Pêche

Au Parc Naturel marin du Golfe du Lion, la pêche aux poulpes - Octopus vulgaris - à l’aide de pots et de nasses, est sous contrôle...

Au Parc Naturel marin du Golfe du Lion, la pêche aux poulpes - Octopus vulgaris - à l’aide de pots et de nasses, est sous contrôle...

Photos : illustrations

 

Poulpe, Kraken, Poulpe Vulgaire

Selon le Parc Naturel marin du Golfe du Lion

La pêche aux poulpes - Octopus vulgaris - à l’aide de pots et de nasses est l’une des pêcheries clef pour les pêcheurs professionnels aux petits métiers de la côte.  Un travail collaboratif entre pêcheurs, organisations professionnelles, scientifiques et gestionnaires a été réalisé sous l’impulsion de la profession et a permis l’homogénéisation des mesures de gestion à l’échelle du Parc pour une pêche durable de cette espèce dans l’intérêt de tous.  Le conseil de gestion du Parc a adopté les propositions élaborées.

La pêche professionnelle aux poulpes à l’aide de pots et de nasses est encadrée depuis 2018 par délibération du Comité Régional des Pêches Maritimes et des Elevages Marins d’Occitanie par l’arrêté (R93-2022-01-03-000006). Ce dernier inclut :

  • Une limite maximale du nombre d’engins (pots et nasses) par navire.
  • Une période d’interdiction de la pêche aux poulpes aux pots pendant 2 mois consécutifs à minima afin de protéger la période de reproduction estivale.
 Au sein du Parc naturel marin, trois prud’homies mettent en application cette réglementation (Leucate, Saint-Laurent de la Salanque/Le Barcarès et Saint-Cyprien/Port-Vendres) et se sont imposées des restrictions, avec un socle régional et des déclinaisons par prud’homie, qui leur permettent de tenir compte de la typicité des dépendances locales à cette pêcherie.....................
Tout savoir sur :
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"DECOUVREZ LE PROJET : PROMPT" avec la sathoan

LE PROJET PROMPT (2020-2025), amélioration de la connaissance sur la biologie du Thon Rouge pour une gestion durable de la ressource

 
Le thon rouge (Thunnus thynnus) est une espèce migratrice emblématique, ayant une forte valeur commerciale et dont l’exploitation dépend de ses migrations.
 
L’activité actuelle des senneurs est basée sur les migrations de frai en Méditerranée. Dans le golfe du Lion, la pêche locale à la palangre cible les individus juvéniles dont la disponibilité dépend des conditions environnementales. Dans l’Atlantique, les canneurs du pays basque capturent de petits individus et les chalutiers pélagiques des individus de taille variable, généralement plus gros car ils opèrent plus au nord.
 
Ces 5 dernières années, le Thon Rouge est observé de plus en plus couramment en Bretagne et en Manche, où il était assez rare de l’observer depuis une soixantaine d’années.
 
Toute modification du comportement migratoire aurait donc un impact considérable sur les saisons et les zones d’exploitation.
 
Dans le contexte actuel de changement climatique et de reconstitution du stock, la compréhension des processus associés au comportement migratoire du Thon Rouge et leur prise en compte dans les processus de gestion sont donc essentielles pour une exploitation durable.
 
Les questions écologiques sont les suivantes :
▪️ Quelles sont les migrations ciblées par les pêcheries françaises ?
▪️ Quels sont les processus biologiques en jeu dans les migrations et quelle est leur importance relative dans le contexte du changement climatique ?
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Le projet PROMPT vise à répondre à ces questions à travers :
▪️ l’analyse des trajectoires du thon rouge sur les différents segments de pêche français
▪️ l’étude de l’influence des conditions environnementales sur l’indice d’abondance fourni par la France et obtenu à partir de relevés aériens et
▪️ le développement de nouveaux outils d’observation pour décrire et comprendre la réponse migratoire du Thon rouge au changement climatique.
 
Ce projet est une collaboration entre :
Ifremer, MARBEC et DOI, FRANCE
CNRS MARBEC et LIRMM, FRANCE
 
 Le PROMPT est financé par FRANCE FILIERE PECHE
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Les bijus de la Marine.

 

Le terme « marine » peut avoir des sens divers selon que l’on parle d’une peinture de genre, des bureaux de la Marine ou de la Marine française qui parlait, dans Marius, par la voix d’Escartefigue, le capitaine du « ferry boite ». A Sète, jusqu’aux années 80, on était fier de « notre marine » qui était un marché aux poissons, en contrebas de l’actuel office du tourisme, proche des quais , donc du rivage marin.

Le bâtiment était strictement utilitaire : deux voûtes de béton gris reposant sur des piliers garantissaient les étals des intempéries. Entre l’actuel escalier de la macaronade et la route, se vendaient là, tous les jours, les produits de la mer, poissons divers et coquillages. Ce qui faisait l’attrait de la marine, c’était la fraîcheur des produits de la pêche, vendus sur les lieux de leur débarquement. Pour une part, les femmes de marins y vendaient la part du matelot. Alors, on vantait les poissons que « la glace n’avait pas touché », l’arrivage du jour, les maquereaux « de la ligne ».

 

Et les coquillages, surtout les moules et les bijus. Ces bijus à l’aspect de patates de mer, à l’épaisse peau brune qui les fait classer par les savants chez les « tuniciers », car ils seraient revêtus d’une tunique. Certains ont gardé de leurs souvenirs d’enfance le goût âpre et quelque peu amer des bijus, « pleins d’iode » et qui « fortifiaient » les moins costauds. On mâchait un peu la chair et puis, on avalait ; on finissait par en aimer l’amertume.

Sollicitées, les archives nous apprennent que c’est en 1934, sous la municipalité d’Escarguel que l’on se soucia d’un abri pour les produits de la pêche, afin de les garantir de la pluie et surtout du soleil. En mai de la même année, une lettre du syndicat des patrons et matelots pêcheurs attira l’attention du maire sur le fait que « la saison des grandes chaleurs approche » et de ne pas laisser « notre produit de pêche reposer à la rage du soleil ». La municipalité délibère, consulte et vote un crédit de 44 000F. En outre, les pêcheurs étaient exemptés des droits habituels perçus sur les marchés. C’est la société « Roussillonnaise d’entreprises » qui se charge des travaux après que le comité consultatif du port, le service maritime et les Ponts et Chaussées eurent approuvé le dossier, sans oublier l’administration des Domaines qui concéda le terrain. L’emplacement était bien choisi, à la fin du quai, là où, à cette époque, la circulation était nulle.

Cette première marine à toit plat fut-elle reconstruite après 1945 ? Toujours est-il que chalands et poissonniers firent de la « Marine » un lieu actif, vivant. Quand il disparut, la dernière marchande que tout le monde appelait « Caroline » résista longtemps. Elle ne devait pas venir là seulement pour l’argent.

La réaction de François Liberti sur le communiqué de François Commeinhes au sujet de la crise de la pêche

Filets De Pêche, Poissons

La réaction de François Liberti sur le communiqué de François Commeinhes  au sujet de la crise de la pêche

 

"La crise de la pêche est d’abord politique ! Depuis plusieurs jours la presse relate ce qu’elle appelle la crise de la pêche méditerranéenne, avec son lot de conséquences locales lourdes pour le port de Sète. Soyons clairs, la crise de la pêche c’est d’abord la crise des choix politiques « des libéraux de tous poils de droite et de gauche » qui ont abandonné la souveraineté nationale de la gestion de la ressource, des littoraux et des activités maritimes à l’’Europe. Politique parce que « l’Europe bleue » a fait la part belle aux lobbies de « l’agrobusiness » actionnaires des grandes flottes industrielles au détriment des pêches artisanales. Politique parce que la spécificité méditerranéenne, revendiquée depuis toujours par les pêcheurs, les syndicats, les prud’homies, et à laquelle j’ai consacré des années d’intervention du local à l’Europe, en passant par l’Assemblée Nationale, est une réalité fondée sur le principe de la protection de la ressource avant même que l’UE existe. La multiplication des directives communautaires au nom de la, protection des ressources n’a que trop souvent ciblé l’arrêt de l’activité la pêche artisanale, comme remède."

"A coup de subventions publiques cela fait des années que l’Europe finance les plans de sorties de flottes, le déchirage des navires, la suppression d’emplois, laissant l’espace littoral à l’envahissement touristique, Immobilier avec un environnement bétonné. Ces subventions publiques pour casser l’emploi seraient plus utiles à conforter une pêche durable, à préserver les règlements prud’homaux (interdisant en méditerranée les marées, la pêche à la civelle, la coopération conchylicole dans les lagunes, etc) et faire de la spécificité méditerranéenne un modèle de développement protecteur de la ressource et de l’emploi. Et que dire des insuffisances de l’Etat. La sardine grossit sur les côtes italiennes, espagnoles, dans l’étang de Thau, mais pas dans le golfe du Lion, pourquoi ? La pollution du Rhône et ses conséquences sur le plancton ? "

"Les pêcheurs réclament et attendent depuis plus de dix ans un travail spécifique sur cette espèce pour le golfe du Lion, et des réponses cohérentes. Malgré la catastrophe annoncée pour l’avenir de la pêche, tout est encore possible, les pêcheurs et les instances professionnelles ont donné les éléments, fait des propositions, ils ont donné les clés pour que la spécificité méditerranéenne devienne la réglementation de la gestion de la ressource pour notre littoral. C’est un choix politique qui s’impose à tous du local à l’Europe."

François Liberti

Ancien député maire de Sète

Pêcheur à la retraite

A la rencontre des pêcheurs de Thau

A la rencontre des pêcheurs de Thau, qui nous parlent de leur métier, et nous emmènent découvrir la pêche à la battue, de nuit, autour des tables conchylicoles... Embarquez avec nous ...
 
 

SATHOAN : Résultats du CONCOURS THON ROUGE DE LIGNE – PAVILLON FRANCE

SATHOAN : Résultats du CONCOURS THON ROUGE DE LIGNE – PAVILLON FRANCEhttps://mailchi.mp/1a8c512db83e/surtout-les-thons-17006487

L’objectif de ce jeu concours, entre PAVILLON FRANCE et la Marque Collective « Thon Rouge de ligne, pêche artisanale » éco-labellisée « PÊCHE DURABLE », est de mettre en place une dynamique collective et récompenser le travail et l’implication des équipes « marée poissonnerie », à travers la valorisation d’une espèce noble de la pêche française (le Thon Rouge).
 
Le concours était ouvert du mercredi 1er Juin 2022 00h00 au lundi 31 octobre 2022 23h59.

Lien du règlement CONCOURS-PAVILLON-FRANCE-TRL-PD-2022_V2-septembre-2022.pdf (thonrougedeligne.com)

Les participants devaient : réaliser 2 à 3 photos mettant en avant la marque « Thon Rouge de Ligne – Pêche artisanale » éco-labélisée « PÊCHE DURABLE » ainsi que la marque PAVILLON FRANCE, au travers d’une scénarisation du produit et de l’étal de vente

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1ère place:  Auchan Hypermarché Aubière

2ème place : E.Leclerc Laon Chambry

3ème place: Auchan Hypermarché Bordeaux Mériadeck

4ème place: Auchan Hypermarché Guilherand-Granges (Portes de l’Ardèche)

5ème place : Auchan Hypermarche Dieppe

 

Poisson, Thon, Mer, Thon, Thon, Thon

Avec la SATHOAN / J’AI MAL A MA PECHE ….

 

"L’année 2022 aura été une année marquée par les crises : crise énergétique, crise ukrainienne, …. une longue série qui suit les épisodes COVID qui ont déjà durement touchés le monde de la peche professionnelle.

Alors que la planète brûle sous l’effet du réchauffement climatique et que la mer Méditerranée frôle les 33 degrés, ce sont tous nos écosystèmes lagunaires, côtiers mais aussi hauturiers qui sont impactés par les effets de ces bouleversements océanographiques.

En avant-poste, véritables observateurs aguerris de notre fragile Mare Nostrum, les marins pêcheurs ont été témoins de ces perturbations. Des 2009, ils ont observé avec étonnement puis stupéfaction les sardines puis les anchois rétrécir à vue d’œil. Certains ne se sont pas gênés pour dire, « c’est votre faute ! » … mais il n’aura fallu que quelques années pour que les scientifiques réussissent à démontrer que les petits poissons pélagiques ne grossissaient plus en raison de déséquilibres trophiques induits par le réchauffement des eaux. Ainsi, les sardines de 2 ou 3 ans ne dépassent plus celles de 1 an. Mauvais remake de « chéri j’ai rétréci les gosses ».

Depuis plus de 10 ans déjà, les pêcheurs informent les scientifiques des espèces exotiques et invasives de plus en plus présentes sur nos côtes : barracudas, marlins, dorades coryphènes, rencontrés de plus en plus couramment sans oublier poissons-coffres et crabes bleus qui attaquent nos espèces indigènes. Bientôt il s’agira des poissons-lions et poissons-lapins qui ne sont plus qu’à quelques centaines de milles marins du golfe du Lion.

Parallèlement, la pression anthropique de plus en plus importante pousse chaque année des milliers de touristes à occuper les derniers espaces vierges de nos lagunes et notre littoral, sans oublier  les centaines  de paquebots dont les déchets, les eaux usées et fumées noires obscurcissent la Grande Bleue.

A contrario, en 20 ans, la flottille de pêche méditerranéenne n’a fait que fondre comme neige au soleil. En cause, une réglementation qui réduit les espaces de pêche sans se préoccuper des marins, des règles destinées à restaurer la biodiversité mais ne règlent pas les problèmes de surfréquentation de la bande côtière, des directives qui favorise l’économie bleue mais ne se préoccupe pas de notre souveraineté alimentaire, des projets industriels destinés à implanter des usines flottantes en plein cœur d’espaces hauturiers sans se préoccuper des navires qui tentent d’économiser leur carburant car incapable de moderniser (il faut dire décarboner aujourd’hui) leur moteur d’un autre temps.

Plus de 37 ans ! c’est l’âge moyen de nos chalutiers qui tentent de résister tant bien que mal aux déferlantes qui s’écrasent sur le pont. Qui aurait le courage de monter dans un avion de prêt de 40 ans chaque matin pour traverser l’Atlantique ? J’entends d’ici les mauvaises langues évoquer telle ou telle sornette sur un métier qu’ils ne connaissent pas. Pas l’un d’entre eux ne tiendrait plus d’une semaine à faire ce métier de passion mais aô combien dangereux. Et pour ceux qui auront le courage d’aller un jour en mer, ils comprendront cette citation « y a trois sortes d’hommes : les vivants, les morts, et ceux qui vont sur la mer ».

Aujourd’hui, j’ai mal à ma pêche, après plus de 20 ans et 5 plans destinés à réduire inexorablement la flottille, c’est un nouveau chalutier qui s’est couché sur le flanc cette semaine, … agonisant, … blessé, … mourant sans que personne ne soit à ses côtés pour raconter son histoire, sa capacité à tenir le cap face aux tempêtes, ou la fierté qui animait son patron et son équipage à traquer le poisson bleu aux premières lueur du jour…

Aujourd’hui, j’ai mal à ma pêche, car je crains que dans quelques années nous ne saurons plus :

  • pêcher et approvisionner les marchés en produits frais de qualité,  
  • exercer ces métiers pratiqués avec passion, qui sont des éléments incontournables de l’héritage culturel de la Méditerranée, 
  • consommer nos produits locaux et les faire connaître pour faire vivre notre patrimoine culinaire méditerranéen.

Je reste persuadé qu’il existe d’autres futurs possibles !"

 l’Organisation de producteurs (OP) Sathoan, basée à Sète dans l'Hérault, réagit aux premières démolitions de chalutiers, opérées dans le cadre du plan de sortie de flotte (PSF) West Med de Méditerranée.

RENCONTRE AVEC KEVIN, PÊCHEUR A SETE !

reponsabilité alimentation durable département héraultKévin est pêcheur à Sète, au Mas HENRI : thon rouge, daurade, crevettes, huîtres, palourdes… Il vous propose de nombreux produits locaux, pêchés en mer méditerranée
Les filières de la pêche et de la conchyliculture occupent une place importante dans l'économie locale et jouent un rôle crucial pour la valorisation, l'attractivité et la préservation de notre territoire tout en préservant l'environnement

Carole Delga alerte sur l’avenir de la pêche en Méditerranée

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La présidente de la Région Occitanie, Carole Delga, au travers d’un courrier adressé aux six autres présidents de Région de Méditerranée Occidentale, alerte sur une nécessaire révision de la feuille de route de la filière pêche dressée par l’Union européenne, qui pourrait à terme menacer sa survie. Elle les invite également à rejoindre la « Déclaration de Barcelone », signée conjointement par la Région Occitanie et la Catalogne en octobre dernier pour la défense d’un modèle de pêche durable.

 

Le 4 octobre dernier, Sébastien Denaja, conseiller régional d’Occitanie accompagné de Bernard Perez, président du Comité régional des pêches d’Occitanie, ont rencontré les représentants du gouvernement de la Catalogne ainsi que ceux du secteur de la pêche, dont Toni Abad, président de la filière pêche Catalane, afin d’échanger et de partager sur la situation de la pêche en Méditerranée occidentale.

 

Cette rencontre s’inscrivait en lien direct avec le Plan de Gestion WestMed (Plan pluriannuel pour les pêcheries exploitant des stocks de poissons de fond en mer Méditerranée occidentale) adopté par la Commission européenne, qui comprend plusieurs mesures susceptibles d’impacter fortement la flottille chalutière (représentant 80% des apports de la filière), voir même de menacer sa survie, et par ricochet celle de l’ensemble de la filière pêche de Méditerranée. Parmi ces mesures : la réduction pour la flottille chalutière du nombre de jour de pêche de 40% d’ici fin 2024 ou la fermeture à la pêche entre 6 et 8 mois de plus de 5 000 km², soit 30% de la surface du golfe du Lion.

 

« Engagée dans la transition écologique et énergétique de l’Occitanie, je partage la volonté exprimée dès 2019 par la Commission Européenne de limiter l’impact environnemental de la pêche en Méditerranée. Seulement voilà, 3 ans après les premières mesures adoptées dans le cadre du Plan de Gestion européen WestMed, le constat est sans appel : une réduction des impacts sur la ressource inefficace, et une profession au bord du gouffre qui doit en plus faire face à une augmentation sans précédent du prix du gasoil. 15 chalutiers vont aujourd’hui cesser toute activité. C’est un signal fort que nous devons entendre et qui doit nous amener à repenser ensemble l’avenir de la pêche en Occitanie et en Méditerranée occidentale. C’est tout l’objet de la Déclaration de Barcelone que nous venons de signer conjointement avec la Catalogne, et bientôt je l’espère par les autres dirigeants des Régions méditerranéennes », a déclaré Carole Delga.

 

C’est dans ce cadre, que les Régions Occitanie et Catalogne ont convenu d’appeler les institutions européennes à revoir leur feuille de route au travers d’une déclaration commune, la « Déclaration de Barcelone ». Comprenant 15 points d’attentions et d’actions elle propose des solutions pour remettre à plat la Politique Commune de Pêche européenne afin de garantir le maintien de l’activité pêche sur les territoires concernés tout en assurant sa durabilité à la fois économique, sociale et environnementale. Elle propose notamment :

 

-      La prise en compte des impacts sociaux et économiques (perte de chiffre d’affaires, suppression d’emplois) de la filière pêche Méditerranéenne dans la définition des mesures de gestion de la ressource;

-      La mise en place d’outils financiers et règlementaires permettant la nécessaire décarbonation des navires de pêche, et notamment de la flottille chalutière ;

-      La révision des notions d’obligations de débarquement et de sélectivité des engins de pêche, difficilement compatible avec l’ensemble des espèces pêchées en Méditerranée ;

-      De repousser à 2030 (au lieu de 2025) l’évaluation des mesures de gestion (réduction du nombre de jours de pêche, fermeture spatio-temporelle de zones de pêche…) prises pour reconstituer les stocks de poissons, sur la base de données scientifiques les plus complètes et récentes possibles. 

 

A l’occasion de l’Assemblée Générale de la Conférence des Régions Périphériques Maritimes, organisée en Crête du 26 au 28 octobre dernier, Sébastien Denaja, conseiller régional, a par ailleurs fait adopter plusieurs amendements reprenant la Déclaration de Barcelone. Dans les semaines à venir, la Région prendra également toute sa place aux côtés des pêcheurs afin de soutenir la filière, notamment à Bruxelles lors du Conseil des Ministres consacré à la pêche qui fixera les règles du plan WestMed pour l’année 2023.

 

 

 

 lien : la déclaration de Barcelone.