Environnement

L’eau souterraine, un enjeu majeur dans l’Hérault

Cave, Spelunk, Scène, Caverne, L'Eau

Dans l’Hérault, 96% de l’eau du robinet provient du sous-sol. Une richesse géologique exceptionnelle, qui garantit la disponibilité d’une eau potable d’excellente qualité.

Des centaines de forages réalisés par le Département

Le saviez-vous ?
96% de l’eau potable consommée par les Héraultais provient de l’eau souterraine

Forage exploratoire à AnianeSur la commune de Cazilhac, un nouveau forage débute, destiné à alimenter plus de 8 000 habitants.

Le lieu-dit du Fesquet vit au rythme du gigantesque camion foreur. Mètre après mètre, un impressionnant puits de 140 mètres de profondeur est creusé. Des entrailles de la terre, 1,8 million de litres d’eau pure sont prêtes à jaillir chaque année. Réalisé par le syndicat SIEA de la région de Ganges, ce chantier bénéficie de l’assistance technique d’Hérault Ingénierie et du financement du Département et de l’Agence de l’eau.

« Le captage actuel est vulnérable en cas de crue. Le nouveau forage sécurisera l’approvisionnement et évitera de prélever des masses d’eau importantes dans le fleuve Hérault, au bénéfice de la faune et la flore », note Stéphane Gourmaud, chargé de l’opération au Département.

Tout bon pour l’environnement ! Mis en service début 2022, le réseau alimentera les habitants de Ganges, Laroque, Cazilhac et Moulès-et-Baucels, avec une eau d’excellente qualité, issue d’un traitement d’ultrafiltration de dernière génération.

Depuis les années 1970, plusieurs centaines de forages et de captages o

 

nt été réalisées avec l'aide du Département, comme dernièrement à Cessenon-sur-Orb, Aniane ou Fraïsse-sur-Agout.

A la recherche de l’or bleu

 Reconnaissance d’une rivière souterraine, Moulès-et-BaucelsSans attendre que certains nappes souterraines se tarissent, le Département anticipe et recherche d’ores-et-déjà de nouvelles ressources… « Le rôle du Département est de préparer l'avenir, en étant audacieux et ingénieux, explique l'hydrogéologue du Département, Nicolas Liénart. Nous étudions actuellement trois masses d'eaux souterraines, qui représentent un tiers de la surface de notre département. Notre but ? Identifier dès aujourd'hui des ressources "stratégiques", et les garder bien au chaud pour demain, en mettant en place des "plans de sauvegarde". »

« Notre mission ? Etudier pour comprendre et préserver…. Il faut entre 5 et 10 ans pour trouver de nouvelles sources d’eau. »
Nicolas Liénart, hydrogéologue du Département

Mesurer la quantité et la qualité de l’eau sous nos pieds

 Grotte, Antre Du Dragon, Mallorca

  Pose d’une sonde de mesure du niveau d’un lac souterrain (Lac des Echos – Saint-Pons-de-Thomières)Le service hydrogéologie du Département évalue la quantité et la qualité de l'eau souterraine, grâce à une centaine de points de mesure.

Le niveau des nappes est mesuré toutes les heures par des appareils, connectés en 3G. Chaque mois, une carte de l’état des ressources est mise en ligne sur le site de l’observatoire départemental. Ces données sont essentielles pour la Préfecture et les collectivités, notamment en cas de sécheresse.

Prélèvement d’eau dans une rivière souterraine, à Courniou-les-GrottesPour les analyses de qualité, des prélèvements sont effectués et envoyés à un laboratoire. Le Département s’assure ainsi du maintien en bonne santé des eaux souterraines depuis presque 20 ans.

Bon à savoir
Toutes les données collectées par le service hydrogéologie du Département sont accessibles à tous sur le site de l'Observatoire Départemental : odee.herault.fr, à la rubrique Eau Souterraine.

Et nos rivières, alors ?

 L'Eau, Rapides, Ruisseau, Cascade

 
Depuis 2001, le Département mesure aussi la qualité de l’eau des rivières héraultaises, avec l’aide financière de l’Agence de l’Eau.
Bonne nouvelle ! En 20 ans, la qualité des rivières s'est considérablement améliorée, grâce notamment aux travaux faits en matière d'assainissement, la limitation de l’usage des pesticides et une meilleure gestion de la ressource en eau. Grâce à cela, les Héraultais profitent de belles rivières, pour se balader, faire du canoë et se baigner en toute sécurité.

En savoir plus

Pour lutter contre la prolifération des bouteilles plastiques au lac du Salagou

Pour lutter contre la prolifération des bouteilles plastiques au lac du Salagou, l'entreprise héraultaise Chemdoc Water&Solutionsa conçu un système d'épuration innovant !
Alimentée à 100% par de l'énergie solaire photovoltaïque, une borne à eau automatique permet de rendre potable l'eau du lac.
Cette solution, retenue par les citoyens dans le cadre du budget participatif « Montagnes d’Occitanie, terres de vie et d’innovation », sera mise en œuvre dès l'été 2021 https://www.laregion.fr/Vos-projets-construisent-la...
 
 
Pixabay Salagou

Un chasseur doit ouvrir le coffre de son véhicule aux inspecteurs de l'environnement

Les inspecteurs de l'environnement affectés à l'Office national de la chasse et de la faune sauvage (ONCFS), devenu l'Office français de la biodiversité, peuvent, sans l'accord de son occupant, se faire ouvrir le coffre d'un véhicule qui n'est pas à usage professionnel et qui ne constitue pas un domicile. C'est ce que vient de rappeler la chambre criminelle de la Cour de cassation dans un arrêt du 5 janvier 2021.

Le véhicule d'un chasseur surpris en train de braconner la nuit est contrôlé par les agents de l'ONCFS. Ils constatent dans le coffre de sa voiture la présence d'une carabine chargée en dehors de sa housse. Le tribunal correctionnel condamne le chasseur pour chasse non autorisée en réunion de nuit avec usage d'un véhicule et port d'arme. La Cour d'appel confirme cette décision ce qui amène le chasseur condamné à se pourvoir en cassation.

La Cour de cassation rejette le pourvoi. La fouille du véhicule qui n'est pas un domicile et qui ne sert pas à l'activité professionnelle ne nécessite pas l'autorisation préalable du procureur de la République. Les inspecteurs de l'environnement disposent de pouvoirs de police judiciaire : ils n'ont donc pas à faire appel à un officier de police judiciaire pour la réaliser dans les règles.

 

Indépendance des travaux et transparence des données sur la qualité de l’air : Thierry Suaud, Président d’Atmo Occitanie, prend la parole

La qualité de l’air est au coeur des interrogations et des préoccupations des citoyens ; elle est aussi régulièrement au coeur des discussions en période pré-électorale. C’est dans ce contexte que Thierry Suaud, président d’Atmo Occitanie, rappelle les missions et les principaux outils mis à disposition de tous par l’Association Agréée de Surveillance de la Qualité de l’Air.
Les données d’Atmo Occitanie sont-elles accessibles au public ?


Thierry Suaud : Depuis 2018, tenant compte des attentes citoyennes légitimes de disposer de données brutes relatives à la qualité de l’air, Atmo Occitanie met à disposition sur son open-data une quarantaine de flux de données.
Le seul jeu des données de mesures horaires sur 30 jours représente 200 000 lignes. Sur une année 300 000 requêtes ont été effectuées sur ces données. Elles sont connues, appréciées et utilisées !
Mesures en temps réel, historique de l’indice qualité de l’air, historique des alertes, inventaire des émissions1, cartes de modélisation urbaines et régionales, ou encore données d’exposition de la population... Toutes ces données sont récupérables en flux, en tableaux, au format SIG2, et à la disposition de tous.


Pour en savoir plus : l’open-data Atmo Occitanie : https://data-atmo-occitanie.opendata.arcgis.com/
Toutes les données que nous publions sur l’open-data font l’objet d’une valorisation à travers les rapports et publications d’Atmo Occitanie.
Chaque convention de partenariat d’Atmo Occitanie prévoit dans son premier article que « L’ensemble des données et résultats d’études d’ATMO Occitanie est rendu public et utilisable par le partenaire ».

En 2020, Atmo Occitanie a valorisé les résultats de ses travaux à travers :


- plus de 180 publications mises à disposition sur le site internet, que ce soit rapports d’études, bilans, bulletins d’information ou communiqués de presse ; au total, 12 500 téléchargements ont été effectués sur ces ressources ;
- huit communiqués de presse, trois conférences de presse, près de 90 demandes reçues, et près de 200 sujets dans lesquels Atmo Occitanie est cité dans des médias locaux et nationaux.
Pour en savoir plus sur les publications d’Atmo Occitanie : https://www.atmo-occitanie.org/ressources

 

Les citoyens ont désormais la possibilité de s’équiper en capteurs pour mesurer la pollution de l’air. Qu’en pensez-vous ?
Thierry Suaud :

Tout comme les mini-stations météo dont chacun a pu se doter il y a quelques années, les micro-capteurs permettent de sensibiliser les citoyens à la pollution atmosphérique en visualisant l’évolution des concentrations de quelques polluants dans son foyer, dans son véhicule, dans son environnement.
La sensibilité, la répétabilité, et la fiabilité de ces outils ne permettent pas, à ce stade, un usage professionnel avec les niveaux de précision requis par les autorités françaises ou européennes.
Il est important de rappeler que pour protéger les personnes les plus sensibles, au-delà de l’observation, il faut prévoir la qualité de l’air. C’est ce que fait Atmo Occitanie. A l’instar des prévisions météorologiques, un indice qualité de l’air caractérise de façon synthétique la qualité de l’air prévue à J et J+1 et propose à chacun d’adapter son comportement en conséquence. Cet indice est évalué où que vous habitiez en Occitanie, pour chacune des communes de la région, une prévision quotidienne est disponible gratuitement.


Pour en savoir plus sur les prévisions de la qualité de l’air et l’indice qualité de l’air : https://www.atmo-occitanie.org/sites/default/files/publications/2020-12/Nouvel_indice%20ATMO_finale_BD_0.pdf

Comment assurez-vous la fiabilité et l’impartialité des travaux d’Atmo Occitanie ?
Thierry Suaud :

 

Atmo Occitanie est l’association agréée pour la surveillance de la qualité de l’air en région pour :
- surveiller 24h/24 et prévoir la qualité de l’air au quotidien sur toute l’Occitanie pour le jour même et le lendemain ;

- Informer au quotidien et en cas d’épisode de pollution les citoyens, les médias, les autorités et les collectivités ;

- Accompagner les décideurs, acteurs locaux : les évaluations menées sont mises en place afin d’améliorer les connaissances sur la qualité de l’air localement et en région.


La gouvernance d’Atmo Occitanie est constituée d’un conseil d’administration, composé de quatre collèges : représentants de l’Etat, des collectivités, des acteurs économiques, des associations et personnes qualifiées, garantissant à Atmo Occitanie l’autonomie et l’impartialité du travail des équipes. Les quatre collèges, présents à parité, assurent une transparence des données produites.
Les travaux d’Atmo Occitanie sont expertisés et audités par le Laboratoire Central de Surveillance de la Qualité de l’Air, qui est le référent technique national du Ministère, et qui regroupe au sein d’un Groupement d’Intérêt Scientifique :


 Le Laboratoire National de métrologie et d’Essai (dont la mission est de garantir la traçabilité des mesures au plus haut niveau, diffuser le savoir et développer les références de demain)
 l’école des Mines de Douai,
 l’INERIS : l’Institut National de l'Environnement Industriel et des risques qui est bien connu de nos partenaires industriels.


Au-delà de sa gouvernance partagée, l’indépendance et la transparence d’Atmo Occitanie sont assurées par la diversité de ses financements. Ce sont plus de 99 partenaires qui contribuent au fonctionnement d’Atmo Occitanie à travers des conventions pluriannuelles.
Cette gouvernance partagée découle directement des orientations fixées par la loi LAURE, la loi sur l’air et l’utilisation rationnelle de l’énergie du 30 décembre 1996. 3 La loi LAURE avait notamment pour objectifs de doter le territoire de structures indépendantes et de structures transparentes.

Pour en savoir plus, www.atmo-occitanie.org
3 Article L221-3 de la loi LAURE :

« Dans chaque région, et dans la collectivité territoriale de Corse, l'Etat confie la mise en oeuvre de la surveillance prévue à l'article L. 221-2 à un organisme agréé pour un ou des paramètres donnés de la qualité de l'air. Celui-ci associe, de façon équilibrée, des représentants de l'Etat et de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie, des collectivités territoriales et leurs groupements, des représentants des diverses activités contribuant à l'émission des substances surveillées, des associations de protection de l'environnement agréées au titre de l'article L. 141-1, des associations agréées de consommateurs et, le cas échéant, faisant partie du même collège que les associations, des personnalités qualifiées. »

https://www.legifrance.gouv.fr/affichCodeArticle.do;jsessionid=BE820C5E41CFEF336232B38887ED2B3C.tplgfr37s_3?idArticle=LEGIARTI000022495529&cidTexte=LEGITEXT000006074220&dateTexte=20180904

AQUA DOMITIA AVANCE

Le programme Aqua Domitia est porté par la Région Occitanie / Pyrénées-Méditerranée, qui en a confié la réalisation à BRL, concessionnaire du Réseau Hydraulique Régional.

Ce programme s'inscrit pleinement dans la stratégie d'adaptation au changement climatique de la Région et dans son Plan d’intervention de gestion intégrée de l’eau. Il apporte des ressources en eau sécurisées, renouvelables, pour accompagner le développement économique des territoires tout en allégeant la pression sur les milieux aquatiques les plus fragiles (plus de 8 millions de m3, issues du Rhône ou de la réserve de Jouarres, vont  se substituer à des prélèvements dans des ressources locales en tension).

Ces nouvelles ressources, d'une capacité volontairement limitée (2,5 m3/s au maximum) s'inscrivent dans une logique d'économie d'eau intégrant une réduction des consommations individuelles et une amélioration de l'efficience des réseaux. Elles contribuent à une sécurisation durable des besoins en eau entre Montpellier et Narbonne et facilitent le partage des ressources (appui à la mise en oeuvre de 5 Plans de Gestion des Ressources en Eau (PRGE): Hérault, Orb, Astien, Thau et Basse Vallée de l'Aude).

Le programme Aqua Domitia complète le Réseau Hydraulique Régional et sécurise l'alimentation d'une centaine de communes supplémentaires, grâce à un maillage des réseaux alimentés par le Rhône avec ceux alimentés par l’Orbl’Hérault ou l’Aude. Cet aménagement progressif est mis en oeuvre Maillon par Maillon, au rytme des besoins des territoires.

Sa 1ère phase s'est achevée en 2016. Elle sécurise les besoins en eau potable d'une grande partie du littoral, grâce aux Maillons Sud Montpellier et Littoral Audois, et assure la desserte de plus de 2000 nouveaux ha irrigués, mis en eau grâce aux 1ères tranches des Maillons Biterrois et Nord Gardiole.

La jonction entre ces deux Maillons centraux (Nord Gardiole et Biterrois) doit se faire en 2021, dans le cadre de la deuxième phase du programme. Elle va permettre, avec la 1ère tranche du Maillon Minervois alimentée grâce à la réserve de Jouarres, de favoriser l'irrigation de près de 4000 ha supplémentaires.
 

La Région Occitanie / Pyrénées -Méditerranée est le principal financeur du programme. Un co-financement est également apporté par BRL ainsi que par d'autres partenaires, en fonction des enjeux territoriaux de chaque Maillon: Département de l'Aude, Agence de l'Eau Rhône-Méditerranée-CorseDépartement de l'Hérault, grandes agglomerations comme Béziers Méditerranée, Montpellier Méditerranée Métropôle, Sète Agglopôle, Hérault Méditerranée, Syndicat du Bas Languedoc, Communautés de communes...

                                                  Présentation du projet Aqua Domitia 

A télécharger  La Synthèse du dossier du maître d’ouvrage (4,81MB) 
 Le dossier du maître d’ouvrage (13,29MB) 
 La plaquette présentant les décisions de la Région Languedoc-Roussillon et de BRL


Les travaux  engagés actuellement vont permettre d'assurer la jonction entre ces deux Maillons centraux, pour que l'eau du Rhône desserve le Biterrois avant la fin d’année 2021.

Les enjeux sont multiples : préservation du fleuve Hérault et  de la nappe astienne, sécurisation des besoins en eau des populations et développement des activités agricoles et touristiques, sans augmenter les prélèvements dans les ressources en eau locales.
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Ainsi, au terme des 16 mois de travaux, plus de 24 km de canalisations supplémentaires, principalement en diamètre de 1000 mm, pour la tranche 3, seront posés. Ces travaux accompagnent l’adaptation du territoire au changement climatique, en conjuguant d’une part des économies d’eau et d’autre part la sécurisant de la culture de la vigne avec une irrigation raisonnée sur une superficie de près de 3000 hectares sur un espace entre Poussan et Servian.

A Poussan les travaux effectués par BRL avancent maintenant rapidement. Deux chantiers mobiles d'enfouissement des tuyaux sont à l'oeuvre. Le 1er est en ce début février 2021 au niveau du chemin de Clermont tout proche de l'agglomération, tandis que le second, plus à l'ouest, se situe entre la zone des "Trois Lacs" et la carrière de Poussan.
 

Les chiffres clés pour les communes concernées par les travaux :
 
Le projet Aqua Domitia est un projet global composé de six maillons. La longueur totale des maillons représente environ 140 km de conduites enterrées, pour limiter l’impact sur le paysage et sur l’environnement. La capacité maximale de débit est de 2,5 m3 /s. Les diamètres des conduites sont essentiellement de 1000 mm, elles pourront s’échelonner entre 500 mm et 1200 mm, selon les maillons.

La Région Occitanie est le propriétaire du Réseau Hydraulique Régional et le porteur du programme Aqua Domitia. BRL est le concessionnaire du RHR, et le maître d’ouvrage du projet Aqua Domitia.

Ce programme représente un budget global de 220 millions d’euros avec un financement principalement apporté par la Région et BRL. D’autres partenaires participent au financement en fonction des enjeux territoriaux de chaque Maillon : Département de l'Hérault, Département de l'Aude, Agence de l'Eau Rhône-Méditerranée-Corse, agglomérations de Béziers Méditerranée, Sète Agglopole, Hérault Méditerranée, ainsi que Montpellier Méditerranée Métropole et le Syndicat du Bas Languedoc...

Les réseaux d’irrigation agricoles raccordés à Aqua Domitia bénéficient également de financements de l’Union Européenne.brlIMG_20210201_172134

 

Pourquoi protéger les zones humides ?

Le 2 février, c'est la journée mondiale des zones humides.

50 % des zones humides ont disparu en France au cours du XXème siècle. Elles sont pourtant essentielles au bon fonctionnement des territoires.

Pourvoyeuses d’eau pour les nappes souterraines, les zones humides s’avèrent être aussi une protection essentielle face aux changements climatiques.

« Elles servent à stocker et à filtrer les eaux de surface qui vont alimenter les nappes phréatiques d’où nous tirons l’eau que nous consommons », résume Yann Morvan, responsable biodiversité et espaces naturels du Département. « Elles jouent un rôle épuratoire pour de nombreux rejets dus à l’activité humaine et atténuent les crues comme des éponges » ajoute-t-il.

Ces espaces accueillent également une grande biodiversité : 50 % des espèces d’oiseaux et 100% des amphibiens y habitent.

 

 

Les zones humides sont diverses…
- Des marais, des marais salants
- Des lagunes
- Des prairies humides
- Des bras morts de rivières
- Des forêts alluviales
- Des mares
- Des lacs d’altitude
- Des tourbières
- …

En savoir plus : https://herault.fr/299-les-espaces-naturels.htm

Pour une alimentation saine et responsable en Occitanie

L’alimentation est une clé essentielle pour construire un modèle plus juste et durable. Circuits-courts, solidarité alimentaire, soutien des agriculteurs… La Région accompagne la nécessaire transformation de nos modes de vie.

Légumes, Couteau, Paprika

 

 Pixabay

De la production des aliments jusqu’à leur consommation, notre alimentation contribue au réchauffement climatique. Elle représente un quart des émissions de gaz à effet de serre en France [1]. Pour inverser cette tendance et trouver un juste équilibre, nous devons révolutionner notre modèle de développement. C’est un des objectifs du "Pacte Vert pour un Green New Deal en Occitanie" et du plan "Alimentation" qui en découle. Il vient compléter les actions déjà engagées pour aller dans le sens d’une alimentation saine, d’une agriculture responsable et d’une autonomie alimentaire en Occitanie.

Des produits locaux et des circuits courts

Promouvoir les produits locaux, issus de notre terroir, et organiser les circuits courts, c’est permettre à tous de profiter de produits de qualité. C’est offrir aux exploitants une opportunité de vivre de leur travail. Que ce soit à travers la marque Sud de France ou via la plateforme "Tous Occitariens", la Région valorise le travail des producteurs et le fait connaître au plus grand nombre. Elle prépare également un dispositif afin de soutenir les projets de commercialisation en circuits courts.

L’opération "Bien manger pour tous" lancée par la Région en mai 2020 permet aux personnes les plus en difficultés de bénéficier de produits frais et locaux. Elle aide également les producteurs à écouler leurs stocks invendus. Plus de 450 tonnes de denrées ont ainsi été distribuées via les associations d’aide alimentaire dans tous les départements d’Occitanie.
 

Apprendre à bien manger

Atteindre dans les cantines des lycées, 40% de produits de proximité et de qualité, dont la moitié en bio ? C’est l’objectif de la Région avec "L’Occitanie dans mon assiette". Cette action est renforcée par "Occit’Alim", la place de marché en ligne qui permet aux restaurations collectives d’Occitanie de se fournir plus facilement en produits locaux, de qualité et bio. La Région soutient également les collectivités pour la création et l’adaptation de cuisines scolaires privilégiant les produits de proximité et bio, et réduisant les emballages et le gaspillage.

La Région met en place des actions pour sensibiliser, éduquer et permettre à chacun d’être acteur de son alimentation. C’est notamment le but du budget participatif "Vos solutions pour une alimentation durable" qui aide les citoyens à mettre en place leurs projets. Les grands événements régionaux que sont REGAL et le Printemps de l’Alimentation Durable y participent également. Ils proposent notamment de nombreux ateliers pour sensibiliser les enfants et en faire de futurs gourmets avertis.

Construire l’avenir de l’agriculture

L’Occitanie est la 1ère région en surfaces certifiées bio

Parce que mieux produire permet de mieux manger, la Région accompagne les agriculteurs dans le changement de leurs pratiques. Une attention particulière est portée à l’agriculture biologique et responsable, notamment à travers le plan Bi’O. La Région soutient les agriculteurs dans leur transition agro-écologique et elle accompagne des projets leur permettant de s’adapter au changement climatique (variétés résistantes à la sécheresse, agroforesterie, projets économes en eau…). Elle s’est également engagée à limiter puis éliminer les pesticides contenant des perturbateurs endocriniens [2].

Dans un contexte de crise agricole persistant, la Région participe au renouvellement des générations. Via son "Pass pour l’installation et la transmission", elle renforce l’attractivité de la création et la reprise d’activités agricoles.

Un plan "protéines végétales"

Soja, pois chiche, lentille… L’Occitanie est parmi les premières régions de France pour la production de protéines végétales. Ces cultures respectueuses de l’environnement sont rentables pour les agriculteurs. La Région lance un plan pour valoriser les légumineuses produites en Occitanie. Il se focalise sur trois objectifs : atteindre l’autonomie protéique en 2040, ne plus importer de soja OGM via les ports régionaux d’ici fin 2027 et augmenter la surface agricole en passant de 8% à 20% d’ici 2030.

Sète - 17ème et dernière Dépollution par Wings of the Océan et des volontaires ce dimanche

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Wings of the Ocean était au Môle Saint Louis pour une opération de dépollution...

 
Ce dimanche 31 janvier 2021 à partir de 14 h 30 avait lieu la 17ème et dernière action de dépollution par l'équipage aux côtés de quelques Sétois qui avaient répondu à leur appel.
Les membres Wings of the Océan remercient tous ceux qui tout au long de cette longue escale les ont aidés et accompagnés. Bénévoles, des associations comme les Gardiens de Thau, commerçants, partenaires privés et publics...
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Sur la jetée certains stands présentaient aux passants, afin de les sensibiliser, quels étaient les méfaits de cette pollution qui petit à petit envahit la Méditerranée, comment essayer de l'éviter et surtout comment, dans la mesure du possible, essayer de renverser la barre pour préserver notre avenir environnemental.
Le travail sera long, mais ils sont déjà nombreux à s'investir pour faire en sorte que les mentalités changent tout en agissant sur le terrain.

L'équipage du Kraken, à quai dans la ville de Sète depuis bientôt deux mois, sera bientôt sur le départ ! Avec leu grand voilier, le KRAKEN, direction Madère puis les Canaries.
A savoir :

Wings of the Ocean est une association à but non lucratif fondée en 2018 effectuant des dépollutions océaniques en mer, sur les littoraux et de façon décentralisée sur le territoire français et européen.

 Son équipage effectue des actions de sensibilisation aux questions de la pollution plastique et encourageons avec tous les moyens à notre disposition le mode de vie zéro-déchet ainsi que toute action permettant d’éviter la consommation de plastique pour les particuliers et les entreprises.

 Pour eux, la dépollution est une façon de réparer les dommages causés par l’homme sur son environnement en s’attaquant aux conséquences autant qu’aux causes de la systémique de pollution humaine. Ramasser un déchet, sensibiliser les populations au zéro déchet, aiguiller les entreprises vers de nouvelles techniques de l’environnement, militer pour un monde plus juste envers le vivant sont autant de façons de dépolluer notre environnement en aval ou en amont.

 

Il est possible de s’engager en adhérant à l’association, en rejoignant le Kraken sur ses missions, en organisant des actions chez soi, ou tout simplement en faisant une donation à l’association.

Leur site : https://www.wingsoftheocean.com/

Mise en place du comité opérationnel “Territoires Pilotes de Sobriété Foncière”

Sète Agglopôle Méditerranée, la Ville de Sète et le Syndicat Mixte du Bassin de Thau ont été retenus, le 16 décembre dernier, pour faire partie des 7 premiers “Territoires Pilotes de Sobriété Foncière”. 

 Le territoire de l’Agglopôle est donc pionnier de cette démarche expérimentale nationale qui s’attachera à démontrer la compatibilité entre développement urbain et sobriété foncière.

 Dans ce cadre, Rollon Mouchel-Blaisot, Préfet, Directeur du programme national “Action Cœur de Ville”, chargé du pilotage interministériel ORT ((opérations de revitalisation de territoire) a rencontré François Commeinhes, Maire de Sète, Président de Sète Agglopôle Méditerranée et Yves Michel, Président du Syndicat Mixte du Bassin de Thau, lors d’un déplacement  sur le territoire de l’Agglopôle, ce vendredi 29 janvier 2021.

 Cette journée d’échanges et de travail avec les élus et les acteurs locaux a été l’occasion d’installer la démarche et de mettre en place le comité opérationnel.

Francois Commeinhes, Yves Michel et Loïc Linares, Vice-Président délégué à la transition écologique,  étaient particulièrement heureux de l'accueillir aujourd’hui dans les locaux de Sète agglopôle méditerranée face au Mont Saint-Clair où ils étaient le matin, pour la première réunion consacrée à la sobriété foncière, sujet sur lequel l'agglomération a été désignée parmi les 7 territoires pilotes à l’échelle nationale, et le seul dans notre région.

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 L’ensemble des élus se félicitent de cette annonce, survenue en décembre dernier, et qui acte une double reconnaissance.

 A ce sujet François Commeinhes,Maire de Sète et Président de Sète Agglopôle, précisait :

" C'est une reconnaissance, d’abord, du caractère éminemment attractif de notre territoire, qui se développe toujours plus années après années. Il faut dire que les arguments ne manquent pas tant le cadre de vie est exceptionnel, entre mer et vignobles, entre lagune et Gardiole.

Reconnaissance, ensuite, des efforts entrepris ces dernières années en matière d’aménagement du territoire. Puisque cette attractivité grandissante, si l’on ne peut que s’en féliciter, nous oblige à une responsabilité collective.
 
La forte pression démographique qui pèse sur nos communes, le renforcement de notre attrait touristique, l’accroissement de nos activités économiques sont, en effet, autant de données qui nous contraignent à adopter une politique de développement raisonnée, conciliant développement socio-économique et protection durable de l’environnement.
 
Cette prise en compte de l’environnement qui nous entoure, elle est essentielle tant notre territoire est diversifié dans ses composantes. Plus de 10.000 hectares de terrains agricoles, plus de 10.000 hectares de forêts et milieux semi naturel, plus de 9.000 hectares de surface en eau… 82% de Sète agglopôle méditerranée est préservé de toute artificialisation, et nous nous en félicitons.
 
Mais la conséquence immédiate, c’est que nous devons composer, concilier attractivité et sobriété, pour faire face à cette croissance démographique en augmentation constante, avec seulement 7.000 hectares artificialisés, sans possibilité d’étalement urbain supplémentaire, comme inscrit dans notre Scot de transition écologique, qui prévoit l’urbanisation dans le tissu urbain existant et l’intensification des fonctions urbaines sur les fonciers mobilisables.
 
Objectif ambitieux et équation complexe, pour lesquels je sais pouvoir compter, aux côtés de la Ville de Sète et du SMBT, sur la Région Occitanie, sur l’EPF, sur l’Etat, et sur l’ensemble de ses services déconcentrés pour nous accompagner dans les opérations que nous mettrons en œuvre pour l’atteindre.
 
Les opportunités ne manquent pas, notamment au sein de ce que nous avons coutume d’appeler le « Triangle urbain central » de notre agglo : je pense à la reconversion du site Mobil à Frontignan, à la raffinerie du Midi en bordure d’étang à Balaruc-les-Bains, à la reconquête des sites Flexys et Timac agro à Sète, dossier sur lequel nous sommes en discussions poussées avec la direction du groupe. A la ZAC entrée est, également, qui verra l’émergence d’un nouveau quartier à proximité du centre-ville…
Ou encore au programme « Petites villes de demain », que nous abordions ce matin en préfecture avec Yves Michel pour nos 2 communes sélectionnées, qui intègre parmi ses critères principaux la sobriété des aménagements envisagés, comme les contrats de relance et transition énergétique en cours d’élaboration.
 
Je pense aussi aux opérations de rénovations urbaines liées au programme Action cœur de ville sur notre territoire - dont je remercie le directeur national de nous honorer de sa présence aujourd’hui - opérations qui permettent une meilleure réhabilitation des logements, et donc une meilleure maitrise de notre foncier. Ou encore, comme nous le faisons à Sète, aux actions de nature en ville que constituent les îlots de fraicheur, jardins partagés ou désimperméabilisation.
 
Toutes ces opérations poursuivent le même but : atteindre le zéro artificialisation nette, car les espaces non urbanisés sont l’un des facteurs principaux d’attractivité de Sète agglopôle Méditerranée.
 
Vous le savez, notre territoire est pleinement reconnu pour son rôle de précurseur dans la gestion de la ressource en eau pilotée par le SMBT, dans la gestion des risques naturels et industriels, et se veut être un modèle suivi par de nombreuses autres collectivités.
 
Faisons donc collectivement en sorte que notre territoire devienne, dans les années à venir, un référentiel à suivre en matière de sobriété foncière à l’échelle nationale, grâce notamment à la mise en place d’un observatoire de l’artificialisation et la désartificialisation.
 
Je compte sur l’aide apporté par ce dispositif pilote pour nous donner les moyens de nos ambitions, en abordant tous ces enjeux de manière programmatique et opérationnelle."

 

Monsieur le Préfet s'exprimait alors...

 

 

Dans le prolongement de la dynamique lancée par le programme national Action Cœur de Ville (notamment avec « Réinventons nos cœurs de ville »), la démarche vise à définir des méthodes et des outils de sobriété foncière pour les territoires volontaires.

Il s'agit de :  questionner l'usage des sols comme bien commun et ressource limitée, leur consommation pour l'urbanisation, leur valeur financière, agricole, paysagère ;

tester in situ, avec les acteurs locaux et en mobilisant les opérateurs adéquats, des stratégies "zéro artificialisation nette" adaptées à ces territoires ; 

démontrer la possibilité ou les limites de l'intensification des usages et des fonctions urbaines mais également du recyclage foncier et immobilier, afin de construire une ville plus attractive à l'aune des enjeux climatiques et environnementaux, économiques, sociaux et sanitaires.

 Cette démarche expérimentale est menée dans un premier temps dans les sept territoires identifiés en décembre 2020 parmi les 25 ayant déposé une candidature éligible. Elle s'adaptera au contexte particulier de chacun. Les sept premiers lauréats sont les suivants :

  •  Poitiers / Grand Poitiers Communauté urbaine (GPCU) - Nouvelle Aquitaine 
  • Epernay / Epernay Agglomération Champagne - Grand Est 
  • Sète / Sète Agglopôle Méditerranée (SAM) - Occitanie 
  • Dreux / Agglomération du Pays de Dreux - Centre-Val de Loire 
  • Maubeuge / Agglomération Maubeuge - Val de Sambre - Hauts-de-France 
  • Draguignan / Dracénie Provence Verdon agglomération - Provence Alpes Côte d’Azur 
  • Louviers / Agglomération Seine-Eure - Normandie

Dès la fin du mois de janvier et jusque début février 2021, le directeur du programme national Action Cœur de Ville, Rollon Mouchel-Blaisot et la secrétaire permanente du Plan Urbanisme Architecture et Construction, Hélène Peskine, se rendent dans les 7 territoires pour y installer localement la démarche et échanger avec les élus et acteurs locaux.

  • Phase 0, début 2021, Organiser de la démarche : mobilisation locale, réunion de lancement de la démarche en présence des instances nationales, démarrage formel de l'expérimentation et identification / recrutement des Assistances à Maîtrise d'Ouvrage locales. 
  • Phase 1, jusqu'à fin 2021, Révéler les potentiels : repérage exhaustif des potentiels fonciers et immobiliers mobilisables à l'échelle de l'Établissement Public de Coopération Intercommunale et choix de sites de projets démonstrateurs. 
  • Phase 2, jusqu'à mi-2022, Expérimenter en réalisant des projets démonstrateurs repérés en phase 1. 
  • Phase 3, en continu, Évaluer et capitaliser les actions de la démarche : dialogue entre les territoires, suivi national et montée en généralité.

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Cette démarche est pilotée par le directeur du programme national Action Cœur de Ville, avec la Direction Générale de l’Aménagement du Logement et de la Nature (Direction de l'Habitat, de l'Urbanisme et des Paysages / Sous-direction de l'Aménagement Durable) et le Plan Urbanisme Construction et Architecture qui en assurera la conduite opérationnelle.

Elle s'appuie sur : Un comité national d'orientation Il assurera le suivi de cette démarche expérimentale et associera de nombreux partenaires et réseaux :  Banque des Territoires, Action Logement, Agence Nationale de l’habitat ; Ministère de la Culture,  Cité de l’Architecture et du Patrimoine,  CEREMA,  ADEME,  Etablissements publics fonciers,  Villes de France, Val’hor, Conseils d'Architecture, d'Urbanisme et de l'Environnement, Fédération Nationale des Agences d'Urbanisme, Conseil national de l'Ordre des Architectes, réseau des paysagistes, des personnalités qualifiées dans le domaine de l’urbanisme, l’architecture, du commerce, etc. 

Une équipe de coordination réunissant le Plan Urbanisme Construction et Architecture, la Direction Générale de l’Aménagement du Logement et de la Nature (Direction de l'Habitat, de l'Urbanisme et des Paysages / sous-direction de l'Aménagement Durable), l'Agence Nationale de Cohésion des Territoires (direction nationale Action Cœur de Ville) et l'Assistance à Maîtrise d'Ouvrage nationale (agence dixit.net) assure le suivi permanent de la démarche et l'accompagnement des territoires.

 

En ce qui concerne le territoire de Sète Agglopôle :

Au travers de sa participation  le territoire de Thau souhaite répondre à différents enjeux :

"Avec un contexte territorial favorable à l’engagement dans une démarche TPSF l’attractivité des territoires littoraux est une réalité. Sur le Bassin de Thau, la qualité du cadre de vie, la diversité des paysages, l’importance des espaces non urbanisés constituent autant de facteurs d’attractivité. Due à la qualité du territoire, elle est accentuée par son accessibilité et par l’influence très forte de la métropole régionale montpelliéraine toute proche, qui connaît un dynamisme important depuis plus de 20 ans. Le Bassin de Thau, en conjuguant les effets de l’héliotropisme et l’extension de l’agglomération Montpelliéraine, a connu une très forte croissance démographique. En moins de 30 ans, la population du territoire s’est accrue de 46% (entre 1982 et 2009). Le territoire de Thau a connu une des expansions les plus fortes enregistrées sur le littoral méditerranéen français. Cette forte croissance a été corrélée à une importante consommation d’espace, le rythme de consommation annuelle a été de 60 hectares par an entre 1995 et 2009, associé à des formes urbaines favorisant l’étalement urbain."

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Hors, Ce mode de développement a été fortement remis en cause durant l’élaboration d’un premier SCOT sur le territoire de Thau. Les réflexions menées durant cette procédure ont permis de définir un projet qui met un réel coup de frein à la consommation excessive du foncier et permet d’envisager un développement urbain plus qualitatif. Priorité au réinvestissement urbain : réutilisation des friches, mobilisation des logements vacants, intensités résidentielles différenciées… sont autant de dispositions qui ont été déclinées dans le 1er SCOT du Bassin de Thau.

 

Cette modification profonde des logiques d’aménagement a en ligne de mire un objectif de diminution du rythme de consommation d’espace de 50% à l’horizon 2030, confirmant le choix des élus de tendre vers une exigence environnementale. Un bilan du SCOT, mené sur la période 2009-2017, a démontré que les efforts engagés par le territoire dans ces objectifs ambitieux, commencent à porter leurs fruits. En effet, le rythme de consommation foncière est aujourd’hui de 34 ha par an (soit une diminution de 26 ha par an), l’urbanisation se fait aujourd’hui prioritairement dans le tissu urbain existant et permettant une préservation renforcée des espaces naturels et agricoles.

Fiche d’identité de Sète Agglopôle Méditerranée :

- 14 communes - 125 000 habitants -

Ville centre dans un contexte de quasi insularité de 45 000 habitants

- 35 km de façade maritime -

1 lagune de 7 500ha - 6 853ha d’espaces artificialisés, soit 18,4% du territoire e

Une première étape a donc été franchie. Cependant le territoire souhaite confirmer cette trajectoire vertueuse. Cela se traduit par plusieurs engagements, notamment la signature d’un CTE sur le Bassin de Thau et le lancement de la révision du SCOT. Ce CTE, qui a été signé en février 2020, aura pour vocation à contribuer à la traduction à l’échelle locale, de l’ambition écologique que la France s’est fixée aux niveaux national et international.

 

L’objectif est d’accompagner la réalisation de projets concrets contribuant à la mutation écologique et économique de du territoire de Thau et de constituer un réseau de collectivités et établissements publics engagés dans la transition écologique qui jouent le rôle de démonstrateurs. Les 3 orientations stratégiques retenues pour le CTE sont les suivantes :

 Orientation 1 : Un aménagement résilient et durable pour engager le territoire dans la transition écologique,

Orientation 2 : Une économie globale et innovante capable de s’adapter aux effets du changement climatique, 

Orientation 3 : Une gestion environnementale équilibrée pour protéger la biodiversité et les usages

 

Le CTE comprend également une orientation transversale sur la gouvernance du contrat, construite autour de 3 volets transversaux : - un volet innovation, construit autour d’une plateforme d’innovation (Lab Thau), - un volet participatif, - un volet évaluation. La révision du SCOT, à quand-à elle, pour but de faire de ce schéma supra-communal, un « SCOT de Transition Ecologique » et ainsi du Bassin de Thau un véritable territoire durable et résilient. Cette procédure devra permettre de relever les nombreux défis écologiques majeurs qui s’imposent au territoire. Les effets des changements climatiques ne se jouent pas uniquement à l’échelle planétaire, ils se vivent concrètement et directement sur notre territoire de Thau : érosion du littoral, aggravation de l’aléa submersion marine et de ses impacts sur les infrastructures côtières et portuaires, augmentation des événements pluvieux méditerranéens intenses, augmentation des ruissellements avec le paradoxe de la diminution des précipitations et de l’apport en eau des territoires, posant la question de la disponibilité des ressources en eau, perte de la qualité des sols et de la biodiversité… L’artificialisation est donc au cœur de ces défis.

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Sète Agglopôle précise :

Ainsi le territoire doit aller plus loin dans la sobriété foncière qu’il a déjà amorcée, et engager une réflexion sur l’objectif de « Zéro Artificialisation Nette ».

En conséquence la démarche de « Territoires pilotes de sobriété foncière » permettra de nous donner les moyens de nos ambitions et d’aborder les enjeux de sobriété foncière de manière programmatique et opérationnelle, dans l’esprit de partage de connaissances acquises qui nous anime. Nos spécificités et nos enjeux, sur le Bassin de Thau, nous permettent donc de nous positionner comme un territoire démonstrateur et pilote de la sobriété foncière :

 Un territoire littoral soumis à une forte pression démographique : +1% de croissance annuelle, 

Un bassin versant avec un réceptacle fragile : la lagune de Thau, qui oblige le territoire à une exigence environnementale, 

Une Ville Centre dynamique qui doit accueillir une partie importante du développement du territoire, 

Une approche intégrée de la gestion des zones côtières, 

Une dynamique favorable de diminution du rythme de consommation d’espace déjà engagée : avec une diminution par deux du rythme de consommation d’espace constaté dans le bilan du SCOT (8 ans), 

Un territoire marqué par un passé industriel lié au Port Régional de Sète et par conséquent des gisements fonciers potentiels sur lesquels, il est nécessaire de travailler dans le cadre de la contractualisation Territoires d’industries 

Des risques d’inondations prégnants sur le territoire (débordement de cours d’eau, ruissellement, submersion) : une réduction de la vulnérabilité du territoire qui devra passer par la moindre artificialisation

 Les intentions en termes de sobriété foncière pour le territoire de Thau :

 

L’objectif à terme de Sète Agglopôle Méditerranée et du SMBT est de réussir à atteindre l’objectif du zéro artificialisation nette de son territoire, dans une temporalité réaliste. Mais au sein d’un espace en plein développement, soumis à une forte pression démographique, à un besoin de foncier voué à l’économie, à des risques naturels et à des enjeux de protection de l’environnement, le défi est important et les marges de manœuvres sont réduites. L’objectif de limitation de consommation d’espace et la lutte contre l’étalement urbain ne peut se faire au détriment du nécessaire développement du territoire et sans répondre avant tout aux besoins de la population, en termes de logements, d’emplois ou d’équipements.

 

Il est donc essentiel que des solutions soient proposées pour répondre à cet enjeu qui pourrait être vu comme paradoxal de développement et de sobriété. D’autant que des enjeux de moyen et long terme, à intégrer dès aujourd’hui, tels que le recul stratégique du fait de l’érosion inéluctable du trait de côte, viennent se surajouter. Il est aussi nécessaire de tenir compte des spécificités de ce territoire : - C’est un territoire portuaire, avec des besoins de nouvelles infrastructures du port pour poursuivre son développement. - C’est un territoire de littoral, avec les atouts et les contraintes que cela représente. La mer et la lagune de Thau, espace de biodiversité exceptionnel et fragile, à préserver, impliquant des mesures strictes sur les fonciers au contact de ces espaces et sur l’ensemble du bassin versant, - C’est un territoire agricole, riche en diversité, dont les besoins en foncier sont également à prendre en compte. Les qualités intrinsèques du territoire du Bassin de Thau sont à mettre à profit.

Une des premières étapes à mettre en place pour réussir cette intention de Zéro Artificialisation Nette est d’améliorer les connaissances de l’artificialisation des sols.

Sète Agglopôle précise donc :

"Pour une meilleure appropriation et compréhension par les élus et les populations, la connaissance précise de l’état de consommation du foncier, de son utilisation et de ses évolutions est indispensable. A cette fin, la création d’un observatoire de l’artificialisation et de la désartificialisation des sols doit permettre une mise en perspective les enjeux et grands objectifs au regard de la réalité du foncier existant et de ses possibilités, en repérant les fonciers invisibles. Ce nouvel observatoire pourrait être une des missions confiées à l’AMO. L’intention du territoire sera également de développer et de déployer un outil d’analyse et de prospective foncière orientée vers la résilience littoral. Cet outil intitulé « FonciLitto » doit permettre, à terme, de jouer des scénarios de mobilisation de gisements fonciers en intégrant l’ensemble des enjeux."

 

 "Il faut aussi trouver une alternative à l’étalement urbain passe par concilier un développement divers et important sur un foncier restreint et contraint. Pour cela, il faudra veiller à une intensification des fonctions urbaines sur les fonciers mobilisables qui permette à la fois de répondre à ces besoins de développement, mais qui garantisse la qualité urbaine des nouvelles opérations. Ainsi, la ville de Sète, Sète Agglopôle Méditerranée (SAM) et le SMBT souhaitent interroger les formes urbaines qui seront produites, afin de ne pas opposer frontalement les espaces artificialisés et les espaces désartificialisés, mais en permettant une « densité mixte acceptable », c’est-à-dire équilibré entre logements, transports, commerces, activités et équipements et répondant également à des objectifs de désimperméabilisation ou encore de création d’ilots de fraicheur. La finalité étant de définir une trajectoire de « ZAN » réaliste sur le territoire, à inscrire au SCOT de Transition écologique en cours de révision et déployer tous les outils pour y parvenir."

Une tchatche 2.0 spéciale zones humides à (re)voir

Une tchatche 2.0 spéciale zones humides à (re)voir pour se mettre dans l'ambiance des Journées Mondiales des Zones Humides #JMZH, qui ont lieu chaque année en février ! 
Pour l'occasion, Kimiyo a eu l'honneur d'interviewer Jean Jalbert, directeur général de la Tour du Valat!
 
Tchatche 2.0 : Les zones humides, qu'est-ce que c'est ?