Montagnac

L'histoire du P. d'Alzon racontée aux élèves de Nîmes

Comme tous les ans, la famille Assomptionniste célèbre l’anniversaire de la mort du R.P d’Alzon en ce 21 novembre. A la demande de Sœur Claire, Oblate et ancienne directrice, Bernard Bals s’est rendu à l’Institut d’Alzon à Nîmes où il a donné dans l’amphithéâtre 3 conférences aux élèves de 6ème, puis aux 3ème et l’après midi aux secondes et à des laïcs.

La vie de cet homme est d’une richesse telle que l’on doit la raconter par thème. Dans cet établissement qu’il a acheté en 1844, il a été choisi: « Le RP d’Alzon à Lavagnac ».

Ce château avait été placé sous séquestre pendant la Révolution, madame d’Alzon le récupère suite à un procès long et onéreux en 1806. Après des travaux importants, la famille s’y installe en 1816. L’éducation du jeune Emmanuel est faite par l’abbé Bonnet.

C’est un enfant turbulent, il l’avouera plus tard à ses élèves en leur disant qu’il était un vrai bâton épineux. Il joue dans le parc, déniche des oiseaux, fait de la barque sur la pièce d’eau. Suite à l’élection de son père comme député de l’Hérault, la famille va s’installer à Paris rue de Vaugirard.

Pendant les vacances toute la famille regagne le château. Adolescent, il va chasser le lapin qui ravage les cultures, il va se baigner avec ses chiens dans l’Hérault, il se promène avec son cheval camarguais, va faire de la barque au moulin de Roquemengarde.

La famille regagne la propriété en 1830 suite à des troubles survenus dans la capitale. Pendant deux ans il va rester sur le domaine, mais fait part de sa vocation à ses parents, sa mère n’y est guère favorable. Il quittera cette demeure en toute discrétion comme le lui avait demandé sa maman au soir du 14 mars 1832.

Devenu prêtre il reviendra très souvent dans la famille ou en convalescence. En juillet 1835 il dira sa première messe dans la chapelle aujourd’hui en ruine. Il viendra souvent solliciter sa mère pour financer les nombreux projets qu’il a entrepris. En ce lieu, il y a eu des joies, des peines qu’il narre dans ses lettres écrites depuis Lavagnac.

Les anecdotes sont nombreuses ce qui captive ces jeunes élèves choisis parmi les 3.000 de ce site à Nîmes. A chaque conférence, la même question, peut-on encore le visiter ? La réponse se trouve en fin de diaporama avec trois vues qui ne laissent aucun doute sur l’état de cet édifice classé et abandonné de tous et surtout de la municipalité de Montagnac qui l’a sacrifié sur l’autel de l’argent.

Bernard Bals

La déviation de Montagnac végétalisée

Le Département engage les travaux d’aménagements paysagers de la déviation de Montagnac (RD613). 16 600 jeunes plants forestiers et 1 750 arbres et arbustes seront ainsi plantés pour agrémenter les talus et les abords immédiats de cette nouvelle route.

Ce projet s’inscrit pleinement dans les engagements pris par le Département pour compenser le déracinement d’arbres malades afin de garantir la sécurité des automobilistes.

Les essences méditerranéennes ont été privilégiées car elles nécessitent peu d’arrosage et d’entretien.

A l’est de la déviation, le délaissé routier issu de l’ancienne RD613 sera réhabilité en aire de stationnement pour des usages locaux ou de covoiturage.

Les travaux se dérouleront du 12 novembre à fin mars 2020.

 Quelques chiffres :

Longueur du projet : 2,9 km

Coût des travaux à venir : 772 000 TTC

Coût total du projet : 14 M€ TTC

Financement : 100 % Département de l’Hérault

 
 
 
 

Les jeunes Assomptionnistes face au sacrilège

Ce lieu a fait la une de la presse locale ces derniers temps, il a été écrit qu’il était abandonné et ouvert aux quatre vents ce qui est faux. Il n’a jamais reçu autant de visites de religieux, religieuses et laïcs de l’Assomption.

Ils font une demande et ne sont pas autorisés à entrer dans le château et la chapelle pour des raisons de sécurité contrairement aux vandales et autres visiteurs indélicats qui s’y introduisent régulièrement.

En cette matinée du 29 août, le P. Fabien Lejeusne et 32 jeunes Assomptionnistes en session de rentrée à Nîmes sont venus marcher sur les pas de leur fondateur le P. Emmanuel d’Alzon. Ils venaient de quatre continents, Philippines, Togo, Burkina Faso, Chine, Russie, Vietnam, Europe. Certains étaient déjà venus et d’autres jamais.

Un accompagnateur était là en tant que séminariste il y a 25 ans, il a été catastrophé par l’état des lieux. La visite débute toujours par la cour d’honneur d’où l’on découvre la façade du midi. Il est retracé succinctement l’histoire de la famille d’Alzon, puis l’enfance du jeune Emmanuel.

Dans la petite cour, c’est la présentation de la vie au château, où résidait la famille, où se trouvait la salle à manger, la grande cuisine, les salons et toutes les anecdotes liées à ces lieux.

Prudemment l’on se rend sur la petite terrasse pour voir le vestibule, le grand salon et le salon bleu, pièce de laquelle il est parti au soir du 14 mars 1832 pour se rendre au séminaire de Montpellier. Un départ et non un adieu car il reviendra régulièrement dans sa famille.

Après avoir fait le tour du château, ils se sont rassemblés sous la tour Nord où au 2ème étage se trouvait la chambre d’Emmanuel qu’il a occupé toute sa vie chaque fois qu’il venait à Lavagnac dans sa famille ou s’y reposer.

Ensuite, ces jeunes se sont rendus à la chapelle, et là, l’horreur.

La porte qui avait été condamnée avec des planches vissées et clouées a été détruite par des vandales ou des voyous en mal de saccages y compris dans un lieu de culte. Des dégâts ont été causés à l’intérieur, une statue emportée, l’autel et un tableau du chemin de Croix malmenés.

Cette chapelle où ont été célébrés des événements religieux, baptêmes, obsèques de Marie-Françoise de Puységur. Le P. d’Alzon a célébré de nombreuses fois la messe. Trop c’est trop, après le toit en partie effondré, veut-on faire table rase de l’histoire de Lavagnac et de la famille d’Alzon.

Ce patrimoine n’intéresse la municipalité de Montagnac pour ce qu’il rapporte à travers le projet. Le P. d’Alzon et sa famille, on s’en moque complètement. La preuve, la mise en déshérence de la tombe familiale et de celles d’une gouvernante irza Michel et d’un cocher honoré Bougette il y a quelques années.

Depuis bien longtemps, Les amis du P. d’Alzon  demandent qu’une rue porte son nom, ils attendent toujours ! La police municipale de Montagnac est passée il y a quelques mois lors des travaux de terrassement. Elle a demandé au gardien s’il n’y avait pas des vols de gasoil ! Les dégradations, vols, vandalisme, sécurité des personnes et des biens, protection du patrimoine tellement de fois avancé dans la presse, les discours et autre MNV, on s’en désintéresse complètement. Mais un jour viendra où il faudra expliquer à tous cette politique de l’autruche.

Bernard Bals

La traditionnelle fête de la Vierge de la Peyrière

Comme tous les ans, le 15 août on célèbre la traditionnelle fête de la Vierge de la Peyrière sur cette colline qui domine le village et la moyenne vallée de l’Hérault.

La veille de l’Assomption, des bénévoles s’affairent afin de nettoyer et préparer les lieux à recevoir du public, mise en place des chaises, tables pour le repas de midi, installation de la sono et d’un groupe électrogène pour éclairer le site et faire fonctionner le container réfrigérant.

Le jour de l’Assomption, la journée commence par la messe solennelle à 10h30, puis l’apéritif et le repas sous la pinède. L’après midi, le concours de pétanque ouvert à tous, suivi vers 17h00 du loto. Certains sont réticents à abandonner pour quelques heures leur intérieur climatisé. Sous la pinède, il y fait toujours bon quel que soit la direction du vent. Pour perpétuer le souvenir de ceux qui ont défriché, puis entretenu la chapelle et ses abords, pour poursuivre cette tradition qui permet à certains montagnacois partis sous d’autres cieux pour des raisons professionnelles de se rencontrer au moins une fois par an, internet ne remplacera jamais ces moments conviviaux.

Au milieu du XIXème siècle, un prêtre bien de chez nous participa aux côtés du pape Pie IX au dogme de l’Assomption, il s’appelait Emmanuel d’Alzon, sa famille était propriétaire du château de Lavagnac, aujourd’hui en ruines.

Ce dogme ne sera officialisé que le 1er novembre 1950 par le pape Pie XII. C’est son neveu jean de Puységur qui a fourni une paire de bœufs pour acheminer la Vierge sur l’emplacement où elle se trouve actuellement. Dans le passé cette fête donnait lieu à des processions, à Montagnac, on partait de la cave coopérative et l’on montait jusqu’à la chapelle.

Tous les ans le président des Amis de N.D de la Peyrière en l’occurrence François Michel lance un appel aux bénévoles et aux jeunes en particulier afin de perpétuer cette tradition locale. Donner quelques heures la veille et le lendemain de cette fête n’est pas très contraignant. Une navette assure la liaison depuis les esplanades jusqu’au site, et un parking est mis à disposition de ceux qui s’y rendent en voiture.

Bernard Bals

Visite de l'Assumption Collège

Des élèves de l’Assumption Collège qui se trouve à Worcester dans le Massachusetts aux Etats Unis, sont venus en France et plus particulièrement dans l’Hérault et le Gard marcher sur les pas du R.P d’Alzon avec leur professeur M. Eric Drouart.

Lieu incontournable des pèlerinages, ils ont fait une halte au château de Lavagnac où ils sont arrivés vers 15 heures en provenance du Vigan.

Mais quelle prouesse pour faire visiter ces lieux en ruine et régulièrement vandalisés en toute impunité.

La cour d’honneur avec la façade du Midi éclairée par un soleil magnifique faisait oublier pour un instant ce qu’il se passe à l’intérieur.

Ensuite ils se sont rendus dans la petite cour où a été retracée la vie d’Emmanuel d’Alzon et de sa famille en cette demeure. Ne pouvant entrer dans le vestibule, il a fallu contourner l’édifice pour se rendre sur la petite terrasse et apercevoir le grand salon et le salon bleu où Emmanuel était en famille en cette soirée du 13 mars 1832.

Il est parti sans rien dire selon la volonté de sa mère, seule personne dans la confidence, le cocher qui va l’amener à la diligence à Montagnac afin de rejoindre Montpellier où il fera son entrée au séminaire.

La chambre occupée durant toute sa vie est inaccessible à cause de l’état de la toiture. Le groupe s’est ensuite dirigé vers la chapelle dont on observe l’intérieur par un trou dans la porte.

On ne peut plus entrer, une partie du toit s’est effondré. Il en est ainsi de l’ensemble du domaine dont la quasi-totalité des toitures ont disparues, la bergerie plus ancienne que le château se trouve dans un état lamentable.

La réaction de ces jeunes était unanime, quel gâchis !

Oui, mais quelle honte pour nous français de montrer un patrimoine dans cet état.

Mais que dire des bonimenteurs qui faisaient croire que ce projet allait sauver ce patrimoine transmis par les familles d’Alzon, de Puységur et d’Aulan, aujourd’hui détruit et son histoire bafouée à jamais.

Gilbert Bécaud a écrit : les mauvais coups, la lâcheté quelle importance, ce qui détruit le monde c’est l’indifférence.

Ces lieux sont en ruines, mais personne ne veut ni le voir, ni le savoir, l’indifférence ! Mais un jour viendra où il faudra rendre des comptes à tous ceux qui ont été abusés et c’est pour bientôt.

Bernard Bals

Les vendanges d’autrefois

Je vous parle d’un temps que les moins de 50 ans ne peuvent pas connaître.

Dans les années soixante, c’était une fête, on les préparait longtemps à l’avance. Il y avait d’abord la foire des vendanges fin août, on s’équipait, bottes, chapeau, sécateur. On sortait les comportes, il fallait les arroser pour les rendre étanches, les plus abîmées étaient amenées chez le tonnelier pour changer une douelle ou une cornaillère.

Elles pouvaient contenir 80 kg de raisins environ.

Pour les évacuer de la rangée, le moyen le plus utilisé était le pal (sémailler), barres de bois tenues par les porteurs. Certains utilisaient la brouette, mais il ne fallait pas que le terrain soit détrempé, rocailleux, ou à fort dénivelé.

C’est à la fin de la décennie que les bennes vont faire leur apparition.

Les petits propriétaires vendangeaient à la journée alors que les grandes propriétés le faisait à forfait, on payait le raisin au kilo, plus on en ramassait et plus on était rémunéré; dans ce cas, il n’y avait pas de place pour le folklore. De la vigne à la cave, tout était bruyant, tracteurs, motoculteurs, camionnettes et même quelques chevaux qui faisaient de la résistance. La colle se composait de 8 coupeurs dont la meneuse, un videur de seaux et deux porteurs.

Le travail était dur en cette période, le matin il faisait frais pour ne pas dire plus, parfois avec la rosée on était trempé Au fur et à mesure que l’heure avançait, on enlevait le ciré, puis le gilet pour finir vers 11 heurs torse nu, les hommes bien évidemment ! Malgré tout, le soir on trouvait le temps de se rencontrer, de boire un verre, dans les villages on dansait avec un électrophone, une simple guitare.

A la fin de la vendange il y avait la capounade qui consistait à barbouiller le visage d’un vendangeur, et enfin le non moins traditionnel repas de fin de vendange. La main d’œuvre venait d’Espagne, les polonais, des mines de Cransac, les aveyronnais et même des italiens.

Aujourd’hui tout est mécanisé, les entreprises viennent avec machines à vendanger, tracteurs et bennes. De plus on travaille souvent de nuit, donc cette activité passe inaperçue car il n’y a plus de caves particulières dans le village qui répandaient cette odeur de fermentation et où régnait une certaine agitation.

 

Bernard Bals

Loulou s'en est allé

C’est avec une vive émotion que nous avons appris il y a quelques jours le décès de Loulou Bouscari.

Ils étaient venus nombreux pour rendre un ultime hommage à cette personne joviale au service de tous. Son altruisme nous a ébloui, il vivait pour les autres plus que pour lui.

Après avoir été mécanicien, il entre à la mairie en 1967, il n’était pas le premier sur la liste, mais son concurrent refuse de conduire la tinette, et ainsi il devient employé municipal. Il conduira le corbillard municipal, il finit sa carrière comme conducteur d’engins sur le tractopelle et l’épareuse.

Il fut de 1967 à 1998 sapeur-pompier volontaire à Montagnac, avant lui son père Jules, mais aussi sa fille Christelle et son petit fils Martial.

L’hommage que lui ont rendu ses anciens collègues et le Corps des sapeurs pompiers de Montagnac était émouvant. Il était toujours prêt à rendre service quel qu’en soit l’objet.

En 2009, la maison de son ami Paul Nonguierma (avec Paul sur la photo) est emportée par des inondations au Burkina-Faso. Il viendra avec son épouse aider lors de la visite du château de Lavagnac destinée à récolter des dons pour la reconstruction.

En 2010, lors des fêtes du bicentenaire de la naissance du P. d’Alzon, il est toujours là. Ancien joueur de l’USM, il a entraîné longtemps les jeunes. Il fut président de l’Amicale laïque. Ces dernières années les visites étaient peu nombreuses.

Lors des obsèques, on pouvait entendre c’était un ami, seulement le nom d’ami est commun, mais seule l’amitié est fidèle. Ainsi je me plais à m’imaginer que tu es là auprès de nous et que tu vois à quel point tu étais une personne précieuse pour nous tous.

Je te remercie pour ce que tu as été, une personne juste, attentionnée, généreuse, gentille et j’en passe. Jamais tu ne t’es plains, jamais je ne t’ai vu de mauvaise humeur, et en cela tu as été exemplaire. Les derniers moments ont été difficiles, te voir sourire là dans ce fauteuil nous a donné une véritable leçon de vie, nous ne l’oublierons jamais. Dans cette épreuve, nous transmettons nos sincères condoléances à sa famille, et tout particulièrement à Simone son épouse qui a fait preuve à son égard d’abnégation.

Ne pleurons pas de l’avoir perdu, mais réjouissons nous de l’avoir connu.

Ah que l’Adieu est cruel et cruelle la vie.

Bernard Bals

Exposition de Gil au Domaine Saint Hilaire à Montagnac, du 7 au 30 septembre 2018

De sa peinture il commente:

"Ce qui est important dans une peinture, ce n’est pas ce qu'elle représente, ou ce que l’artiste a voulu y mettre... mais l’état dans lequel nous plonge l'oeuvre, lorsqu’on l’observe. La façon d’aborder une toile est donc déterminante, mais cette démarche ne doit pas être consciente. Ce sont les qualités de la peinture qui doivent mettre l’observateur dans cette disposition... à son insu. 

Par ma peinture, j’essaie de déclencher cet état... où nous contemplons les formes, les couleurs, la lumière... où nous ne cherchons rien... où nos pensées se taisent... où l'on s'oublie un instant..."

Gil peint à l'huile sur toiles, appliquées à l'aide de larges couteaux ou spatules. Ses oeuvres, que vous pouvez découvrir sur ce lien, on aime ou on n'aime pas, mais on ne peut rester indifférent devant ces toiles.

A découvrir donc du 7 au 30 septembre au Domaine de Saint Hilaire à Montagnac.

Vernissage le samedi 08 septembre à partir de 18h. (Adresse et plan d'accès) 

C'est une peinture gestuelle, où le mouvement et les formes sont mis en valeur par l'utilisation du Noir et Blanc...Le site de Gil.

Un pèlerinage empreint de tristesse

Malgré l’autorisation d’entrer sur le site, les portes du château et de la chapelle sont restées fermées. Quelle déception pour toutes ces religieuses et religieux venus du Vietnam, de Madagascar, du Congo, des îles Tonga et de France, accompagnés de laïcs.

Ils sont descendus de Paris marcher sur les pas de leur fondateur le RP d’Alzon. Jusqu’à ce jour, il y avait plusieurs pèlerinages tous les ans, mais désormais pour marcher dans les cours, et sur les terrasses, apercevoir l’intérieur de la chapelle par un trou dans la porte, cette halte à Lavagnac doit-elle se poursuivre, doit-on leur infliger encore une telle frustration?

De là, ils se sont rendus au domaine de La Conseillère rencontrer Sabine de Virieu descendante de la famille d’Alzon et acheter quelques bouteilles de la cuvée du P. d’Alzon. Après le repas pris à Pézenas, ils sont allés se recueillir sur la tombe des familles d’Alzon, de Puységur et d’Aulan qui a été mise en déshérence en octobre 2015 avec 2 autres tombes d’une domestique et du cocher Bougette décédés au siècle dernier !

Déjà, depuis 2011, on attend que l’on donne le nom d’une rue au plus illustre des habitants de ce château, le R.P d’Alzon. Encore une promesse non tenue, mais ce n’est pas la seule. Devant ces ruines, je me souvenais des paroles prononcées le 8 juillet 2008 par le préfet Schotte: Ce château va être restauré et mis en valeur. Il y a peu, il a failli avoir un triste destin. La société japonaise a eu un comportement de voyou.

Le maire de Montagnac parle de fleuron historique et patrimonial avant d’ajouter : Une société japonaise n’ayant pas les moyens de ses ambitions….laissant sans entretien ce domaine, lui fera courir le risque de déshérence et de complet délabrement. Lorsqu’on écoute ces discours, et que l’on constate l’état de ce patrimoine aujourd’hui, comment peut-on désormais faire confiance à de tels histrions, incapables d’agir ou d’alerter les autorités compétentes pour protéger ces lieux classés, à commencer par les toitures, même s’il s’agit d’une propriété privée. Il y aura malgré tout un pèlerinage international début août et des pèlerins qui viendront de Rome en septembre.

Bernard Bals

Voyage en Aveyron : Une réussite

Durant quatre jours un petit groupe d’Arts et Loisirs est parti à la découverte des beaux sites du département de l’Aveyron autour de Villefranche de Rouergue.

Pour débuter, le village classé de Belcastel qui a fait l’objet d’une réhabilitation avec son église, son chemin de Croix de Casimir Ferrer et la maison de la forge et des anciens métiers. L’après-midi fut celle de la découverte du martinet de La Ramonde qui a été réhabilité et reconstruit grâce aux bénévoles d’une association locale. Ce martinet servait à la production d’objets en cuivre.

La deuxième journée fut consacrée à la ville de Villefranche De Rouergue. Grâce à un conférencier, nous avons visité successivement la Bastide, la chapelle Baroque des pénitents Noirs puis la Chartreuse Saint Sauveur. A midi, nous étions attendus pour un repas typique aveyronnais.

La journée s’est achevée par la visite de la chapelle Notre Dame des Treize Pierres de style gothique languedocien, elle fut entièrement décorée de fresques de style byzantin réalisées par Nicolaï Greschny, en 1951/1952, iconographe d'origine russe. La troisième journée, nous a amené au village de Najac, à l’église Saint Jean et s’est achevée par l’ascension de la Forteresse Royale De Najac. Dans l’après-midi, l’abbaye Cistercienne de Loc-Dieu nous attendait. Cette Abbatiale du XIIème siècle, est restée intacte, première voûte gothique sur base romane de Midi-Pyrénées, est réputée pour son acoustique.

Le dernier jour, la visite du musée de la mine Lucien Mazars: c’est un retour vers le passé de la ville de Cransac et d'Aubin avec une guide. C'est avec beaucoup d'émotion que l'on parcourt les écrits et le musée dont la visite est très représentative des conditions de travail des mineurs. Pour achever notre périple de quatre jours, nous avons visité le château de Bournazel et ses jardins magnifiques. Nous avons eu la chance d’avoir pour toutes les visites des guides mis à disposition par l’Office du tourisme de Villefranche. De plus, la responsable locale nous a reçu avec la gentillesse et le professionnalisme qui a fait que ce séjour restera dans les annales de nos voyages. Le groupe motivé et sympathique venu pour participer, écouter, admirer aussi le travail de bénévoles a profité de ces beaux villages et des paysages de cette région Les participants pourront dire qu’Arts et Loisirs de Montagnac, sait organiser des voyages de découverte.

Aussi nous souhaitons, pour le futur, être rejoints pour tous les amoureux du patrimoine de France. Merci également à notre aimable chauffeur qui nous a amené dans les différents lieux de ce périple. A noter qu’un voyage est prévu le 11 septembre à Sommières et Vergèze.

Bernard Bals

Non, Non, rien n’a changé

Nous sommes dans une période où les grèves succèdent aux grèves, SNCF, Air France, Fonction publique, magasins Carrefour, La grande récrée. Pour les lois en cours ou à venir, on parle de casse sociale généralisée, de recul de civilisation. Elles n’auraient d’autres but que d’enrichir les plus riches et même (les très riches) en appauvrissant les plus pauvres. Est-ce le retour au patronat de droit divin? A Montagnac, dans les années 1920, le Vieux syndicat ne pratiquait pas la langue de bois. Aussi un siècle après la publication de ce tract manuscrit, et en relation avec l’actualité sociale, il nous a paru intéressant de le publier:

 

Dans les années 1920....

Banditisme patronal.

Aujourd’hui plus que jamais la répression patronale sévit sur nos meilleurs syndicalistes.
Le poids du coffre-fort se fait de plus en plus sentir sur le monde du travail.
Malheureusement que les requins patronaux ont trouvé pour les seconder des ouvriers assez inconscients et assez lâches, des traîtres à la classe ouvrière qui se sont joints aux magnats de la terre pour les aider dans la honteuse tâche entreprise, d’enlever le pain à nos meilleurs syndicalistes.
Ces syndicalistes là qui à l’encontre des jaunes, ont encore du sang rouge dans les veines, défient malgré toutes les brimades, les ventres dorés et leur disent envers et contre tout, ce n’est pas encore demain que le pain leur manquera.
Camarades travailleurs prenez garde.
C’est d’une muselière que les patrons veulent vous doter, songez qu’aujourd’hui on vous oblige d’adhérer au fameux Syndicat français, sans quoi on vous supprime le travail demain, on vous empêchera d’émettre vos opinions au grand jour, et dans un temps pas trop éloigné, c’est avec une brique que vous mèneront les bourgeois de Montagnac, qui jadis dans une non moins fameuse morale prêchaient à outrance le maintien des travailleurs à la terre, voulant améliorer leur sort, leur donner plus de bien être, mais qu’aujourd’hui jouant un rôle par trop inhumain, enlèvent le pain à des enfants et à des ouvriers honnêtes, conscients et laborieux qui ne demandent qu’à vivre en travaillant.
Camarades, ouvrez l’œil, ne vous laissez attirer et tromper par les promesses des bourgeois et dites vous bien ceci, qu’il y a incompatibilité entre les Capitalistes et les Travailleurs.
Camarades, il est temps de comprendre votre devoir et de l’accomplir.

La Commission du Vieux Syndicat. .

 

Quelques phrases que n’auraient pas renié en leurs temps, Frachon, Krasucki, Seguy et aujourd’hui Mélenchon ou d’autres. Nous avons en plus une touche locale avec « les ventres dorés ». L’écriture est remarquable. Bien que l’origine du Vieux syndicat semble remonter à la fin du XIXème, très présent dans le bassin minier du Nord, cette section locale n’avait d’autres moyens que de rédiger à la main ses déclarations imagées et colorées. >Quant au syndicat jaune dont il est question, il a été créé en 1899 au Creusot.

B. Bals