CULTURE

Exposition "Tout est chaos" d'Aïcha Snoussi du 19 novembre 2022 au 3 avril 2023 à Lattara

Leurs voix en choeur résonnent, cette nuit. Tout est chaos. Cette phrase sortie des mille gorges déployées se transforme en chant de lutte, transmis de génération en génération. L’écho remonte à bien plus loin, des millénaires, quand les premiers peuples de l’eau et des sables ont chanté.

Autour d’une archéologie queer, Aïcha Snoussi imagine l’histoire d’une civilisation disparue sur les côtes méditerranéennes. Par le khàos - la faille - son travail fissure des brèches dans les récits officiels pour y loger d’autres récits. En miroir des objets du musée, de nouveaux vestiges racontent ces corps qui chantent encore sous la mer.

Une exposition produite en partenariat avec le MO.CO Montpellier Contemporain.

Rencontre avec Aïcha Snoussi, jeudi 26 janvier 2023 à 19h

Auditorium de La Panacée (14 rue de l’école de Pharmacie à Montpellier) – Entrée libre

Aïcha Snoussi est diplômée de l’Institut Supérieur des Beaux-arts de Tunis et de l’Université de la Sorbonne. Graveuse de formation, le dessin à l’encre noire est au centre de ses expérimentations. Des fresques in situ aux installations de cahiers, le dessin est pensé comme un outil de fouille et de déconstruction. Son oeuvre a été récompensé en 2020 par l’attribution du prix SAM pour l’art contemporain.

Informations pratiques

TARIFS
Plein tarif : 5 €
Tarif réduit : 3 €
Entrée gratuite pour les - de 18 ans
Entrée gratuite le premier dimanche de chaque mois.

HEURES ET JOURS D’OUVERTURE
Semaine : 10h-12h et 13h30-17h30
Samedis, dimanches et jours fériés :
14h-19h jusqu’au 31 octobre 2022
14h-18h du 1er novembre 2022 au 6 mars 2023
Fermé le mardi, le 1er novembre, le 25 décembre et le 1er janvier.

Concert de Specy Men à la Passerelle dans le cadre des ateliers « Oz ta créa ! »

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« Oze ta créa ! » est un projet culturel mené conjointement par La Passerelle et le centre social Gabino depuis février 2022, à destination d’un public dont l’âge oscille entre 16 et 25 ans. Ce projet a pour objectif la découverte du domaine artistique par le biais de différentes pratiques : la photographie, la vidéo, l’écriture, le chant, l’enregistrement studio... Une multitude d’activités culturelles visant à ouvrir le champ des possible à un public toujours motivé par l’envie d’écrire ou d’exprimer sa pensée par la voie de la musique.

« Oz ta créa ! » vise également à collaborer avec différents artistes professionnels reconnus dans leurs milieux, cela de manière régulière sur les ateliers et ponctuelle lors de Master Class. Ces ateliers se déroulent tous les mercredis de 16 h à 19 h et samedis de 14 h à 17 h (hors vacances scolaires).

Dans le cadre de ces ateliers, un concert sera donné à la Passerelle (503, Bd Pierre-Mendès-France) ce jeudi 10 novembre à la Passerelle, à 19 h, en compagnie du rappeur Specy Men, artiste prometteur de la scène hip-hop toulousaine qui a sorti son 3e album le 2 juin 2022 : « Tout moi ». La première partie sera assurée par Lasta et Turtle Gang, qui se sont fait remarquer lors du dernier Demi Festival. Cette soirée se déroulera également en présence du rappeur sétois Petitcopek et un freestyle issu des ateliers « Oz ta créa ! » sera présenté sur scène.

Entrée libre sur réservation au 04 99 02 28 93 ou Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..

Conférence de Jean-François Marguerin le mardi 13 décembre 2022 à 18h30 au théâtre Molière

Conférence de Jean-François Marguerin le mardi 13 décembre 2022 à 18h30 au théâtre Molière
 
Dans le cadre du cycle de conférences du Conseil de Développement de SAM, Jean-François Marguerin, Président de la Scène nationale Archipel de Thau, interviendra mardi 13 décembre à 18h30 au théâtre Molière à Sète. aaarbouetCapture d’écran 2022-11-23 220916
 
A cette occasion, vous pourrez
échanger avec lui sur le projet culturel de territoire de Sète agglopôle Méditerranée auquel le Conseil de développement est associé.
 
« Pour une politique culturelle renouvelée »
 La politique culturelle de la France repose pour l'essentiel sur un modèle construit il y a plus de soixante ans visant une démocratisation de l'accès aux œuvres d'art et de l'esprit par un maillage territorial de lieux dédiés à leur fréquentation. A l'échelle des métropoles régionales mais aussi des villes moyennes.
 
Tout le monde s'accorde aujourd'hui pour convenir de la nécessité de réinterroger ce modèle, à l'aune des mutations que le monde et la société française ont connus depuis cette époque des "30 Glorieuses", sociologiques, démographiques, culturelles, technologiques, écologiques, économiques auxquelles s'ajoutent les crises environnementale, sanitaire, démocratique.
 
 La prétention à une démocratie culturelle boostée par le brassage des populations, l'essor des industries créatives et l'avènement de l'ère digitale s'est substituée au consensus qui a prévalu aux lendemains de la Libération autour du plus large partage d'un capital culturel jusqu'alors apanage des élites.
 
L'affirmation des droits culturels est un révélateur de cette substitution.
 
Quelles sont aujourd'hui les priorités que doit s'assigner la puissance publique en matière d'action culturelle et artistique?
 
C'est à cette question et, selon nous, à l'urgence de lui apporter une réponse que Bernard Latarjet et moi-même nous sommes attelés en rédigeant ce livre.
 
 
 
Jean-François Marguerin
 


 
 
Jean-François Marguerin, a été fondateur et animateur de l’Université Populaire d’Arcueil (94)


 
Publications diverses pour:
Travail Théâtral, Théâtre Public, La Scène, CinémAction, Autrement,Nectart et sur
mediapart.fr/marguerin-jean-francois/blog.

Co auteur avec Bernard Latarjet de «Pour une politique culturelle renouvelée» Editions Actes Sud,
janvier 2022


Commandeur dans l’Ordre des Arts et Lettres; Chevalier dans l’Ordre national du Mérite

LA CULTURE POUR TOUS LES ÂGES A LA SCENE DE BAYSSAN

Peut être une image de 2 personnes, personnes debout et intérieur
La Scène de Bayssan propose deux spectacles qui vont plaire aux plus petits ce week-end !
• CIE CLAIRE PARSON, Marmalade : vendredi 4 (11h) et samedi 5 novembre (15h), Chapelle St Félix, dès 2 ans
Deux artistes dansent, jonglent, se touchent et s’amusent…
• CIE BLIZZARD CONCEPT, Opéra pour sèche-cheveux : vendredi 4 et samedi 5 novembre (17h), Théâtre Michel Galabru, dès 6 ans
A travers la manipulation de sèche-cheveux, deux énergumènes inventent un monde où toute loi scientifique est réinventée au service du cirque et de l’exploit
Retrouvez toutes les animations de la Scène de Bayssan : https://bit.ly/3svn11p

Le portrait de la semaine : Gilbert Py, un "saltimbanque " sétois à l'opéra.

Un ténor né à Sète en 1933.  

Gilbert Gaston Benjamin Py, dit Gilbert Py, est un artiste atypique. Tour à tour forain, enfant de la balle, pianiste, violoniste, danseur, peintre, cascadeur, gardian, c'est un artiste talentueux aux multiples facettes 

Continuellement sur les routes et afin d'aider ses parents, dès l'âge de sept ans, il chante et danse dans les rues, avec son frère Pierrot, ensuite ils tendent leur casquette pour recevoir quelques pièces de monnaie. 

Sa maman l'inscrit à des cours de danse à Montpellier, la famille se stabilise. Gilbert a huit ans et il danse avec le corps de ballet, dans la Chauve-Souris, les danses Polovtsiennes du Prince Igor. Il demande à la Maîtresse de ballet de lui régler les danses de styles tzigane, russe et espagnol. Ils préparent ensemble des extraits des « Danses Hongroises » de Brahms, et « l’Arlésienne ».

 La famille reprend la route. Muni de ce sérieux bagage, il chante «  Bien loin de ma Bohème »    « Ce soir jouez Tziganes », et naturellement il danse, toujours dans les rues. Il a 10 ans. Ils sont à Toulouse ; derrière le Capitole, il y a une boite de nuit. Gilbert entre et demande à voir le patron. Il aura la chance de rencontrer Carlos Gardela qui lui conseille alors de travailler le chant. 

Toujours sur les routes, lors dune halte à Nice, il rencontre un professeur qui lui confirme : « Mon garçon vous n’avez pas la voix pour chanter l’opérette, mais celle d’un ténor héroïque, vous chanterez Samson, Otello, Siegmund, Tannhauser, Fidélio, sur toutes les scènes du monde. 

C'est quelques années plus tard, en 1964, que Gilbert Py débute à Verviers (Belgique), dans le rôle de Pinkerton de Madame Butterfly, avec Janine Arcangioli (devenue son épouse, elle renoncera à sa propre carrière pour se consacrer exclusivement à celle de son époux). 

En 1965, il interprète son premier grand rôle : Mario dans La Tosca à Tourcoing. Le succès est tel que toute la France le sait aussitôt. Sa carrière démarre dès ce jour. 

Débuts à l’opéra de Paris, en 1969, avec Carmen, La Damnation de Faust de Berlioz, production Maurice Béjart, puis Mario Caravadossi avec Hanna Janku. On lui offre le  rôle de Manrico du Trovatore en 1973. 

En 1978, Il y a énormément d’années qu’au Bellas Artes, de Mexico un début n’a atteint l’apothéose, que Gilbert Py reçoit lors de sa prestation de Samson. Musicalité absolue. Cet excellent ténor français possède une voix puissante et une diction impeccable. Figure virile et bon acteur. Il donne vie du début à la fin au personnage. Il n’y a pas une faille. Sa prestation est parfaite. Que dire de la réaction du public qui dès la fin du premier acte réclame sa présence et qu'il soit seul sur scène. Chevalier par excellente, il ne le fait qu’à la fin de la représentation, il reçoit alors l’ovation que seuls à ce jour ont reçue Caballé, Pavarotti, Irma Gonzalés, Scotto, Cruz Romo sur cette même scène. Une carrière internationale jalonne sa vie grâce à cette voix exceptionnelle qui se caractérise par la plénitude, la rondeur et l'égalité du timbre, jusque dans l'aigu.  

Philippe Raybaud.

Disciplines artistiques : concours de création étudiante 2023

 

Musique Live, Roche, Spectacle, Concert

 

Vous êtes étudiant et vous excellez dans un domaine artistique ? Musique, théâtre, danse, photo, BD, court-métrage, nouvelle... Vous pouvez vous inscrire aux concours de création étudiante et tenter de gagner jusqu'à 2 000 euros et la possibilité de participer à de prestigieux festivals (Avignon, Angoulême, Clermont-Ferrand..).

Chaque année, d'octobre à mai, les 7 concours de Création Etudiante sont ouverts à tous les étudiants quelle que soit leur filière d'études. Financés par les Crous et soutenus par les établissements d'enseignements supérieurs, ils visent à encourager et valoriser la création étudiante dans sept domaines artistiques.

Trois concours libres :

  • Musique
  • Théâtre
  • Danse 

4 concours autour d'un thème annuel :

  • Photographie
  • Bande dessinée
  • Film court
  • Nouvelle

Pour l'année universitaire 2022-2023, le thème est « Métamorphose».

Les lauréats peuvent gagner jusqu'à 2 000 € pour le premier prix et des expériences uniques comme la participation au festival d'Avignon, une exposition au festival international de la bande dessinée d'Angoulême, la participation au festival international du court-métrage de Clermont-Ferrand...

Découvrez les lauréats des précédents concours de création étudiante !

Sélection des candidats et prix

Chaque concours se déroule en deux étapes :

  • Une phase régionale : le Crous de votre académie organise des jurys régionaux pour chaque concours et sélectionne un à trois lauréats par discipline.
  • Une phase nationale : chaque Crous propose jusqu’à deux lauréats par concours devant les jurys nationaux de chaque discipline (acteurs du monde de l’art et de la culture) qui désigneront les trois lauréats nationaux.

Votre premier interlocuteur est donc le service culturel de votre Centre régional (Crous). C'est votre Crous qui soumettra éventuellement votre œuvre au jury national de la discipline dans laquelle vous candidatez.

Le concours de chaque discipline est doté de prix.

Les lauréats régionaux peuvent recevoir une aide financière, un accompagnement par le service culturel du Crous et ses partenaires, ainsi que des opportunités de diffusion de leur œuvre, dans le cadre d'expositions, festivals ou évènements organisés sur le territoire : « Livres dans la Boucle » à Besançon par exemple.

Les lauréats nationaux bénéficient également d'un prix monétaire (de 500 € à 2 000 €), d'un accompagnement vers les professionnels du domaine artistique et d'opportunités de diffusion dans des festivals prestigieux comme ceux d'Avignon, d'Angoulême, de Clermont-Ferrand ou de Strasbourg.

 

Comment s'inscrire ?

Pour participer au concours de création étudiante, vous devez être inscrit dans un établissement d’enseignement supérieur français (ou francophone pour le concours de Nouvelle) :

  • S’inscrire sur la plateforme dédiée via https://www.messervices.etudiant.gouv.fr/envole/, rubrique « Vous bouger et vous cultiver », icône « Concours Création Etudiante ».
  • S'identifier ou créer un compte sur MesServices.
  • Remplir le ou les formulaires de candidatures qui vous intéressent (une seule candidature par concours).
  • Déposer votre œuvre ou projet original.

Pour les mineurs, il est nécessaire de fournir au préalable une autorisation de participation aux concours culturels.

Vous trouverez les règlements des concours culturels et toutes les informations sur les concours pour chaque discipline sur la page Concours de création étudiante.

 

Pour en savoir plus

"LA JUSTINE ET L’OLYMPIA, 1867 "/ UN COLD CASE SOUS LA MER DE LAURENCE SERRA. AUX EDITIONS LE PAPILLON ROUGE

"LA JUSTINE ET L’OLYMPIA, 1867 "/ UN COLD CASE SOUS LA MER  DE LAURENCE SERRA. AUX EDITIONS LE PAPILLON ROUGE

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L’archéologie sous-marine est une science quelque peu récente et sans doute moins féconde que la branche terrestre, essentiellement du fait des moyens importants qu’elle doit mettre en œuvre. Elle n’en demeure pas moins considérable dans sa contribution à décrypter l’aventure humaine à travers les âges. Laurence Serra nous livre dans «La Justine et l’Olympia» une aventure passionnante, et ce à plusieurs titres.


"Au cours d’une pêche sous-marine une épave est découverte non loin du rivage des Aresquiers en 2007. Elle est enregistrée sous le nom de «Aresquiers 12». Une enquête est alors lancée pour l’identifier, certains indices sont prélevés sur le site et les recherches se poursuivent dans les archives, la presse et divers documents, notamment certains provenant des douanes de Sète. Après avoir consulté bon nombre de journaux et déterminé approximativement la date du naufrage, l’épave est enfin identifiée. Toute cette enquête est passionnante car surprenante et exposée à rebondissements. Il s’agit donc de l’épave de la Justine, un brick (voilier à deux mats) mais dont l’histoire révèle qu’il ne fut pas le seul à sombrer en cette nuit tempétueuse du 14 au 15 février 1867. Curieusement les témoignages des deux survivants se contredisent, un s’en tient à la vétusté de la Justine, l’autre évoque une collision avec un autre navire. C’est ainsi que l’équipe d’archéologues étend les recherches pour enfin identifier, non loin de la première épave, un autre brick, l’Olympia."


Ce très beau livre abondamment illustré nous informe sur les recherches sur le site, la façon d’aborder les épaves mais aussi sur toutes les recherches annexes concernant les données prélevées sur les gisements, le bois, le métal, la céramique, le verre et les divers vestiges, en particulier ce qui reste de la cargaison des deux navires.

L’histoire de la Justine et de l’Olympia est donc dévoilée depuis leur construction jusqu’à l’itinéraire et leur cargaison lors de leur dernier voyage. C’est aussi l’occasion d’évoquer les échanges commerciaux, l’activité industrielle, le raffinage du soufre à Frontignan, l’activité viticole avec le déjà célèbre muscat, et même la solidarité dans le milieu maritime soulignée par le courage des sauveteurs palavasiens dont un perdit la vie au cours de l’opération.

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Alice Dorques et Hubert Delobette nous présentent là, dans leurs éditions du Papillon Rouge, un très bel ouvrage très riche en informations, documentation et illustrations qui devrait passionner tout lecteur curieux d’histoire, d’histoire de notre région, de sciences, d’architecture maritime ainsi que d’aventures inhérentes à l’évocation de la mer.
Texte et photos Michel Puech

Le Papillon Rouge Editeur
27 rue du général de Gaulle
34560 Villeveyrac
Tél. : 04 67 78 81 68
Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser.
https://papillon-rouge.com/

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Gilbert Py, un "saltimbanque " sétois à l'opéra.

Cette semaine, le portrait de Gilbert Py, ténor né à Sète en 1933.  

Gilbert Gaston Benjamin Py, dit Gilbert Py, est un artiste atypique. Tour à tour forain, enfant de la balle, pianiste, violoniste, danseur, peintre, cascadeur, gardian, c'est un artiste talentueux aux multiples facettes. 

Continuellement sur les routes et afin d'aider ses parents, dès l'âge de sept ans, il chante et danse dans les rues, avec son frère Pierrot, ensuite ils tendent leur casquette pour recevoir quelques pièces de monnaie. 

Sa maman l'inscrit à des cours de danse à Montpellier, la famille se stabilise. Gilbert a huit ans et il danse avec le corps de ballet, dans la Chauve-Souris, les danses Polovtsiennes du Prince Igor. Il demande à la Maîtresse de ballet de lui régler les danses de styles tzigane, russe et espagnol. Ils préparent ensemble des extraits des « Danses Hongroises » de Brahms, et « l’Arlésienne ». 

La famille reprend la route. Muni de ce sérieux bagage, il chante «  Bien loin de ma Bohème »    « Ce soir jouez Tziganes », et naturellement il danse, toujours dans les rues. Il a 10 ans. Ils sont à Toulouse ; derrière le Capitole, il y a une boite de nuit. Gilbert entre et demande à voir le patron. Il aura la chance de rencontrer Carlos Gardela qui lui conseille alors de travailler le chant. 

Toujours sur les routes, lors dune halte à Nice, il rencontre un professeur qui lui confirme :« Mon garçon vous n’avez pas la voix pour chanter l’opérette, mais celle d’un ténor héroïque, vous chanterez Samson, Otello, Siegmund, Tannhauser, Fidélio, sur toutes les scènes du monde.

C'est quelques années plus tard, en 1964, que Gilbert Py débute à Verviers (Belgique), dans le rôle de Pinkerton de Madame Butterfly, avec Janine Arcangioli (devenue son épouse, elle renoncera à sa propre carrière pour se consacrer exclusivement à celle de son époux). 

En 1965, il interprète son premier grand rôle : Mario dans La Tosca à Tourcoing. Le succès est tel que toute la France le sait aussitôt. Sa carrière démarre dès ce jour.  

Débuts à l’opéra de Paris, en 1969, avec Carmen, La Damnation de Faust de Berlioz, production Maurice Béjart, puis Mario Caravadossi avec Hanna Janku. On lui offre le  rôle de Manrico du Trovatore en 1973. 

En 1978, Il y a énormément d’années qu’au Bellas Artes, de Mexico un début n’a atteint l’apothéose, que Gilbert Py reçoit lors de sa prestation de Samson. Musicalité absolue. Cet excellent ténor français possède une voix puissante et une diction impeccable. Figure virile et bon acteur. Il donne vie du début à la fin au personnage. Il n’y a pas une faille. Sa prestation est parfaite. Que dire de la réaction du public qui dès la fin du premier acte réclame sa présence et qu'il soit seul sur scène. Chevalier par excellente, il ne le fait qu’à la fin de la représentation, il reçoit alors l’ovation que seuls à ce jour ont reçue Caballé, Pavarotti, Irma Gonzalés, Scotto, Cruz Romo sur cette même scène. Une carrière internationale jalonne sa vie grâce à cette voix exceptionnelle qui se caractérise par la plénitude, la rondeur et l'égalité du timbre, jusque dans l'aigu.

Philippe Raybaud.

Le 23 octobre venez à la rencontre des animaux totémiques du territoire, toute la journée au parc Simone-Veil après la magnifique déambulation du samedi !

Ces 22 et 23 octobre, dans le cadre de la candidature Sète-Montpellier au titre de Capitale européenne de la culture 2028, vous pouvez venir à la rencontre des animaux totémiques du territoire, durant toute la journée au parc Simone-Veil !zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzsalvetIMG_20221022_144820
En compagnie du Pouffre, totem de Sète, accompagné de deux autres animaux totémiques du département, la Renarde à pattes noires de Fontès et le Lion d’Aumes, l'association Borna Jordana présente différents événements autour de ces emblèmes de nombreux villages héraultais ! zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzsalvetIMG_20221022_145107 (1)
 
Ce samedi après-midi vous pouviez profiter de la magnifique déambulation des animaux totémiques le long des quais de Sète puis en centre-ville, avec un bien beau spectacle, entre penas, batucada (s) et groupes folkloriques de certaines localités héraultaises.zzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzzsalvetIMG_20221022_145606 (1)
 
Et ce dimanche encore de nombreuses animations gratuites...
 Rendez-vous au parc Simone-Veil...
 
 
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François Garoute : Le grand ténor de Cette.

François Garoute : Portrait par Philippe Raybaud.

 François Garoute nait le 5 octobre 1860 à " Cette ". ( Ce n'est qu'en 1927 que l'orthographe du nom de la cité change). Il y décède le 18 mai 1910, dans sa cinquantième année. 

Issu d'un père sétois et d'une mère Mézoise, François Garoute est le quatrième d'une fratrie de cinq. La famille vit au quartier haut. 

De commis négociant puis secrétaire à l'hospice Saint-Charles, François découvre sa voie et se produit en amateur au cours de divers spectacles dès 1890. Il crée le " Groupe Artistique de Cette ", une chorale qui se fait connaître à Sète puis dans le département de l' Hérault.

C'est en 1894 que débute sa carrière de ténor, à Brest où il incarne le rôle de Vincent dans " Mireille "

( Mireille est un opéra en cinq actes, composé par Charles Gounod sur un livret de Michel Carré).

Les tournées le conduisent dans différentes villes françaises et à travers le monde. Les spectateurs l'applaudissent de l' Algérie à la Tunisie, de la Belgique à la Suisse et aux États-Unis. Son répertoire est riche de 59 rôles dont 22 créations. Il se marie en 1884, son épouse lui donne 7 enfants qui portent tous un nom en rapport avec l'opéra.

Contrairement à d'autres de ses contemporains comme Léo Slezak ou Émile Scaramberg, il n'existe aucun enregistrement audio de ses performances vocales. Il aurait trouvé que le procédé d'enregistrement ne reproduisait pas assez fidèlement sa voix, et aurait demandé que ceux qui avaient été réalisés soient détruits. Pour mieux connaître ce ténor sétois, plongeons-nous dans l'extrait de son journal, il y explique la passion de sa vie.

" « Je fixe ici des notes rapides, mais plus tard, j’espère réunir, en un livre plus complet, les mille et un souvenirs de ma carrière théâtrale. Ce sont des lignes sans prétention ; prière au lecteur de me faire crédit de ce petit travail. Pressé par l’ardent désir d’arriver, je n’ai guère connu le repos ni le charme des loisirs. Presque toutes mes heures ont été absorbées par des représentations successives et des études constantes. C’est-à-dire toujours en scène, ou devant un piano à travailler un rôle. La nuit, quelquefois, l’esprit en éveil, on répétait un acte ou une scène. Pendant 14 ans, j’ai voyagé du Nord au Midi, de l’Est à l’Ouest et à cette heure, je possède cinquante-neuf rôles à mon répertoire, dont vingt-deux créations. Je n’ai jamais reculé devant toutes les offres d’engagement qui m’ont été faites. Après l’hiver, je signais ma saison de Pâques et ensuite, celle d’été, sans préjudice encore des représentations isolées de ci et de là. Non, mille fois non, le métier d’artiste n’est pas un métier de paresseux, surtout pour celui qui, soucieux de son art, de son devoir, de son idéal, désire marcher vers un brillant avenir, couronné de fleurs et de lauriers. Avec de la volonté, on arrive certainement vers le but ardemment désiré et l’artiste doit être fort pour surmonter les nombreuses difficultés qui peuvent surgir, se dresser sur son chemin. À vaincre sans péril, on triomphe sans gloire ! Il faut oublier les heures sombres de la vie pour ne penser qu’aux moments glorieux et enchanteurs qui nous ont été réservés. La personnalité artistique qui grandit, la fièvre du succès, les soirées triomphales, tout cela nous transporte vers des régions éthérées, élève notre âme et nous enorgueillit, avec un sentiment de fierté au cœur. Et à la soirée prochaine, éprouver encore les douces émotions de nouveaux succès, quoi de plus beau, de plus grands ? Il ne faut donc jamais désarmer devant les divers ennuis inhérents à la carrière théâtrale et dire au contraire avec une ferme volonté : « Je veux arriver ». Le répertoire est une chose très importante pour un artiste et l’on ne doit jamais reculer devant de nouvelles études. Au théâtre, plus le bagage artistique sera varié, intéressant, riche en œuvres diverses, plus les directeurs vous rechercheront. En province, il ne faut pas oublier que l’on doit varier souvent l’affiche. Le public dans beaucoup de villes, aime le changement, veut tout connaître, alors c’est à l’artiste avec son répertoire, à répondre à tous les desiderata de la foule qui alimente les théâtres. Demain « Si j’étais Roi » ! Après-demain « Le Chemineau » ! Ensuite, « Lucie », « La Favorite » et pour suivre « Hérodiade », « Samson » ou « Sigurd ». En voilà alors pour tous les goûts. Donc au travail et toujours au travail ! Ce n’est qu’au prix du travail que l’artiste se trace un glorieux chemin. Par des efforts constants de chaque jour, il arrive, péniblement peut-être, mais il arrive à se faire un nom, à se frayer une voie dans cette route tant encombrée aujourd’hui et si battue. Deux qualités maîtresses sont absolument nécessaires : une bonne voix naturelle et de l’intelligence. Avec cela, on va de l’avant et le succès est au bout. S’il ne réunit pas ces deux conditions, le jeune néophyte ferait mieux de renoncer à son projet et de ne pas augmenter le nombre des malheureux qui viennent échouer au bord de la rampe, dès leurs premières tentatives. Se relever alors est très pénible et souvent difficile. C’est pour ce motif que nous crions « casse-cou » à celui qui oserait s’aventurer dans un maquis qui offre tant de dangers et tant d’amères déceptions, s’il ne possède pas les armes nécessaires pour se défendre. » François Garoute.

D'après la page Facebook " François Garoute ".  Le Petit Cettois du 20/10/1882, Le Journal de Cette du 15/12/1883 et du 07/03/1884. Et " Le Figaro " du 5 avril 1898.

Philippe Raybaud