Histoire de Poussan

Poussan et les journées du patrimoine : de nombreux participants bien motivés

La 39ème édition des Journées Européennes du Patrimoine avait lieu les samedi 17 et dimanche 18 septembre 2022 avec un programme éclectique qui a su attirer un public  composé de Poussannais mais aussi d’habitants du territoire de Thau
Ces animations se tenaient  avec une météo des plus clémente. Un plaisir.     

Démarrage dès ce samedi 17, au matin, à Poussan, pour ces 2 journées européennes du Patrimoine avec à 11 h 00, un premier rendez-vous. Une découverte du cadran solaire avec Roger Tognetti, gnomoniste créateur du cadran.

Rendez-vous était donné place de la Mairie. Sont venus se joindre à cette découverte les nouveaux habitants de la commune qui étaient reçus par le Conseil Municipal.

Si en 2012, le cadran scolaire d’azimut situé sur la place de la Mairie a eu droit à un beau lifting,  son concepteur, Roger Tognetti s’en occupe toujours du mieux possible afin de lui redonner son aspect originel.cadranCapture d’écran 2022-09-17 132456

Le cadran avait eu alors une restauration et le sol aussi.  Depuis, tous les ans, ceux qui souhaitent obtenir des informations ou comprendre son fonctionnement peuvent s’adresser à Roger ou participer à des conférences de sa part. Les enfants et les scolaires en ont profité aussi.

C’est en effet un des plus précis et des plus perfectionnés de France. Roger est toujours prêt à le démontrer aux visiteurs. Ce gnomoniste passionné en a créé de toutes sortes mais pour celui-ci, la science exacte a parlé particulièrement. Si voilà plus de 15 ans, avec l’aide des services techniques et des enfants du centre aéré il avait déjà réalisé un cadran sur un mur de la MJC, il souhaitait encore s’approcher de l’idéal avec un cadran horizontal. Il avait donc réalisé les plans, réalisé de savants calculs, puis présenté son projet à la mairie qui permit alors sa réalisation avec l’aide des tailleurs de pierre de Vincent Gascon.

Avec des pierres venues de Bolivie, des Pyrénées ou de Jérusalem des compagnons ont réalisé ce cadran selon les mesures, les plans et les données de Roger.

Avec ce cadran, c’est l’homme lui même qui est le style ou la tige qui grâce à son ombre va indiquer l’heure. L’ombre projetée indiquera l’heure exacte à laquelle il faudra apporter une correction en fonction de la période précisée sur le tableau devant le cadran. (Equation du temps) (http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89quation_du_temps), une autre de 3/4 h en fonction de notre position par rapport au méridien de Greenwich (http://fr.wikipedia.org/wiki/Temps_moyen_de_Greenwich) et une dernière selon l’heure d’été ou d’hiver.  Ça fonctionne très bien et de plus ce cadran ana-lemmatique est utilisable comme une boussole : un chef d’œuvre en quelque sorte auquel l’on doit  un grand respect.

Ce samedi, Roger avait invité les Poussannais et les visiteurs à venir se placer autour du cadran solaire, sous le soleil exactement pour écouter ses explications et assister à une démonstration du fonctionnement du cadran..

Toutefois, Roger précisait aux quelques participants qu’il avait toujours eu un grand intérêt pour ce qui se passait dans le ciel, ce qui l’avait mené en tant qu’amateur à réaliser des cadrans solaires.togDSC_0017

C’est un des plus beaux cadrans solaires de France, qui donne l’heure à 1 minute 1/2 près.  Il suffit de se placer au bon endroit en fonction de la saison, du mois et de la date, de lire l’heure sur le cadran et d’apporter la correction nécessaire indiquée par le tableau prévu à cet effet (Attention à l’heure d’été et d’hiver).  Sans celui-ci, il faudrait se baser sur plus 45 minutes. Pour être précis, il faudra toujours en fonction du mois, enlever ou rajouter des minutes à ces 45 qui sont une moyenne. »

 
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Pour en savoir plus quelques vidéos de Gilbert Raulet.
Roger Tognetti, gnomoniste amateur 5′ 11″
Journées du patrimoine à Poussan : présentation du cadran solaire par Roger Tognetti 4′ 20″
Présentation du Cadran solaire de la place de la mairie conçu par Roger Tognetti
 

 

Avec ces reportages, il nous fait encore partager sa passion et nous dévoile le fonctionnement et le mode de lecture des cadrans solaires.

Et ça fonctionne, Roger en faisait la démonstration. Pour vous faciliter les choses, il a tout prévu et il est possible de scanner le flash code placé sur le panneau à l’aide de votre smartphone. Vous  serez dirigé ver le site cadranpoussan.perso.sfr.fr où vous aurez de nombreuses précisions complémentaires.

 C’est vraiment une belle réalisation de part sa précision, sa taille et par les matériaux qui le composent ». Son rêve serait que chacun d’entre nous le découvre et l’utilise.

Et le samedi après-midi, dans les Halles  la conférence de M.Georges Château vous attendait : les outils anciens étaient au programme, mais c’est aussi l’évolution des outils et leur adaptation aux besoins qui étaient traitées.

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En ce 17 Septembre 2022, dans le cadre des Journées du Patrimoine, la ville de Poussan avait en effet , entre autres belles activités, inscrit au programme une intervention de Georges Château sur les outils anciens. Ont été présentés par l’intervenant : leur fonction sociale, leurs bénéfiques évolutions, leur sagesse d’utilisation mais aussi le risque de leur disparition au profit de gigantesques mécaniques à la bien incertaine maîtrise.

« Parce que l’Homme est né sans griffes ni dents, sans naturelles défenses, depuis deux millions d’années, nos si précieuses mains ont reçu un prolongement : l’outil. »

 « Sans lui, nous serions restés vulnérables cueilleurs et bergers. »

« L’homme est en fait, l’animal plus l’outil. »

« Tout se passe comme si en nous privant d’instinct, mais en nous dotant d’intelligence, la Nature nous avait destinés à interposer entre elle et nous un corps inorganique, un évolutif, L’OUTIL. »

« De l’âge de Pierre, à celui du Bronze, du fer, nous en avons largement usé dans des conditions difficiles mais assimilables, parce qu’il a suivi de tranquilles évolutions successives. Que d’allègements de la peine humaine nous ont-ils apportés ! »

« Au XVIII -ème siècle avec les révolutions d’abord agricoles, puis industrielles, les progrès s’accélèrent, nous éloignant un peu de l’outil,  objet confidentiel, relationnel et social. »

« Sa spécialisation va soudainement créer de longs apprentissages mais aussi des différenciations sociales, des spécialisations, des corporations, des métiers nobles, d’autres plus vils, des sociétés d’abondance, avec d’autres laissées pour compte. Apparaîtront des conflits pour dominations, des guerres créatrices mais aussi génératrices de maléfiques machines. »

L’intervention de Mr Château en vidéo :

: https://youtu.be/NVXeSxnN64k?t=16

https://youtu.be/o3FKSTh8VqM?t=31

Et Georges Château rajoutait  : « La Mystique comme l’écrivait Bergson déjà en 1932 avait créé la Mécanique, les outils pour nous servir. Au fil des perfectionnements successifs, ils deviennent de plus en plus gigantesques, complexes, de plus en plus artificiels : télécommandés, électroniques, avec même l’informatique, le smartphone… »

« Dans ce corps devenant grâce à eux, de plus en plus puissant, démesurément grossi, que devient l’esprit, notre appétence au travail, notre recherche de la « Belle Ouvrage », notre bienveillance, notre âme ? Ne serait-elle devenue trop petite pour ce grand corps s’inquiète-t-il ? Notre subite indépendance par rapport à nos anciens outils ne nous conduirait-elle vers individualité, égoïsme et solitude ? »

« Ce monde serait-il devenu tellement technique qu’il ne s’agit plus de se libérer de la servitude de la matière mais de s’offrir une injuste fringale d’accumulation de biens matériels au profit de seulement quelques-uns, dans quelques pays ? »

Ces grands déséquilibrés semblent nous éloigner un peu de nos petits outils quotidiens et pourtant, si l’homme dans son ensemble ne sait pas se monter raisonnable, si la Mécanique ne débouche pas sur une sage Mystique alors, notre belle Planète bleue risque brutalement de se ternir dans ses douces couleurs. »

Un nombreux public a pu ensuite s’entretenir avec Georges Château qui s’est fait un plaisir d’une part de donner toutes les explications nécessaires à son auditoire mais aussi de montrer une partie de ses nombreux outils d’autrefois en précisant leur rôle et les méthodes de fabrication.

Il est prêt à vous accueillir chez lui pour aller plus loin sur l’approche de ces outils anciens… Si besoin…aaaaaabyIMG_20220918_101254

 Et le dimanche matin, pour plus de 25 volontaires bien motivés ce fut l’occasion d’effectuer une balade de plus de 2 h sur les sentiers des capitelles et des garrigues poussannaises. Elle était organisée dans le cadre des Journées Européennes du Patrimoine, par la ville en partenariat avec l’association Pierres et chemins de la Moure

Guidés par Philippe Stein, le Président de l’association et par Pierre Cazenove accompagné de Jean-Marie Murcia, tous ont pris plein nord vers des capitelles non loin des sentiers de randonnée.Pour en savoir plus sur les capitelles : http://heraultinsolite.blogspot.fr/2012/06/le-circuit-des-capitelles.htmlaaaaaabyIMG_20220918_102023

Une très belle randonnée qui a permis aux participants de découvrir notre patrimoine naturel et bâti en garrigue avec en prime des paysages dont on ne se lasse pas !. Et un circuit des plus attrayant entre le complexe sportif, et les « Puech, entre le Mas d’Antoine et le chemin des capitelles, en passant par le sentier des sangliers une découverte du site de Francoeur, ,la capitelle du Catau, le trou de Bonnefoy… acapitelleCapture

Après un peu de repos, certains ont pu à 17h le dimanche 18, profiter de la dernière des trois Visites théâtralisées du centre historique de Poussan, une Déambulation, dite « Autochtone », une nouvelle formule proposée par la Compagnie du Strapontin en partenariat avec la Mairie de Poussan, qui venait conclure ces journées du Patrimoine..autochIMG_20220918_172105

Si les deux premières visites avait attiré énormément de spectateurs, celle-ci en a quand même rassemblé plus de 120, certains étant même revenus après une première visite qui les avait captivés. A travers une déambulation cette fois, en début de soirée, les guides de la visite invitaient chaque fois les spectateurs à repartir sur les traces d’un Poussan qui d’un siècle à l’autre depuis plus de 1000 ans a connu bien des péripéties, des périodes troubles et d’autres d’expansion.

Et la troupe au complet avait même amélioré encore le circuit en l’adaptant en fonction de ses analyses de ses premières expériences…

Entre les Halles et les portes des remparts de Poussan, entre les places du vieux village et ses châteaux, entre les ruelles et son église, entre ses portes et la salle « Vinas »  , le public allait de surprise en surprise.

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Un public intéressé par les dialogues et les saynètes, mais aussi par les données historiques communiquées, qui a su aussi apprécier le sens de l’humour et l’imagination débordante des acteurs, de la Troupe.

Entre histoires imaginées et saynètes décalées, de nombreux points « Histoire » ont recentré l’auditoire sur la réalité des faits nécessaires pour une telle visite.

Comme en particulier la découverte de la Salle Vinas : toutes les précisions sur :http://thau-infos.fr/index.php/commune/poussan/les-nouvelles-de-poussan/101237-le-plafond-de-la-salle-vinas-a-poussanknknknk-2

Chacun a pu en faire son interprétation après deux heures de visite. Avec le verre de l’amitié en conclusion  cette découverte a su sensibiliser les participants à l’Histoire de Poussan, à sa légende, mais aussi à son patrimoine.aaaaaafgCapture d’écran 2022-09-18 192527

 

Paroles d’anciens avec des témoignages filmés : Mme Renée Olmes qui a 102 ans, ce 30 août

aaaaCapture d’écran 2022-06-30 180845Le service culturel de la ville de Poussan a organisé des entretiens filmés avec des «anciens» de notre ville.Après avoir sollicité leur accord, Monsieur Bernabeu, Adjoint délégué à la culture et au patrimoine et au devoir de mémoire, s’est rendu chez ces personnes en compagnie de Justine Canales qui effectuait une mission d’intérêt général dans le cadre du Service National Universel.
Certains ont accepté d’être filmés en direct, d’autres ont préféré ne pas apparaître mais nous ont permis de recueillir des photos de moments souvent heureux qui ont émaillé leur vie.
Voici les épisodes retraçant ces entretiens menés par Michel et filmés par Justine.

Dans « Pourpoint, harpe et lévrier », Poussan fait référence

« Pourpoint, harpe et lévrier » est un livre attrayant et instructif, sur la vie de château au Moyen Âge illustré de peintures méconnues, un document de 108 pages écrit par Sophie Clarinval et édité par les Nouvelles presses du Languedoc…      Sophie Clarinval, historienne de l’art et passionnée par le patrimoine régional, a exercé les fonctions d’enseignante, de chargée d’études pour la DRAC Languedoc-Roussillon, de guide conférencière au musée de Lodève et propose des conférences depuis de nombreuses années au sein de l’Université du temps libre du Bas-Languedoc. Son mémoire universitaire « Le plafond peint du château de Capestang en Languedoc » est à l’origine du présent ouvrage.

Aux XIVe et XVe siècles, les seigneurs méridionaux améliorent leur cadre de vie. Les façades s’ornent de sculptures et, dans les salles d’apparat, les couleurs s’affichent partout, des sols aux plafonds. Ces derniers, en particulier, offrent quantité d’images variées et parfois surprenantes.

Récemment redécouverts, ils montrent, dans un style naïf voire humoristique, des musiciens, des danseurs, des amoureux, des bouffons, des animaux et créatures fantastiques, des scènes religieuses… À partir de ces représentations souvent méconnues, et d’autres sources d’époque, Sophie Clarinval offre, dans une langue simple et claire, une sorte de chronique « mode et société » médiévale, largement illustrée, qui va de l’habitat aux divertissements, en passant par les croyances et les habitudes vestimentaires.

Si dans une commune, l’aula, le lieu de prestige mesurait 20 m sur 8,40, à Poussan, au château d’en bas, il est de 6m sur 9. Les constructeurs y ont recherché un peu de luminosité. Pour Sophie Clarinval, l’on peut remarquer la cheminée de cette salle d’apparat qui date du milieu du XVème siècle ainsi que le plafond peint à caissons. Celui de la salle Vinas de Poussan est vraiment remarquable. C’est une référence.

D’ailleurs, Jean Laforgue, sur une proposition de Marc Lugand qui avait écrit avec des Poussanais un bel ouvrage sur Poussan,  avait étudié ce plafond de la salle Vinas. Après avoir remarqué l’immense cheminée gothique fixée dans le mur entourée par un magnifique escalier en colimaçon, il avait exploré le plafond de 54 m², du « château d’en bas » devenu château Malbois au moment de la Révolution Française, plafond qui fut redécouvert en 1998 avec sa décoration. Mis à part un problème d’entretien, il était très bien conservé.

 Composé de 6 grands carrés, avec un espace libre pour la cheminée, il est fabriqué avec des poutres réelles et 4 fausses poutres transversales pour régulariser. On trouve ensuite selon des proportions bien définies, des planches et des couvre-joints. Mais entre le plancher supérieur et le plafond on s’aperçut que les concepteurs avaient utilisé de la paille compressée qui évite la déformation des bois. Outre les moulures classiques, rien n’a été laissé au hasard. Les solives moulurées sont posées perpendiculairement aux poutres à raison de 7 par caisson. d’ailleurs on retrouve le même plafond, mais moins riche, sous cette salle. C’est le frère jumeau de celui de la maison Jacques Cœur à Montpellier, qui date de 1447, ce qui permet de donner une approximation pour la construction de celui de Poussan, aux alentours de 1454.

 

Si le château d’en bas, qui pourrait être bâti sur un édifice antérieur, n’a pas fini d’étonner, ses caissons peints, font encore l’actualité tout en étant des éléments fondamentaux de l’art européen. 

  Retrouvez les dans le livre de Sophie Clarinval qui y dépeint la vie de la cour, en pays d’oc, à la fin du Moyen Âge.

                                                           Le livre est accessible à tous, y compris aux plus jeunes. tous ceux qui veulent en savoir plus, pourront s’informer plus avant, grâce aux nombreuses notes de fin d’ouvrage et à la riche bibliographie.

Poussan des origines : du néolithique aux Romains.

 

Il est bon de se souvenir que l’occupation actuelle du site est le résultat d’une très longue évolution qui débutait à l’époque du néolithique. Si bien plus tard, l’agglomération de Poussan se développera autour du château Montlaur, l’on a retrouvé des traces de l’époque du Néolithique avec une fréquentation humaine dans la périphérie de la commune. L’époque Paléolithique n’a pas de représentation à Poussan qui vivait alors sous le régime de la dernière glaciation (entre 80 000 et 35 000 ans) .

 

Le site le plus proche occupé par l’homme de Néandertal serait celui de la grotte d’Antonègre, à Montbazin. Entre 3 200 et 2 500 ans av J-C l’homme, qui est devenu agriculteur, se serait installé sur le territoire communal. Il y a certainement vécu auparavant, mais aucune trace ne permet de l’affirmer.

Il y fabriquait des haches, il réalisait des poteries, et commença à travailler le cuivre au Chalcolithique jusqu’en 1 800 av. J-C.

 

D’après Raymond Monjardin et Marc Lugand, tous les deux archéologues, une dizaine de sites présentent alors des signes d’habitat avec des tessons de céramique comme à l’Estaque, aux Ors ou à Roumège, avec deux haches trouvées autour du Puech Bruneaud et du Mas Blanc et même avec un mobilier céramique qui concerne La garenne, les Oulettes ou Glauga.

L’implantation des habitats alors constitués de cabanes réalisées avec des matériaux périssables est de préférence choisie sur des hauteurs en forme de terrasses, à l’abri du vent du nord. Certains d’entre eux ont en outre vue sur l’étang de Thau.

Cette ouverture sur la Méditerranée aura une influence déterminante aux périodes suivantes : celles de l’Age du Bronze et de l’Age du Fer.

Bien plus tard, en 121 av J-C, les Romains victorieux à Marseille des Valques, créent une capitale, Narbonne et une voie de communication, la voie Domitienne.
Traversée par cette Via Domitia, le secteur poussannais est mis en valeur, et le cadastre se formalise, dans un but fiscal. On en retrouve encore des traces sur la commune. Et comme les terres doivent être exploitées, celles de Poussan dépendront du territoire de Nîmes.

De cette période, l’on a retrouvé un Cippe funéraire  (monument funéraire sous la forme d’un pilier bas qui signalait l’emplacement d’une tombe ), celui de de Lulius Chrysio, dans la basse-cour du Château au XVIIème siècle. D’après Gilles Sauron, Chrysio était un citoyen romain, un notable, propriétaire à Poussan, d’une villa et d’un domaine. Sa villa devait être source de profit mais aussi lieu d’une résidence luxueuse avec des bains.

Il semblerait qu’un autre notable, Porcius, ait possédé un domaine semblable qui serait à l’origine du nom de Poussan.

Depuis 1960, plusieurs sites ont été découverts comme celui des Clachs, une exploitation agricole d’une superficie de 1 ha 1/2, avec un bâtiment composé de plusieurs pièces à vocation agricole et résidentielle. son occupation prendra fin vers le VIème siècle.

A 400 m de là, à « Roumège », un établissement Gallo-Romain fut aussi découvert : habitat luxueux, thermes avec tubulure de chauffage et cellier viticole pour ce domaine de trente hectares entre la colline et l’étang.
D’autres sites comme celui du « Cateau », ou celui de la Fontaine de « Glauga » ont été étudiés, mais l’ activité du premier cessera vers le IIIème siècle, tandis que la source de Glauga fut divinisée et  le lieu occupé jusqu’à la fin de l’Antiquité..
Enfin, au Mas Blanc, sur le site de Tarroussel aussi et au Puech Gayès, l’occupation connaîtra un développement jusqu’au VIème siècle.

De l’étang de Thau à Montbazin, la plaine n’est alors pas déserte même si le Puech Gayès n’est pas devenu une agglomération. La voie Domitienne y joue le rôle de frontière, mais la Pax Romana (jusqu’en 180 à l’annonce de la mort de l’empereur Marc-Aurèle) aurait fait perdre au Puech sa valeur stratégique.

 

Poussan avait des campagnes exploitées avec des fermes et des villas. Il faudra attendre le Moyen Age pour voir le phénomène urbain se manifester

Paroles d’anciens avec des témoignages filmés : Mme Renée Olmes

 

 
Le service culturel de la ville de Poussan a organisé des entretiens filmés avec des «anciens» de notre ville.Après avoir sollicité leur accord, Monsieur Bernabeu, Adjoint délégué à la culture et au patrimoine et au devoir de mémoire, s’est rendu chez ces personnes en compagnie de Justine Canales qui effectuait une mission d’intérêt général dans le cadre du Service National Universel.
Certains ont accepté d’être filmés en direct, d’autres ont préféré ne pas apparaître mais nous ont permis de recueillir des photos de moments souvent heureux qui ont émaillé leur vie.
Voici les épisodes retraçant ces entretiens menés par Michel et filmés par Justine.

« Les Aventurières de Poussan », un film culturel, avec les enfants de l’ALSH de la Ville de Poussan

Tourné durant la première semaine des dernières vacances de printemps, « Les Aventurières de Poussan » est un film culturel, dans lequel les enfants de l’ALSH de la Ville de Poussan ont joué différentes scénettes dans des lieux symboliques du territoire communal : les Halles, le Château Malbois, la Salle Vinas, la Place Victor Hugo, devant les fresques de La Poste ou encore devant le trompe-l’œil de Claire Aton (Rue de la Fraternité).
 
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Ce film raconte l’histoire de deux sœurs venant de l’époque médiévale qui se retrouvent plongées à notre époque : les deux voyageuses du passé vont alors découvrir un nouveau visage de Poussan, en partant à la rencontre de ses habitants contemporains et en visitant, à l’aide d’une guide, les différents bâtiments communaux d’aujourd’hui.
 
 
 
 
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Pour le processus de ce beau projet, plusieurs étapes ont mené à la réalisation du film. Tout d’abord, un jeu de piste a amené les jeunes poussannais à découvrir le patrimoine bâti communal avec un livret à remplir. M. BERNABEU, Adjoint au Patrimoine et à la Culture a pris part à ce jeu en ouvrant les portes des Halles et de la Salle Vinas, dont il connaît bien l’histoire.
 
Le jour du tournage, les enfants ont pu exprimer pleinement leur talent d’acteur devant la caméra du Directeur de l’ALSH, Anthony DURANGO, tout en laissant libre cours à leur imagination avec quelques moments d’improvisation.
Toute l’équipe de l’ALSH de la Ville de Poussan félicite vivement les jeunes actrices pour leur participation à ce film, espérant qu’elles en gardent un bon souvenir et qu’elles se soient senties valorisées d’y avoir participer. Le Directeur de l’ALSH, Anthony DURANGO les remercie également personnellement pour les bons moments partagés à cette occasion, ainsi que les enfants qui ont participé à la confection du bouclier et de l’épée.
Vous pouvez retrouver cette vidéo sur notre chaine youtube : https://youtu.be/bwNxJtEyNrM