. « C’est triste de voir les derniers cistes roses en fleurs que les grecs admiraient au milieu des déchets »  La Véne qui se jette dans le bassin de Thau est toujours encombrée de déchets ou plastiques.PUECHKMKML¨L


   Christian Puech précise :

« L’été  2018 il y a eu plus d’incendies au nord du Bassin de Thau qu’en Amazonie en fonction des superficies considérées  mettant en danger les biens et les personnes » avait comptabilisé l’explorateur Christian Puech.  Pour la journée mondiale de nettoyage de la planète l’association n’avait pu enlever  qu’un pour cent des déchets, Midi-Libre avait relayé cette l’action d’intérêt général.  Maintenant c’est par camions à bennes que les déchets sont déversés.
 
    Le nouveau maire fait ce qu’il peut et « Témoins au bout du monde » soutient son  action. La brigade de l’environnement épingle bien sur  certains monticules de déchets des panneaux informant qu’une enquête a été ouverte, sans résultat connu à ce jour.  Les pouvoirs publics semblent  dépassés ?
Avec le déconfinement en juin et juillet les gens vont consommer, les déchets inflammables vont augmenter alors qu’avec le réchauffement climatique la température peut  monter au dessus de 46 degrés et les incendies risquent d’être terribles ..."
 
« Témoins au bout du monde » avait proposé des éléments de solution mais aucun n’a été retenu selon l’association et les déchets augmentent, cela pose question ? L’association avait proposé que la surveillance soit accentuée avec divers moyens y compris techniques et que l’accès des véhicules aux massifs forestiers soit limité par une barrière, comme cela se fait dans le Var .
« Témoins au bout du monde » avec une association partenaire  pourrait  s’occuper pour l’Agglo   de l’enlèvement des déchets comme cela se fait par contrat dans certaines Métropoles."PUECHDSC_0346
 
Et Christian Puech rajoute :

"Il y a aussi un gros travail  pédagogique  à faire et surtout il y a  un dialogue entre les  cultures  à ouvrir d’urgence. Nous sommes un pays multiculturel mais  la discrimination et les préjugés sont encore très grands. Il ne faut incriminer  ou stigmatiser personne et se garder d’être manichéen.  La majorité  des habitants et petites entreprises du village qui vivent dans la périphérie  vont à la déchetterie ou  brûlent eux-mêmes les déchets comme on peut le constater."
 
Et il conclut : "Ouvrir enfin un dialogue entre les cultures est donc  indispensable pour le vivre ensemble. Ce dialogue entre les cultures est justement l’objet  de « Témoins au bout du monde » que l’explorateur Christian Puech a entamé avec les peuples autochtones d’Amazonie.  Et comme sa vision apartisane va du global au local, il y a  probablement  pour l’Agglo  et la Région une opportunité pour avancer enfin sur ces problématiques insolubles depuis plus de 20 ans. « C’est triste de constater que les bons  projets  écologiques d’intérêt général intéressent rarement ceux qui ont le pouvoir »".
 
 

VILLAGES HERAULTAIS

Touristes attention

Si vous marchez en regardant le sol, pour sûr vous éviterez de mettre les pieds sur les déjections canines ; Si vous levez les yeux, vous verrez vraisemblablement un fatras de câbles au-dessus de votre tête ; Peu de villages de l’Hérault échappent à la règle des rues sales avec pour principal décor.... LES SACS POUBELLES accrochés aux façades ! 

Il est plus facile de faire les photos que de passer de longues heures à les nettoyer de tout ce qui ne devrait jamais apparaître dessus.

Deux vidéos du même village, dont une avec des photos nettoyées des pollutions visuelles. 

L'Hérault possède un beau patrimoine, et c'est bien regrettable qu'on en prenne si peu soin.

Déclaration Jean-Claude GAYSSOT - En soutien de la pétition d'Axel Khan

Jean-Claude GAYSSOT Ancien Ministre déclare soutenir la pétition d’Axel Khan Médecin, Président de la Ligue Nationale Contre le Cancer, lancée le 2 février dernier pour une mobilisation solidaire et universelle contre la pandémie de Covid-19.

 

‘‘C’est un acte citoyen et responsable que nous devons tous adopter afin d’enrayer la propagation de cette pandémie que ne cesse depuis plus d’un an maintenant au niveau mondial. J’ai décidé de soutenir et d’appeler à soutenir la pétition lancée par Axel KAHN :

Pour une coordination mondiale de la vaccination Covid pour tous : humanité et sécurité

Si vous la croyez juste n’hésitez pas.’’

Jean-Claude GAYSSOT

La gloire de Brassens par Hervé Le Blanche.

Hervé Le Blanche communique au sujet de l'année Brassens

"2021 devait être l'année Brassens. Il a tiré sa révérence il y a quarante ans. Il naquit il y a 100 ans, en 1921. Sous l'impulsion de la municipalité de Sète, spectacles (carte blanche à François Morel), animations autour d'un bateau-scène devaient se succéder en hommage au poète sétois. Brassens aurait-il approuvé le fracas des trompettes de la renommée ? Pour certains, elles sonnent un peu trop fort, ces "divines trompettes"."

 

"Certes, l'étoile Brassens scintille au firmament des artistes et des poètes. Cet astre-là fascine toujours. Dans la brochure éditée il y a peu par les Journaux du Midi, il est rappelé qu'il fut primé, huit fois, dès 1954 (prix Charles Cros) pour "le parapluie", même prix en 1963 pour les 10 ans de Brassens, Grand prix de l'Académie française 1967 et même Trophée numéro un d'Europe 1 pour l'album jazz avec Moustache (1979). Chaque année, de multiples festivals célèbrent son œuvre. Et, signe des temps et témoignage de sa notoriété, ses manuscrits ont une telle valeur, atteignant de tels prix, que la ville de Sète n'a pu acquérir même la moitié de la "Supplique". Il est vrai que l'artiste de la rue de l’Hospice a su atteindre l'universel. Traduit en plus de 100 langues, il parle l'éternel idiome de la jeunesse. Il est aujourd'hui des "papi" qui chantent à leurs petits-enfants "le parapluie" ou "les sabots d'Hélène". Il inspire paraît-il le rap. Le tout sans cesser d'observer rimes et prosodie."

 "Alors pourquoi être réticent quant à l'hommage au grand Georges ? C'est qu'il est une part de la personnalité de "Jo" qui prête le flanc à la critique. Il n'a eu de cesse d'attaquer les institutions, écrivant même dans "la route aux quatre chansons" : "étranger sauve toi d'ici/où l'on donne l'alarme/aux chiens et aux gendarmes". Et il y avait eu "hécatombe" et les "morts aux lois, vive l'anarchie". Bien. Mais celui qui se voulait "la mauvaise herbe", celle qu'on ne met pas en gerbe, ne cherche pas à échapper au S.T.O. dont les réfractaires, disent les historiens, gonflèrent les rangs des maquisards. Certes, il s'évada avec la complicité de René Falet. Mais il ne fit rien pour lutter contre l'occupant, même si, nous dit-on, il n'avait pas compris ce qui était en jeu dans la seconde guerre mondiale. Selon lui, les résistants ne voulaient que changer de maître et de chaînes, pas s'en débarrasser."

 

"A vouloir garder les mains trop blanches, on n'agit pas beaucoup. Ne pas agir en 1939-1945 aurait révolté un Victor Serge, sans parler des anarchistes espagnols. Cela doit-il être célébré ? On peut en douter, même si Brassens a su écrire une poésie exigeante et populaire. Cela, c'est la gloire de Brassens."

Hervé Le Blanche

La position d'Alain Badiou, philosophe, sur la pandémie virale…

"J’ai toujours considéré que la situation actuelle, marquée par une pandémie virale, n’avait rien de bien exceptionnel. Depuis la pandémie (virale aussi) du Sida, en passant par la grippe aviaire, le virus Ebola, le virus Sars 1, sans parler de plusieurs grippes, voire du retour de la rougeole, ou des tuberculoses que les antibiotiques ne guérissent plus, nous savons que le marché mondial, combiné à l’existence de vastes zones sous-médicalisées et de l’insuffisance de discipline mondiale dans les vaccinations nécessaires, produit inévitablement des épidémies sérieuses et dévastatrices (dans le cas du Sida, plusieurs millions de morts). Hormis le fait que la situation de la pandémie actuelle frappe cette fois à grande échelle l’assez confortable monde dit occidental – fait en lui-même dépourvu de signification novatrice, et appelant plutôt des déplorations suspectes et des âneries révoltantes sur réseaux sociaux –, je ne voyais pas qu’au-delà des mesures de protection évidentes et du temps que mettra le virus à disparaitre dans l’absence de nouvelles cibles, il faille monter sur ses grands chevaux. 

Au demeurant, le vrai nom de l’épidémie en cours devrait indiquer qu’elle relève en un sens du « rien de nouveau sous le ciel contemporain ». Ce vrai nom est SARS 2, soit « Severe Acute Respiratory Syndrom 2 », nomination qui inscrit en fait une identification « en second temps », après l’épidémie de SARS 1, qui s’était déployée dans le monde au printemps 2003. Cette maladie avait été nommée à l’époque « la première maladie inconnue du XXIe siècle ».  Il est donc clair que l’épidémie actuelle n’est aucunement le surgissement de quelque chose de radicalement nouveau, ou d’inouï. Elle est la deuxième du siècle dans son genre, et situable dans sa filiation. Au point même que la seule critique sérieuse adressée, aujourd’hui, en matière prédictive, aux autorités, est de n’avoir pas sérieusement soutenu, après Sars 1, la recherche qui aurait mis à la disposition du monde médical des moyens d’action véritables contre Sars 2. C’est du reste une critique grave, qui dénonce une carence de l’Etat dans son rapport à la science, rapport essentiel dans la situation présente. Mais ceci est passé…

En attendant, je ne voyais donc rien d’autre à faire que d’essayer, comme tout le monde, de me séquestrer chez moi, et rien d’autre à dire que d’exhorter tout le monde à faire de même. Respecter sur ce point une stricte discipline est d’autant plus nécessaire qu’elle est un appui et une protection fondamentale pour tous ceux qui sont les plus exposés : bien sûr, tous les soignants, qui sont directement sur le front, et qui doivent pouvoir compter sur une ferme discipline, y compris des personnes infectées ; mais aussi les plus faibles, comme les gens âgés, notamment en Ephad ; et encore tous ceux qui vont au travail et courent ainsi le risque d’une contagion. Cette discipline de ceux qui peuvent obéir à l’impératif « rester chez soi » doit aussi trouver et proposer les moyens pour que ceux qui n’ont guère ou pas de « chez eux » puissent cependant trouver un abri sûr. On peut ici penser à une réquisition générale de certains hôtels, et à la constitution de « brigades » de jeunes volontaires pour assurer par livraisons le ravitaillement, comme cela s’est déjà fait, par exemple à Nice.

Ces obligations sont, il est vrai, de plus en plus impérieuses, mais ne comportent pas, du moins à un premier examen, de grands efforts d’analyse ou de constitution d’une pensée neuve. Elles sont de l’ordre de ce qui fut nommé « le secours populaire ».

Mais voici que vraiment, je lis trop de choses, j’entends trop de choses, y compris dans mon entourage, qui me déconcertent par le trouble qu’elles manifestent, et par leur inappropriation totale à la situation, à vrai dire simple, dans laquelle nous sommes. Trop de gens qui, comme me le fait remarquer Elisabeth Roudinesco, songent moins à combattre efficacement la tragédie qu’à en jouir.

Ces déclarations péremptoires, ces appels pathétiques, ces accusations emphatiques, sont d’espèces différentes, mais toutes ont en commun, outre justement une secrète jouissance, un curieux mépris de la redoutable simplicité, et de l’absence de nouveauté, de la situation épidémique actuelle.  Ou bien elles sont inutilement serviles au regard des pouvoirs, qui ne font en fait que ce à quoi ils sont contraints par la nature du phénomène. Ou bien elles nous ressortent la Planète et sa mystique, ce qui ne nous avance en rien. Ou bien elles mettent tout sur le dos du pauvre Macron, qui ne fait, et pas plus mal qu’un autre, que son travail de chef d’Etat en temps de guerre ou d’épidémie. Ou bien elles crient à l’événement fondateur d’une révolution inouïe, dont on ne voit pas quel rapport elle soutiendrait avec l’extermination d’un virus, dont du reste nos « révolutionnaires » n’ont pas le moindre moyen nouveau. Ou bien elles sombrent dans un pessimisme de fin du monde. Ou bien elles s’exaspèrent sur le point que le « moi d’abord », règle d’or de l’idéologie contemporaine, ne soit en la circonstance d’aucun intérêt, d’aucun secours, et puisse même apparaitre comme complice d’une continuation indéfinie du mal.

On dirait que l’épreuve épidémique dissout partout l’activité intrinsèque de la Raison, et qu’elle oblige les sujets à revenir aux tristes effets – mysticisme, fabulations, prières, prophéties et malédictions – dont le Moyen Âge était coutumier quand la peste balayait les territoires. Du coup, je me sens quelque peu contraint de rassembler quelques idées simples. Je dirais volontiers : cartésiennes.

Convenons pour commencer par définir le problème, par ailleurs si mal défini, et donc si mal traité.

Une épidémie a ceci de complexe qu’elle est, toujours, un point d’articulation entre des déterminations naturelles et des déterminations sociales. Son analyse complète est transversale : il faut saisir les points où les deux déterminations se croisent, et en tirer les conséquences. 

Par exemple, le point initial de l’actuelle épidémie se situe très probablement sur les marchés dans la province de Wuhan. Les marchés chinois sont encore aujourd’hui connus pour ce qui s’y trouve exposé, notamment leur goût de la vente en plein air de toutes sortes d’animaux vivants entassés. L’hypothèse à ce jour la plus fiable est que c’est là que le virus s’est trouvé à un moment donné présent, sous une forme animale elle-même héritée des chauves-souris, dans un milieu populaire très dense, et avec une hygiène quelque peu rudimentaire.

La poussée naturelle du virus d’une espèce à une autre transite alors vers l’espèce humaine. Comment exactement ? Nous ne le savons pas encore, et seules des procédures scientifiques nous l’apprendront. Stigmatisons au passage tous ceux qui lancent, sur les réseaux d’internet, des fables typiquement racistes, étayées sur des images truquées, selon lesquelles tout provient de ce que les chinois mangent des chauve-souris quasiment vivantes.

Ce transit local entre espèces animales jusqu’à l’homme constitue le point d’origine de toute l’affaire. Après quoi seulement opère une donnée fondamentale du monde contemporain : l’accès du capitalisme d’Etat chinois à un rang impérial, soit une présence intense et universelle sur le marché mondial. D’où d’innombrables réseaux de diffusion, avant évidemment que le gouvernement chinois soit en mesure de confiner totalement le point d’origine – en fait, une province entière, quarante millions de personnes – ce qu’il finira cependant par faire avec succès, mais trop tard pour que l’épidémie soit empêchée de partir sur les chemins – et les avions, et les bateaux – de l’existence mondiale.

Un détail révélateur de ce que j’appelle la double articulation d’une épidémie : aujourd’hui, Sars 2 est jugulée à Wuhan, mais il y a de très nombreux cas à Shangaï, majoritairement dus à des gens, chinois en général, venant de l’étranger. La Chine est donc un lieu où l’on observe le nouage, pour une raison archaïque, puis moderne, entre un croisement nature-société sur des marchés mal tenus, de forme ancienne, cause ponctuelle de l’apparition de l’infection, et une diffusion planétaire de ce point d’origine, portée, elle, par le marché mondial capitaliste et ses déplacements aussi rapides qu’incessants.

Après quoi, on entre dans l’étape où les Etats tentent, localement, de juguler cette diffusion. Notons au passage que cette détermination reste fondamentalement locale, alors même que l’épidémie, elle, est transversale. En dépit de l’existence de quelques autorités trans-nationales, il est clair que ce sont les Etats bourgeois locaux qui sont sur la brèche.

Nous touchons là à une contradiction majeure du monde contemporain : l’économie, y compris le processus de production en masse des objets manufacturés, relève du marché mondial. On sait que la simple fabrication d’un téléphone portable mobilise du travail et des ressources, y compris minières, dans au moins sept états différents. Mais d’un autre côté, les pouvoirs politiques restent essentiellement nationaux. Et la rivalité des impérialismes, anciens (Europe et USA) et nouveaux (Chine, Japon…) interdit tout processus d’un Etat capitaliste mondial. L’épidémie, c’est aussi un moment où cette contradiction entre économie et politique est patente. Même les pays européens ne parviennent pas à ajuster à temps leurs politiques face au virus

En proie eux-mêmes à cette contradiction, les Etats nationaux tentent de faire face à la situation épidémique en respectant autant que faire se peut les mécanismes du Capital, bien que la nature du risque les oblige à modifier le style et les actes du pouvoir.

On sait depuis longtemps qu’en cas de guerre entre pays, l’Etat doit imposer, non seulement bien sûr aux masses populaires, mais aux bourgeois eux-mêmes, des contraintes considérables, et ce pour sauver le capitalisme local. Des industries sont quasiment nationalisées au profit d’une production d’armements déchaînée mais qui ne produit sur le moment aucune plus-value monétisable. Quantité de bourgeois sont mobilisés comme officiers et exposés à la mort. Les scientifiques cherchent nuit et jour à inventer de nouvelles armes. Nombre d’intellectuels et d’artistes sont requis d’alimenter la propagande nationale, etc.

Face à une épidémie, ce genre de réflexe étatique est inévitable. C’est pourquoi, contrairement à ce qui se dit, les déclarations de Macron ou de Philippe concernant l’Etat redevenu soudain « providence », une dépense de soutien aux gens hors travail, ou aux indépendants dont on ferme la boutique, engageant des milliards d’argent de l’Etat, l’annonce même de « nationalisations » : tout cela n’a rien d’étonnant, ni de paradoxal. Et il s’ensuit que la métaphore de Macron, « nous sommes en guerre », est correcte : Guerre ou épidémie, l’Etat est contraint, outrepassant parfois le jeu normal de sa nature de classe, de mettre en œuvre des pratiques à la fois plus autoritaires et à destination plus globale, pour éviter une catastrophe stratégique. D’où qu’il utilise aussi le lexique fané de la « nation », dans une sorte de gaullisme caricatural, qui est aujourd’hui dangereux, vu que le nationalisme fait partout le lit d’une extrême droite revancharde.

Toutes ces rhétoriques sont une conséquence tout à fait logique de la situation, dont le but est de juguler l’épidémie – de gagner la guerre, pour reprendre la métaphore de Macron – le plus sûrement possible, tout en restant dans l’ordre social établi. Ce n’est nullement une comédie, c’est une nécessité imposée par la diffusion d’un processus mortel qui croise la nature (d’où le rôle éminent des scientifiques dans cette affaire) et l’ordre social (d’où l’intervention autoritaire, et elle ne peut être autre chose, de l’Etat).

Qu’apparaissent dans cet effort de grandes carences est inévitable. Ainsi le manque de masques protecteurs, ou l’impréparation concernant l’étendue du confinement hospitalier. Mais qui donc peut réellement se vanter d’avoir « prévu » ce genre de choses ? A certains égards, l’Etat n’avait pas prévu la situation actuelle, c’est bien vrai. On peut même dire qu’en affaiblissant, depuis des décennies, l’appareil national de santé, et en vérité tous les secteurs de l’Etat qui étaient au service de l’intérêt général, il avait plutôt fait comme si rien de semblable à une pandémie dévastatrice ne pouvait affecter notre pays. En quoi il est très fautif, non seulement sous sa forme Macron, mais sous celle de tous ceux qui l’ont précédé depuis au moins trente ans. Et il est bien possible que la question du démantèlement et de la privatisation des services publics – qui est aussi la question de la propriété privée, donc du communisme – soit rénovée, dans l’opinion, par la crise épidémique.

Mais en attendant, il est tout de même juste de dire ici que personne n’avait prévu, voire imaginé, le développement en France d’une pandémie de ce type, sauf peut-être quelques savants isolés. Beaucoup pensaient probablement que ce genre d’histoire était bon pour l’Afrique ténébreuse ou la Chine totalitaire, mais pas pour la démocratique Europe. Et ce n’est sûrement pas les gauchistes – ou les gilets jaunes, ou même les syndicalistes – qui peuvent avoir un droit particulier de gloser sur ce point, et de continuer à faire tapage sur Macron, leur cible dérisoire depuis toujours. Ils n’ont, eux non plus, absolument rien envisagé de tel. Tout au contraire : l’épidémie déjà en route en Chine, ils ont multiplié, jusqu’à très récemment, les regroupements incontrôlés et les manifestations tapageuses, ce qui devrait leur interdire aujourd’hui, quels qu’ils soient, de parader face aux retards mis par le pouvoir à prendre la mesure de ce qui se passait. Nulle force politique, en réalité, en France, n’a réellement pris cette mesure avant l’Etat macronien et sa mise en place d’un confinement autoritaire.

Du côté de cet Etat, la situation est de celles où l’Etat bourgeois doit, explicitement, publiquement, faire prévaloir des intérêts en quelque sorte plus généraux que ceux de la seule bourgeoisie, tout en préservant stratégiquement, dans l’avenir, le primat des intérêts de classe dont cet Etat représente la forme générale. Ou, autrement dit, la conjoncture oblige l’Etat à ne pouvoir gérer la situation qu’en intégrant les intérêts de la classe, dont il est le fondé de pouvoir, dans des intérêts plus généraux, et ce à raison de l’existence interne d’un « ennemi » lui-même général, qui peut être, en temps de guerre, l’envahisseur étranger, et qui est, dans la situation présente, le virus Sars 2.

Ce genre de situation (guerre mondiale, ou épidémie mondiale) est particulièrement « neutre » sur le plan politique. Les guerres du passé n’ont provoqué de révolution que dans deux cas, si l’on peut dire excentriques au regard de ce qu’étaient les puissances impériales : la Russie et la Chine. Dans le cas russe, ce fut parce que le pouvoir tsariste était, à tous égards, et depuis longtemps, retardataire, y compris en tant que pouvoir possiblement ajusté à la naissance d’un capitalisme véritable dans cet immense pays. Et il existait par contre, avec les bolcheviques, une avant-garde politique moderne, fortement structurée par des dirigeants remarquables. Dans le cas chinois, la guerre révolutionnaire intérieure a précédé la guerre mondiale, et le Parti communiste chinois était déjà, en 1937, lors de l’invasion japonaise, à la tête d’une armée populaire qui avait fait ses preuves. En revanche, dans aucune des puissances occidentales la guerre n’a provoqué de révolution victorieuse. Même dans le pays vaincu en 1918, l’Allemagne, l’insurrection spartakiste a été très rapidement écrasée. C’est une rêverie inconsistante et dangereuse d’imaginer que le capitalisme contemporain, qui jouit de l’effondrement partout de l’hypothèse communiste, et qui peut donc se présenter comme la seule forme  historique possible des sociétés de classe contemporaines,  puisse être sérieusement mis en péril par ce qui se passe aujourd’hui.

La leçon de tout cela est claire : l’épidémie en cours n’aura, en tant que telle, en tant qu’épidémie, aucune conséquence politique notable dans un pays comme la France. A supposer même que notre bourgeoisie pense, au vu de la montée des grognements informes et des slogans inconsistants mais répandus, que le moment est venu de se débarrasser de Macron, cela ne représentera absolument aucun changement notable. Les candidats « politiquement corrects » sont déjà dans la coulisse, comme le sont les tenants des formes les plus moisies d’un « nationalisme » aussi obsolète que répugnant.

Quant à nous, qui désirons un changement réel des données politiques dans ce pays, il faut profiter de l’interlude épidémique, et même du – tout à fait nécessaire – confinement, pour travailler, mentalement comme par écrit et par correspondance, à de nouvelles figures de la politique, au projet de lieux politiques nouveaux, et au progrès transnational d’une troisième étape du communisme, après celle, brillante, de son invention, et celle, forte et complexe, mais finalement vaincue, de son expérimentation étatique.

Il faudra aussi en passer par une critique serrée de toute idée selon laquelle des phénomènes comme une épidémie ouvrent par eux-mêmes à quoi que ce soit de politiquement novateur. En sus de la transmission générale des données scientifiques sur l’épidémie, seules ne garderont une force politique que des affirmations et convictions nouvelles concernant les hôpitaux et la santé publique, les écoles et l’éducation égalitaire, l’accueil des vieillards, et autres questions du même genre. Ce sont les seules qu’on pourra éventuellement articuler à un bilan des faiblesses dangereuses de l’Etat bourgeois mises en lumières par la situation actuelle.

Au passage, on dira courageusement, publiquement, que les prétendus « réseaux sociaux » montrent une fois de plus qu’ils sont d’abord – outre le fait qu’ils engraissent les plus grands milliardaires du moment – un lieu de propagation de la paralysie mentale bravache, des rumeurs incontrôlées, de la découverte de « nouveautés » antédiluviennes, quand ce n’est pas de l’obscurantisme fascisant.

N’accordons crédit, même et surtout confinés, qu’aux vérités contrôlables de la science et aux perspectives fondées d’une nouvelle politique, de ses expériences localisées – y compris concernant l’organisation des classes les plus exposées, singulièrement les prolétaires nomades venus d’ailleurs – comme de sa visée stratégique."

Alain Badiou.


Alain Badiou est un philosophe, romancier et dramaturge français d'inspiration marxiste né le 17 janvier 1937 à Rabat (Maroc). Des détails ICI.

L’action de Didier Sabatier le papa de Manon Tisseur

L’action de Didier Sabatier le papa de Manon Tisseur
Le (Semi Marathon sur son balcon) diffusé en direct sur le groupe Je suis né à SETE a permis de récolter des fond pour offrir des repas , depuis jeudi et durant 12 jours, le personnel de l'hôpital St Clair de Sète se verra offrir 30 repas par jour préparés par Inlove2food, restauratrice sétoise, grâce aux 1320€ de la cagnotte récoltés lors de son action.
Bravo à Didier et à Manon pour cette belle action.

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Message de Jean-Claude Agullo, Poussannais : mes pensées

Message de Jean-Claude Agullo, Poussannais
 
"Imaginons que la France soit un navire, à bord, il faut un commandant ou un timonier, appelez le comme vous voudrez, qui le barre. Il faut aussi un état-major pour l'assister, l'aider, le conseiller, et puis un équipage pour préparer la manoeuvre, animer la vie à bord, et faire tourner les hélices.
Enfin dans les cabines, les passagers qui bien ou mal supportent supportent les décisions prises sur la passerelle.
Mais que l'on soit de droite ou de gauche, ou bien du centre, peut-on supposer ou penser un seul instant que les responsables de ce navire foncent sciemment droit sur l'iceberg pour le couler?
 Il n'est pas l'heure de diviser les Français par des manoeuvres bassement politiciennes, ceux qui ne sont pas aux commandes devraient se poser la question: Que ferais-je si j'y étais ?
Rendons grâce à nos soignants,nos pompiers, nos policiers, nos gendarmes, nos militaires, nos caissières, et d'autres encore qui oeuvrent pour nous aider à survivre. 
C'est par l'unité et la tolérance que nous arriverons à vaincre cette étrange et terrible maladie qui nous impacte tant. 
    Soyons fiers d'être Français."

La rue du Parc à Sète sinistrée de Colissimo

Les riverains de la rue du Parc à Sète sont excédés par le comportement de LA POSTE qui n'assure plus les livraisons de COLISSIMO et CHRONOPOST.

Le facteur courrier, avec son tricycle électrique, dépose un faux avis de passage demandant aux clients d'aller à la poste centrale chercher leur colis !

Les motifs sont récurrents :"inaccessible", "pas d'accès 4 roues", "absent" etc... Arguments inacceptables sachant que les résidents empruntent quotidiennement la rue avec leurs véhicules (Berlingo, Kangoo, Partner, 208, 308 etc... sans oublier certains véhicules de chantier...).

Nous estimons que c'est à La Poste de s'organiser comme le font plusieurs enseignes qui livrent à domicile et non pas aux clients de le faire.

BIO, A CONSOMMER AVEC MODERATION ?

Pour Michel Vigroux de Villeveyrac :

"Il est probable qu’en mangeant bio on mange plus sain, même si l’agriculture raisonnée Française est une des plus exemplaire à travers le monde. Cependant le Bio a ses limites. En tant qu’agriculteur, je sais que si je veux produire du blé sans engrais ni désherbant mon rendement pourra baisser jusqu’à -30%."

Vegetables, Garden, Mushrooms, Paprika

"Je sais aussi, qu’à cause des labours, mon bilan carbone sera très mauvais et pourtant la lutte contre les rejets de gaz à effet de serre est bien une priorité. Je sais que les labours profonds détruisent la biomasse. Je sais que du fait de ces labours profonds, conjugués à de fortes pluies, mes sols subiront l’érosion et participeront donc à ces inondations mêlées de boue qui envahissent les villages en aval. Et puis enfin je comprends bien que la raréfaction de la production va participer à l’inflation du prix des aliments de première nécessité (pain, pâte…). La catégorie de la population avec un bon pouvoir d’achat, qui achète bio (avec bonne conscience !), va entraîner tous ces désagréments. C’est l’autre catégorie de la population qui n’a rien demandé et qui a du mal à finir la fin des mois qui paiera plus cher pour les produits de première nécessité."

"Donc pour ceux, qui en ont les moyens, mangez bio, oui mais avec modération."

45 premiers signataires pour une "Tribune" : "Sète, poursuivons l’histoire" ! (2)

45 premiers signataires pour une "Tribune" : "Sète, poursuivons l’histoire"

 

"Sète, poursuivons l’histoire !
Nous, Sétoises et Sétois, engagés dans la vie économique, culturelle, sportive ou associative de Sète, amoureux de notre ville,
Nous qui écoutons depuis quelques semaines les prophètes du changement qui prétendent s’engager pour notre avenir sans comprendre les enjeux du présent,
Nous qui voyons les ambitieux de tous bords répéter des contre-vérités, s'agiter et peindre notre ville de noir à des fins purement électorales,
Ceci alors que Sète rayonne plus que jamais…"


"Nous Sétoises et Sétois, issus d’horizons divers, à l’image de Sète, ville-port, île singulière et plurielle, ouverte sur le monde, qui s'est construite au cours de son histoire, par un brassage de populations,
Nous voyons Sète revivre depuis quinze ans tout en préservant et chérissant la force de ses traditions et de son patrimoine,
Sète, bijou exceptionnellement riche d’espaces verts et bleus auxquels nous sommes farouchement attachés, de la forêt des Pierres Blanches jusqu’aux plages du lido en passant par nos parcs et jardins, l'étang de Thau et nos canaux,
Sète, que nous aimons voir aussi dynamique, devenue à nouveau destination recherchée du tourisme, de la plaisance, de la culture et du sport,
Sète, veillant sur ses habitants de tous âges, en s’équipant de nouveaux espaces, services et structures publiques, de zones économiques et autres dispositifs innovants en faveur de l’emploi et de la formation,
Sète, vivante, forte de sa vitalité associative, ville citée en exemple pour avoir su résister au fléau national bien connu de désertification que connaissent tant de villes dites « moyennes »,
Nous, Sétoises et Sétois, fiers de notre ville, fiers d’y vivre et soucieux de la préserver,
Nous sommes soudés par la même volonté de poursuivre le chemin et travailler ensemble, à apporter les solutions adaptées répondant aux paramètres du quotidien d’une Sète d’aujourd’hui, attractive, belle, audacieuse, accueillante, attentive à tous, chevillée à son histoire et à son authenticité,
C’est pourquoi, nous, Sétoises et Sétois, nous nous reconnaissons dans les valeurs et le travail portés par notre maire, François Commeinhes, rassembleur, ouvert, libre, humaniste, fort de sa profonde connaissance et expérience des enjeux économiques, environnementaux, sociaux, patrimoniaux et culturels de notre territoire,"


"Nous partageons sa vision optimiste pour notre ville, une Sète, apaisée, équilibrée, confiante, et lui apportons notre soutien pour écrire la suite de notre histoire commune."

 

Les 45 premiers signataires :
1. Victoria ANTIA, 25 ans, kinésithérapeute
2. Valérie ARFEL, 46 ans, bénévole associative
3. Margaux AUGE, 26 ans, infirmière
4. Jean-Marc AUGE, 52 ans, patron de bar
5. Juliette ARBIEU, 27 ans, juriste
6. Christelle ARNAVON, 46 ans, attachée commerciale
7. Hugues BARTHES, 55 ans, directeur commercial
8. Eric BENSAID, 46 ans, chef d’entreprise
9. Azeddine BERGHEUL, 44 ans, auxiliaire de vie sociale
10. Arnaud BIBOLLET, 43 ans, média applicateur
11. Benjamin BLANC, 40 ans, artisan
12. Ludovic BORG, 38 ans, employé de régie
13. Mathieu BOYE, 38 ans, directeur artistique
14. Tony BOSC, 31 ans, ouvrier en bâtiment
15. Romain BOULIERAC, 31 ans, analyste financier
16. Simon CASELLI, 31 ans, marin pêcheur et docker
17. Alain CAZAU, 66 ans, retraité de la territoriale
18. Edith CUBEDO, 31 ans, commerçante
19. Cédric DELAPIERRE, 43 ans, cadre territorial
20. David GARNIER, 43 ans, infirmier
21. Nicole GERMAIN, 73 ans, retraitée éducation nationale
22. Sylvain DOMINGUEZ, 37 ans, infirmier
23. Adrien ESCARGUEL, 19 ans, étudiant
24. François ESCARGUEL, 58 ans, avocat
25. Yvan FOUQUET, 68 ans, retraité
26. Alexis GIRARDOT, 34 ans, infirmier
27. Vincent GUILLOT, 31 ans, auditeur
28. Cendrine IMPARATO, 46 ans, agent territorial
29. Thomas JAUBERT, 33 ans, chef de projet digital
30. Thomas QUINTIN, 30 ans, responsable communication
31. Cédric LICCIARDI, 31 ans, employé de commerce
32. Romain LOMBARDO, 31 ans, infirmier
33. Viviane MORELLO, 79 ans, retraitée commerçante
34. Chantal MONVOISIN, 66 ans, retraitée
35. Svetlana MOUSSAIEVA, 34 ans, intérimaire
36. Vladislav NEVENCHANY, 25 ans, adjoint de direction
37. Gabriel de POUZILHAC, 41 ans, restaurateur
38. Manuel PIGEYRE, 35 ans, fonctionnaire territorial
39. Myriam REYNAUD, 53 ans, juriste
40. Emmanuelle ROBERT, 36 ans, directrice pédagogique
41. Eva ROCA, 31 ans, médecin
42. Tom SABATIER, 21 ans, étudiant
43. Frédéric TAILLAN, 47 ans, consultant
44. Manon VALENTIN, 26 ans, commerciale
45. Nabil ZEROUAL, 40 ans, chargé de mission sports

Huguette remercie les Gilets Jaunes

À méditer…

"D'une copine du BdT

Le mouvement des gilets jaunes a fait prendre conscience à moult intellectuels, politiques de tous bords, militants écologistes, que la pensée vivante s'ancrait dans le réel. Pas de pensée réelle qui ne prenne ses racines dans le vécu. Or, celle des penseurs institutionnels est hors-sol. En tant que telle, comme les plantes, elle s'étiole, dépérit, reproduit toujours les mêmes schémas.

Nous vivons toujours sous l'emprise du dogme académique qui coupe le monde social en deux :

  • les penseurs d'une part qui, seuls, détiendraient la suprématie de la pensée, tel Descartes enfermé dans sa chambre, et traceraient pour le commun des mortels les contours du monde et la route à suivre.
  • les travailleurs d'autre part, qui n'ont pas le temps de penser et sont là pour mettre en acte les programmes que l'on leur aura concoctés.

Un monde coupé en deux : ceux qui pensent et ceux qui agissent, un monde qui ne peut se comprendre.

L'irruption des gilets jaunes a fait vaciller ces certitudes et met en lumière que la pensée ne peut être qu'agissante et que, seul le vécu nous met en mouvement. La pensée abstraite, désincarnée, tourne à vide, ou pire, engendre des monstres.

Bien sûr, on savait tout cela et des "penseurs" ont, depuis des décennies, essayé d'opérer cette "révolution copernicienne" de la pensée et d'attirer l'attention : "Économistes atterrés", "Empêcheurs de tourner en rond"…

Mais la pensée enfermée dans les livres reste lettre morte : elle ne prend vie que si, ceux qui agissent, se l'approprient, la nourrissent, la transforment.

Le mouvement des gilets jaunes a surpris toute une classe bien pensante : non seulement celle-ci n'a pas le monopole de la pensée, mais sa pensée est racornie et tourne à vide. Les gilets jaunes nous réapprennent à penser.

Merci les gilets jaunes."

Huguette.