Environnement

Feux De Forêt : préservons la forêt et les espaces naturels grâce aux bons comportements

#FeuxDeForet : préservons la forêt et les espaces naturels grâce aux bons comportements !
 

Après plusieurs semaines de déplacements limités à la proximité de notre domicile, nous sommes nombreux à avoir une forte envie de profiter du grand air et de la nature. Il est cependant essentiel de faire preuve de vigilance sur l’ensemble du territoire national, et d’adopter de bons comportements afin d’éviter les départs de feux.

En effet, chaque été, nos espaces naturels sont durement touchés par les feux : les forêts, les landes, les garrigues, le maquis, les friches, les abords des champs, les bords de route, etc.

En 2019, 15 000 hectares de forêt et de végétation ont brûlé, soit environ 1 fois et demie la superficie de Paris. La moitié de ces Feux De Forêt était due à une imprudence et aurait pu être évitée grâce à quelques gestes simples de prévention et de protection.

Ainsi, près des espaces naturels, il convient de :
      - ne pas faire usage de matériel provoquant des étincelles (débroussailleuse, disqueuse, meuleuse, poste à souder…) ;
      - ne pas jeter de mégot par terre ou par la fenêtre d’un véhicule ;
      - ne pas faire de barbecue près de la végétation ;
      - ne pas stocker de combustibles près des maisons (bois de cheminée, peintures ou solvants, citernes de gaz ou de fuel)
      - respecter les consignes de sécurité et les interdictions d’accès aux espaces forestiers.

Riverains, touristes, randonneurs : restez vigilants ! Lors d’un départ de feu, contactez dans les plus brefs délais les services des pompiers (18) et des urgences (112 ou 114 pour les personnes sourdes ou malentendantes) et abritez-vous dans une habitation.

Ensemble, adoptons les bons comportements afin d’éviter tout départ de feu.
Plus d’informations : feux-foret.gouv.fr

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Installation par Sète agglopôle de trois panneaux pour renseigner les cyclistes sur les temps de trajet entre ses communes

Parmi les initiatives destinées à faciliter la pratique du vélo (électrique ou classique) sur le territoire, l’installation par Sète agglopôle de trois panneaux pour renseigner les cyclistes sur les temps de trajet entre ses communes.
Le premier est implanté au niveau du salon de la voie verte entre Sète et Balaruc, le deuxième est placé à la sortie de Vic la Gardiole (en direction de Frontignan). Et le troisième, à la sortie de Marseillan (en direction de Sète). Les trois se situent le long de l’EuroVélo 8, « route de la Méditerranée », qui relie Cadix en Espagne à Athènes en Grèce sur une distance de 5 900 km.
La version dématérialisée du panneau est accessible sur notre site…où vous trouverez également désormais une carte par commune ==> https://bit.ly/3065yQe
 
 
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Des solutions innovantes de protection littorale intégrées dans l’environnement, une première mondiale technologique pour le littoral

Le développement de solutions innovantes de protection littorale intégrées dans l’environnement, c'est l'objectif de Sète Agglopôle qui veut poursuivre ses efforts pour protéger les plages de son territoire.


Pour lutter contre l’érosion de son littoral, Sète agglopôle méditerranée a entrepris en 2007 un projet de sauvegarde qui a été désigné pilote au niveau européen.

Outre le déplacement de la route permettant à la plage de retrouver sa profondeur et son fonctionnement naturel, cet aménagement comprenait notamment la pose de « boudins » géotextiles immergés afin de freiner la force des vagues avant qu’elles ne déferlent sur la plage.geocopmwxcvbnCapture

Cette solution douce et innovante dont la grande efficacité a été prouvée scientifiquement par une étude du BRGM a permis à la plage de retrouver son étendue initiale, voire de gagner quelques mètres sur la mer.

Actuellement, Sète agglopôle méditerranée innove encore en testant l’expérimentation de la solution géocorail pour constituer une protection naturelle de ces boudins.

Il s'agit de pouvoir assurer une meilleure protection des géocontainers existants, en augmentant leur pérennité face aux agressions des bateaux de plaisance sensés ne pas se pouvoir se trouver sur ce site.

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Mais aussi de pouvoir :

  • Expérimenter des géocontainers de nouvelle génération susceptibles d’être mis en œuvre sur une prolongation de la digue existante.
  • Acquérir des données in situ de performances hydrodynamiques du dispositif.
  • Accroître la biodiversité et les fonctionnalités écologiques de l’ouvrage.

La société géocorail est spécialisée dans les solutions de lutte contre l’érosion du littoral et l’affouillement des ouvrages maritimes.

Elle est désormais implantée sur le port de Mèze où elle fabrique des ouvrages à partir des coquilles d’huîtres issues de la lagune de Thau et traitées par l’usine de valorisation des sous-produits conchylicoles du Mourre Blanc.

(Voir sur Thau-Infos : http://thau-infos.fr/index.php/culture/sciences/107294-les-premiers-prototypes-de-geocorail-un-biomateriau-concu-a-partir-de-dechets-conchylicoles-2    )

Son procédé innovant va être utilisé pour renforcer la solidité des enveloppes géotextiles des boudins afin de les rendre pérennes dans le temps.

Ce projet porté par Sète agglopôle méditerranée sera expérimenté dans le cadre de la plateforme d’innovation territoriale du Syndicat mixte du bassin de Thau, acteur du pôle de croissance bleue de l’agglopôle.

La plateforme d’innovation territoriale se veut un catalyseur de solutions novatrices pour répondre aux enjeux liés au changement climatique, le bassin de Thau a choisi de mettre le cap sur l’innovation. Une ambition reconnue au niveau régional !

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Sélectionné dans le cadre de l’appel à projet Territoires d’Innovation lancé en lien avec le projet Littoral + de la Région Occitanie, le bassin de Thau est en effet appelé à devenir un laboratoire de technologies nouvelles pour les problématiques environnementales.

 

Afin de stimuler et expérimenter des projets en faveur de la transition écologique et de la résilience des territoires littoraux, le Syndicat mixte du bassin de Thau (SMBT) a créé une Plateforme d’innovation territoriale. Celle-ci rassemble scientifiques, collectivités, partenaires publics et privés, usagers et société civile. Gestion de l’eau, adaptation aux risques, nouvelles pratiques agricoles, soutien aux activités halieutique… Son champ d’action est immense.

 

L’expérimentation* qui est réalisée pour améliorer l’efficacité et la résistance des boudins atténuateurs de houles déployés au large du lido entre Sète et Marseillan est l’un des premiers projets inscrits dans cette plateforme d’innovation.

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François Commeinhes, Président de Sète Agglopôle précisait ce jeudi 17 juin 2021 : "Défi passionnant, cette opération, initiée et portée par le service Environnement de l’Agglomération, a progressivement réussi à fédérer un consortium d’entreprises, d’ingénieurs, de chercheurs et de collectivités locales. Par la confrontation d’idées et sur la base d’études techniques pointues, ces différents partenaires, encadrés par un accord de confidentialité, ont su imaginer des solutions pour rendre l’atténuateur plus résilient et plus respectueux de l’environnement et de la biodiversité. Solutions qui vont faire l’objet de tests grandeur nature. Par ailleurs, l’innovation a également porté sur les modalités de financement de cette opération puisque les membres du consortium ont décidé d’investir des fonds propres dans le cadre de cette expérimentation. Inscrit au Contrat de Transition Ecologique (CTE) que pilote le SMBT, l’expérimentation bénéficie d’un affichage au plan national et compte parmi la quinzaine de projets collaboratifs portés localement."

 "Grâce à ses compétences techniques de pointe, ses réseaux nationaux et internationaux, riches d’experts, la plateforme d’innovation  offre en effet un cadre propice à l’invention et à l’expérimentation. Une opportunité pour les entreprises de conforter et tester leurs recherches avant à la commercialisation. Technologies issues du spatial, intelligence artificielle appliquée à l’environnement, énergies nouvelles…  Les défis à relever sont légion."

"Etudiées dans la durée et suivies de près par les services de l’Etat, les expériences émanant de la plateforme d’innovation pourraient confirmer l’intérêt de la technologie pour la protection les littoraux français."

 

*Le projet bénéficie des fonds du PIA3 issus de la candidature Littoral+ de la Région Occitanie, au titre d’un projet d’expérimentation.

Le dispositif Géocorail : qu'en est-il ?
un procédé innovant de lutte contre l’érosion du littoral.

 

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 La solution Géocorail expérimentée dans le cadre de la plateforme d’innovation territoriale est un procédé innovant de lutte contre l’érosion du littoral. Elle aide la mer à fabriquer naturellement une concrétion rocheuse grâce à une réaction électrochimique.

 Concrètement, un support métallique est installé dans un milieu marin et de l’électricité basse tension est injectée dedans. En réaction, le magnésium et le calcium de l’eau de mer et les sédiments présents autour tels que le sable, les coquilles ou les graviers viennent s’agréger sur le support. Cet agglomérat rocheux possède des propriétés mécaniques proches de celles du béton.

 

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Ce procédé offre de nombreuses opportunités dans le milieu des travaux maritimes et une de ces applications est expérimentée actuellement à Sète.

 Les représentants des différentes sociétés impliquées précisaient : "Sète Agglopôle Méditerranée rencontre une problématique avec les atténuateurs de houle placés devant la plage du Lido, entre Sète et Marseillan, pour lutter contre l’érosion du trait de côte. Il s’agit d’un problème partagé par tous les utilisateurs de cette solution de lutte contre l’érosion. En effet, même si ces atténuateurs de houle ont montré leur efficacité en matière de lutte contre l’érosion (une étude scientifique du BRGM sur une dizaine d’années a démontré les effets positifs des dispositifs), leur vulnérabilité a aussi été mise en exergue face aux agressions des plaisanciers en infraction par rapport aux interdictions de navigation dans la zone. En effet, les géotubes sont des ouvrages fragiles. Constitués d’une enveloppe géotextile, ils peuvent se déchirer en raison de chocs provoqués par les quilles des bateaux et ainsi se vider de leur sable s’ils ne sont pas réparés rapidement. Ils perdent ainsi toute leur efficacité et doivent être remplacés ce qui est très onéreux pour le maitre d’ouvrage".

 Géocorail a travaillé sur un moyen de renforcer ces tubes et l’entreprise a développé un géotextile intégrant des fils de métal permettant la conductivité et ainsi la croissance du matériau dessus.

 

 Deux solutions sont expérimentées à Sète.

  • La première solution consiste à polariser un tube en entier pour le recouvrir de Géocorail. Le géotextile sera renforcé sur le dessus du tube qui est la zone la plus souvent déchirée.

 

  • La seconde est un matelas utilisant la technologie Géocorail qui sera posé sur un tube traditionnel.

 

 Pour former le Géocorail il faut de l’électricité, cependant, l’ouvrage étant positionné au large de la côte sans raccordement à terre possible, les deux solutions utiliseront un système d’alimentation électrique autonome. Ce système fonctionne comme une pile avec une cathode qui est le textile conducteur et une anode placée en face.

En moyenne, 5 cm de Géocorail se forment par an. Des plongées seront réalisées régulièrement pour évaluer la croissance du matériau. 

 

Des supports d’anodes déportées éco-construits

Seaboost est une entreprise d’ingénierie écologique spécialisée dans la conception de solutions clé-en-main de restauration de la biodiversité marine.

Forte de près de 10 ans d’existence et d’innovations techniques au service de l’écologie, elle propose un panel de solutions permettant de redynamiser la vie marine tant dans le milieu naturel qu’en zone artificialisée. Les solutions de Seaboost s’étendent des récifs artificiels autonomes à des ouvrages techniques éco-conçus en passant par des modules d’habillages d’ouvrages immergés.

Basées sur le concept du biomimétisme, les solutions sur-mesure reposent sur la reconstitution d’habitats spécifiques, naturels ou artificiels, dans le but de stimuler des fonctionnalités écologiques clés (abris, zone de nurserie, de reproduction, garde-manger…) pour l’équilibre des milieux et/ou le soutien des usages tels que la pêche ou le tourisme.

Le rôle de Seaboost sur ce projet a été d’apporter une expertise technique en matière d’éco-conception d’ouvrages et de fournir des solutions pour promouvoir le développement de la biodiversité sur cet ouvrage innovant de protection côtière.

Ce projet à double enjeu est ainsi directement aligné avec la stratégie de développement de Seaboost : concevoir et développer des solutions opérationnelles de génie écologique marin pour restaurer la biodiversité côtière et accroître la résilience des littoraux à risques par le biais de solutions fondées sur la nature. La lutte contre l’érosion de la biodiversité et l’adaptation aux évolutions climatiques sont les défis du 21 ème siècle. Le développement de solutions efficaces et durables, respectueuses de l’environnement et des écosystèmes est urgent.

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Dans le cadre du projet, la société a fourni deux types de solutions d’éco-conception :

  • Des corps morts formés par des récifs artificiels obtenus en impression 3D béton qui assurent l’accroche des systèmes d’alimentation du procédé Géocorail à côté des géotubes, tout en créant un habitat pour des espèces locales à enjeu et notamment les espèces assurant annuellement des migrations mer-lagune.
  • Un dispositif biomimétique des herbiers qui sera déployé sur et à proximité des corps morts et des géotextiles et portera en particulier des fonctionnalités de nurserie, réduites à l’échelle du littoral Méditerranéen du fait de la régression significative des herbiers de posidonie et l’artificialisation du trait de côte.

Un suivi écologique permettra de quantifier les performances des dispositifs en termes de colonisation et de fonctionnalités écologiques fournies (habitat, zone de nurserie, de reproduction…) et d’évaluer ainsi la plus-value de recourir à des solutions de génie écologique pour la maitrise de l’érosion.

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L'inauguration du Chantier Jeunes d'Implication Locale (CJIL) "COMPOS'TEAM" à Poussan

Peut être une image de 1 personne, position debout et plein airCe jeudi 17 juin au matin a eu lieu l'inauguration du Chantier Jeunes d'Implication Locale (CJIL) "COMPOS'TEAM" à Poussan, avec la présence de M. Le Président de Sète agglopôle, François Commeinhes et Mme la Présidente de la Mission Locale d'Insertion des Jeunes du Bassin de Thau - MLI ainsi que de la Maire de la Ville de Poussan, Madame Florence Sanchez .
 
 
Pour rappel, ce chantier s'inscrit dans le cadre du projet "Booste ton parcours" cofinancé par le Fonds Social Européen. Encadrée par l'ARDAM, cette action a mobilisé 8 jeunes autour de la construction d'un composteur collectif fabriqué à partir de matériaux de récupération.
 
Ce composteur sera à la disposition des habitants  de la commune. Peut être une image de 9 personnes, personnes debout et plein air
Photo MLI

L’éco-citoyenneté n’attend pas le nombre des années.

 
 
En témoigne le Projet d’Aire Terrestre Educative (ATE) mené par l’école ML Dumas à Marseillan.
 
Durant plusieurs mois et sous la houlette de l’Adena, des élèves de CM1 et CM2 ont étudié la flore, la faune et les usages sur l’espace naturel du Boudas. Un état des lieux, assorti de préconisations pour préserver le site, a été présenté le 15 juin dernier.
 
Conviée à cette restitution, Sonia Séjourné, chargée de mission biodiversité au SMBT, a salué « le professionnalisme » des enfants. Coordonnées au niveau national par l’Office Français de la biodiversité et par le CPIE sur le bassin de Thau, les aires éducatives (terrestres ou maritimes) commencent à fleurir sur le pourtour de la lagune.
 
Après Marseillan et Poussan, des ATE devraient ainsi être créées prochainement à Montbazin, Mireval et Sète, qui abrite déjà une AME au Barrou.
Pour plus d’informations : https://urlz.fr/fUMj

Y AURA-T-IL ENCORE DES BERGERS EN 2050 ?

 
Le cycle de conférence "Les Echos Durables" vous proposent de vous pencher sur les bienfaits et l'avenir de l'agropastoralisme ce jeudi 17 juin à 19h
Une conférence à suivre dans les locaux d'Agropolis, à Montpellier, ou en ligne, depuis chez vous
Tous les mois, le Domaine de Restinclières et Agropolis International vous invitent à des conférences appelées "Les Echos Durables". L'occasion de parler de l'avenir de notre territoire, avec des citoyens et experts héraultais
 Plus d’informations et inscription https://bit.ly/2U13WpQ
 
 

Les oiseaux nichent actuellement sur les tocs de Thau et aux salins de Villeroy.

Jolies fenêtres sur le monde, les Echappées belles de France 5 (diffusées le samedi à 20h50) ont fait escale à Sète ce lundi 14 juin.
Sonia Séjourné, chargée de mission biodiversité au SMBT, et Laurie Pescayre du Conservatoire du Littoral ont accompagné l’équipe de tournage, notamment l’opérateur drone, pour que la prise d’images ne perturbe pas les oiseaux qui nichent actuellement sur les tocs de Thau et aux salins de Villeroy.
Pour plus d'informations sur les oiseaux de Thau, n’hésitez pas à consulter le site https://www.thaunature.fr/Peut être une image de plage, étendue d’eau et nature

Concession des plages de 2023 à 2032, Philippe Carabasse, Conseiller Municipal, prêt à travailler avec un groupe d’élus au sein du Conseil Municipal

Concession des plages de 2023 à 2032,  Philippe Carabasse, Conseiller Municipal, prêt à travailler avec un groupe d’élus au sein du Conseil Municipal...

Communiqué de Philippe Carabasse, Conseiller Municipal à Sète :

"Que la commune gère ses plages en direct, rien de plus normal et pertinent. C’est un bien commun et un lieu de loisirs pour tous, magnifique et gratuit. La liberté d’accès à notre littoral doit re ster un droit fondamental. Je note à ce propos dans la délibération, la limite à 3% donnée à l’ensemble de la surface à « occupation professionnelle ». Au delà de cet usage de loisirs, nos plages représentent un atout économique d'envergure, des retom bé es économiques importantes, et une importante offre d'emploi saisonnier."

 

"La demande de la concession des plages à l’État se justifie. Je note également, l'augmentation de 6 à 8 mois, de la durée annuelle de l'activité professionnelle des concessions po ur des raisons économiques, et c’est très bien, mais au delà de cet aspect, ce levier de périodicité de l'activité permet également de lutter contre le sur tourisme, en agissant sur la promotion de ce que l'on nomme les ailles de saison, à savoir mai ju in et septembre/octobre. Ceci dit, nous ne devons pas négliger le danger qui nous guette; la Venise du Languedoc pourrait connaître les mêmes maux que la Venise italienne. Dans notre espace contraint, les conséquences du sur tourisme, seraient totalement néfastes, pour nous dans un premier temps, mais immanquablement aussi, pour les générations futures. En parlant de générations futures, vous enchaînez après le report de 2022, pour une demande de concession de 2023 à 2032, tout en respectant la nouvelle réglementation de l’État qui crée de nouvelles zones protégées « des plages considérées comme espace remarquable ». Cette question a suscité quelques débats dernièrement.

Si l’État peut être pointilleux, en l’espèce la « loi littoral » est un outil remarquable de protection de notre littoral, insuffisant encore mais c'est un début. Au delà, il y a des événements inéluctables auxquels nous devrons faire face, le réchauffement climatique, les submersions marines........En 2032, dans le cadre d'une nouvelle révision des concessions, il sera sûrement trop tard pour appréhender ces problèmes difficiles à gérer, voire trop tardifs pour y réfléchir réellement.

Et dans cette délibération en Conseil Municipal, nous regrettons que cette question n’ait pas été prise en compte, car cette évolution climatique, que personne ne remet en cause aujourd’hui, va totalement changer la donne de notre environnement et de la superficie de nos plages. Notre adaptation de l’usage loisir individuel sera probablement facile, mais il y a une obligation po ur les collectivités, de commencer à réfléchir à l’accompagnement économique présent dans ces zones. Déplacer une paillote en recul de plage parait facile, par contre pour d'autres structures et notamment les campings c'est particulièrement compliqué.

Nous avons aujourd’hui le choix, essayer d’éviter les submersions marines et les effets du réchauffement climatique, avec différents dispositifs que nous connaissons, cela paraît aujourd'hui un combat perdu d'avance OU accepter que demain la nature changera la configuration du trait de côte et de de nos plages en particulier, avec toutes les conséquences qui en découlent sur l'existant économique.

 

En conséquence, il serait judicieux de mettre en place dès aujourd’hui des groupes de travail pour accompagner ces structures professionnelles, menacées dans un espace à 15/20 ans, face aux hautes tempêtes et hautes périodes maritimes et réfléchir sur leur reconversion géographique. Nous souhaitions donc vous dire, qu’évidemment, nous voterons pour cette délibération et si vous devez constituer un groupe d’élus au sein du Conseil Municipal, pour commencer à travailler sur cette question, nous sommes prêts et disposés à participer à la réflexion."

Avec l'Ifremer les lagunes de Méditerranée, leur perception, les pesticides......

Implantée depuis 2001 en bordure de l'étang de Thau, la Station de Sète, appellé aussi Pôle Mer et Lagunes - Centre de recherche halieutique, a une activité de recherche et d'expertise connectée aux activités maritimes majeures de cette région.
Ainsi, elle développe une recherche finalisée au profit des activités halieutiques et conchylicoles, et contribue à la protection et à la mise en valeur de l'environnement marin et lagunaire.

Voulue dès sa création comme un pôle fédérateur, la station regroupe des équipes de l'Ifremer et de l’IRD (Institut de recherche pour le Développement) au sein du Centre de Recherche Halieutique Méditerranéen.
Ces installations communes se situent à la périphérie ouest de Sète, à proximité de la mer et de l’étang de Thau.

L’IFREMER et le CNRS  ont lancé un sondage sur la perception de l'Etang par la population

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L’IFREMER et le CNRS vous demandent votre avis dans le cadre d’une enquête sur l’évolution des perceptions du rôle de l’Etang de Thau par la population.
 
Ce sondage en ligne vous prendra quelques minutes.
Vous y trouverez quelques questions en lien avec l’environnement, les professions maritimes, le tourisme et l’impact sur l’Etang de Thau, ainsi que sur votre ressenti à vivre à proximité de celui-ci.
 
Pour compléter ce sondage, cliquez sur ce lien : 

Répondre à l’enquête 

 

Il faut savoir que l'action de l'Ifremer se structure autour de trois grandes thématiques qui dépendent des ressources vivantes, de l'aménagement et de l'environnement littoral, de la technologie marine et des systèmes d'informations :
- l'environnement côtier et les ressources aquacoles ;
- les ressources halieutiques ;
- la technologie des pêches.

L'unité "Halieutique Méditerranée" travaille sur des pêcheries qui ont en commun :
- une ressource exploitée pluri-spécifique, souvent côtière et très liée aux facteurs environnementaux ;
- une large prépondérance de la pêche artisanale polyvalente, co-existant avec des pêcheries à caractère industriel ;
- une production qui privilégie la recherche d'une valeur marchande par rapport aux quantités débarquées ;
- la recherche de mode de gestion durable adaptée à ce contexte et en situation de compétition d'usages

Le laboratoire "Environnement Ressources Languedoc Roussillon" vise à mieux prendre en compte d'une part la complexité des interactions entre les aspects conchylicoles et ceux de la qualité des eaux littorales des zones d'élevage, et d'autre part d'utiliser plus systématiquement la biologie et l'écophysiologie des mollusques dans l'interprétation des données de la surveillance.

 

 

Mais qu'en est-il selon l'Ifremer de la contamination des lagunes et de l'Etang de Thau par les Pesticides :

Peu exposé aux pesticides, l’étang de la Palme souffre néanmoins des effets du métolachlor. Réduire l’utilisation de cette substance dans son bassin versant permettrait de réduire le risque pour ces écosystèmes.© Ifremer/D. Munaron

Huit lagunes de Méditerranée sur les 10 suivies dans le cadre d’une étude pilote sont contaminées par les pesticides avec un risque préoccupant pour la santé de ces écosystèmes et leur biodiversité. C’est ce que révèlent l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse et l’Ifremer en partenariat avec l’Université de Bordeaux dans le rapport « Observatoire des lagunes (Obslag) Pesticides ». S’appuyant sur un nouvel indicateur de risque écologique, cette surveillance permettra d’orienter et de prioriser les actions de l’État et des gestionnaires pour réduire le plus efficacement possible l’utilisation des pesticides dans les bassins versants concernés.

Les lagunes de Méditerranée sont parmi les écosystèmes les plus riches en termes d’habitats et de biodiversité marine. Depuis 30 ans, leur état écologique global s’améliore progressivement : l’eutrophisation (entrainant des proliférations d’algues) et la pollution par les contaminants chimiques dits « historiques » (métaux,hydrocarbures, PCB, DDT…) diminuent. Néanmoins, ces milieux sont le réceptacle d’une autre contamination : les pesticides.

 Une étude inédite en France : 72 pesticides suivis dans 10 lagunes méditerranéennes

Entre 2017 et 2019, l’équipe du laboratoire Environnement Ressources Languedoc Roussillon de l’Ifremer à Sète a traqué 72 pesticides grâce à des échantillonneurs passifs, capables de détecter les composés présents dans l’eau, même à très faible dose. Ces échantillonneurs ont été immergés durant 3 semaines à 3 périodes de l’année dans 10 lagunes : les étangs de Canet, de Bages-Sigean, de l’Ayrolle, de la Palme, de Thau, de Vic, du Méjean, de l’Or, de Berre, et de Biguglia.

« Les 72 substances suivies ont été sélectionnées parmi les 325 pesticides détectés dans les cours d’eau de la région lors d’une précédente étude, précise Karine Bonacina, directrice régionale de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse. Nous nous doutions que leur impact écologique devait s’aggraver en aval des cours d’eau mais nous ne pensions pas que le risque dû à leur cumul serait aussi élevé pour les écosystèmes lagunaires ».

 Les principaux résultats

À l’initiative de cette étude, Dominique Munaron, chercheur en chimie de l’environnement à la station Ifremer de Sète, explique l’originalité de ce travail : « D’ordinaire, dans le cadre des suivis de la qualité des eaux, seul le « risque individuel » d’une vingtaine de substances jugées prioritaires est évalué. Le risque pour l’écosystème intervient lorsque la concentration de l’une de ces substances dépasse sa valeur-seuil, au-delà de laquelle nous savons qu’elle est toxique pour au moins une espèce vivante. Ici, nous avons évalué pour la première fois le risque lié au cumul de pesticides : même présents en-deçà de leurs valeurs-seuils individuelles, les pesticides peuvent voir leurs effets s’additionner et nuire au fonctionnement de ces écosystèmes lagunaires et aux organismes qui y vivent : à leur reproduction, leur développement ou encore leur immunité. Pour définir ce nouvel indicateur de risques cumulés, nous avons transposé aux écosystèmes marins les connaissances acquises sur les effets toxiques de ces mélanges sur l’Homme.Bien que perfectible, cet indicateur appliqué de la même manière sur l’ensemble des sites permet de préciser et comparer le risque « pesticides » en fonction des lagunes, des groupes d’espèces, des périodes ou années de suivi ».

L’étang de l’Or est la lagune où le risque lié à la présence de pesticides est le plus prégnant. Seuls les étangs de la Palme et de Biguglia présentent un risque faible.

  • Entre 15 et 39 pesticides retrouvés dans chaque lagune. Aucune substance « prioritaire », n’a dépassé sa valeur-seuil au cours de l’étude. En revanche, 10 substances considérées comme « non prioritaires » l’ont franchi, occasionnant chacune un risque pour les écosystèmes lagunaires. Deux herbicides inquiètent particulièrement les scientifiques : le s-métolachlor et le glyphosate.
  • Le cumul des pesticides constitue une problématique à part entière. Même si l’on parvenait à supprimer l’effet individuel des substances en réduisant leur concentration en deçà de leur valeur-seuil, l’effet du cumul des pesticides entraînerait encore un risque chronique pour 84 % des prélèvements réalisés dans le cadre de cette étude.

 Un regard nouveau sur les cocktails de pesticides et leurs impacts sur les écosystèmes.

"Cette étude modifie notre regard ; elle met en lumière l’urgence de prendre en compte les cocktails de pesticides et leurs effets sur ces milieux naturels." Karine Bonacina, directrice régionale de l’agence de l’eau Rhône Méditerranée Corse.

« Avant cette étude, l’état chimique de ces lagunes était considéré comme « bon » puis qu’aucun des 22 pesticides « prioritaires  » suivis d’ordinaire tous les 3 ans dans le cadre de la directive-cadre sur l’eau ne dépassait sa valeur-seuil, constate Karine Bonacina. Cette étude modifie notre regard ; elle met en lumière l’urgence de prendre en compte les cocktails de pesticides et leurs effets sur ces milieux naturels. Grâce à ces nouvelles données, nous disposons d’informations concrètes pour agir en amont sur les usages des pesticides qu’ils soient d’origine agricole, urbaine ou industrielle ».

Ce nouveau protocole de suivi sera reconduit sur l’ensemble des 10 lagunes de Méditerranée ces prochaines années et pourrait être appliqué à l’avenir aux lagunes et estuaires des autres façades maritimes françaises.

 3 questions à Wilfried Sanchez, directeur scientifique adjoint en charge de la thématique « contaminants et effets sur le milieu marin ». 

Wilfried co-pilote l’expertise collective « Phytopharmaceutiques – Biodiversité – Services Ecosystémiques » 2020-2022 portée par Inrae et l’Ifremer.

479 herbicides, insecticides et fongicides sont autorisés en Europe. Ils sont utilisés pour traiter les parcelles agricoles mais aussi les espaces verts, les terrains de sport ou encore les infrastructures de transport. Une fois répandues, toutes ces substances peuvent gagner le milieu marin, ultime réceptacle des contaminations terrestres, et alors impacter les organismes qui y vivent.

Portrait Wilfried Sanchez© Ifremer/Wilfried SANCHEZ

1. Retrouve-t-on des pesticides dans tous les écosystèmes marins ?

Oui. Et c’est grâce à des moyens de détection toujours plus performants que nous savons aujourd’hui que les pesticides sont présents dans tous les milieux marins. On les retrouve dans des lagunes à des taux suffisants pour générer un risque pour ces écosystèmes confinés, mais aussi plus au large à l’état de traces. Plus surprenant : des molécules de DDT ont été découvertes à plus de 3 000 mètres de profondeur au large de la Californie. Cet insecticide fait partie des pesticides «historiques » interdits d’utilisation depuis parfois plusieurs décennies selon les pays. Persistants, 19 d’entre eux (DDT, lindane, atrazine…)  sont toujours surveillés dans le cadre de la Directive européenne cadre sur l’eau. Le problème est qu’en mer, toutes ces molécules « historiques » et les 479 actuelles peuvent se mélanger.

2. Comment les espèces marines sont-elles affectées par ces substances ?

Les pesticides peuvent affecter la reproduction, le développement ou encore l’immunité des organismes marins. Une étude de l’Ifremer a par exemple montré que le diuron, un herbicide, modifie la structure de l’ADN de l’huître et nuit même à sa descendance. Le développement de ce mollusque est aussi perturbé par le cuivre (fongicide) qui agit sur certains de ses gènes. Plusieurs pesticides étant souvent présents simultanément dans l’environnement marin, ces effets peuvent se cumuler de manière additive (1 + 1 = 2) voire synergique (1 + 1 > 2). À ce cocktail chimique s’ajoutent les métaux, PCB et autres hydrocarbures… Potentiellement présents dans le milieu, ils ont eux aussi des effets nocifs connus sur la biodiversité marine.

3. Que doit-on faire pour en savoir plus sur leurs impacts ?

La recherche avance. Les données sur les effets de ces molécules sont nombreuses. Mais nous avons besoin de dresser un bilan des connaissances disponibles et d’identifier nos lacunes sur le sujet. C’est l’objectif de l’expertise scientifique collective qu'Inrae et l'Ifremer conduisent dans le cadre du plan ECOPHYTO II+, sur les impacts des pesticides sur la biodiversité et les services qu'elle nous rend. Ses conclusions seront rendues en 2022. Sans attendre, nous devons travailler à mieux prendre en compte la réalité de la contamination de l’environnement marin : chaque molécule est souvent présente dans de faibles concentrations, les cocktails chimiques sont variés, leurs effets peuvent se cumuler avec des répercussions en cascade sur les espèces et leur milieu de vie. Mieux comprendre et être capable de reproduire cette complexité dans nos expérimentations est un défi de taille mais essentiel si l’on veut savoir comment agir efficacement à terre pour protéger l’océan.