Donner un avenir durable à la viticulture d’Occitanie

 

Pour accompagner une filière viti-vinicole fragilisée et en mutation, la Région met en place, avec les professionnels, une stratégie d’adaptation à l’évolution des marchés et au changement climatique. Approuvé le 11 juillet, le « contrat de filière » mobilise une enveloppe de 5 millions d’euros.

Depuis deux millénaires, la vigne et le vin font partie du patrimoine d’Occitanie, marquent son identité et contribuent à son attractivité. Premier vignoble mondial sous signes de qualité avec ses 63 AOP et 35 IGP [1], premier vignoble bio de France, première région exportatrice… 126 000 emplois dépendent de cette filière majeure de 3,9 milliards d’euros de chiffre d’affaires. Pour bâtir l’avenir, la Région a voté ce 11 juillet un contrat de filière viti-vinicole, dans la lignée des contrats régionaux des filières agricoles lancés depuis 2019.

Le vin constitue nos racines, notre histoire, et en Occitanie, un pilier de notre économie qui doit aussi être notre avenir. L’adaptation de nos vignobles méditerranéens face au changement climatique, aux mutations des marchés et de la consommation est le défi majeur de cette décennie et relève de notre responsabilité collective.

Carole Delga, Présidente de la Région Occitanie.

Une stratégie traduite en quatre axes
La Région agit à plusieurs niveaux face au changement climatique, notamment via son Plan Eau.

Secouée récemment par la taxe Trump, le Brexit et la crise Covid-19, la filière viti-vinicole affronte la baisse de consommation française, un recul sur le marché européen, la complexité du grand export, la forte concurrence étrangère et l’émergence de nouvelles tendances de consommation… Des épisodes récurrents de gel, grêle ou canicule, illustrent le changement climatique en cours. Ces crises successives dégradent les trésoreries et menacent le potentiel de production.

Le nouveau contrat de filière relève quatre défis : augmenter la résilience face au changement climatique, créer plus de valeur ajoutée pour les acteurs, soutenir l’adaptation de l’offre à la demande, contribuer à atténuer le changement climatique et ses conséquences. Il s’agit de préparer l’avenir en misant sur l’innovation, en donnant les moyens aux acteurs économiques de s’adapter, en déployant une stratégie aval jusqu’aux consommateurs.

Un soutien supplémentaire de 5 millions d’euros

Faire de l’Occitanie le laboratoire d’une filière en mutation, c’est l’objectif de la Région avec l’accompagnement à 5 projets pilotes.

Pour ce contrat de filière, la Région Occitanie mobilise un budget spécifique de 5 millions d’euros. Cet effort s’ajoute aux nombreux soutiens déjà proposé par la Région à la viticulture occitane (cf. encadré ci-dessous).

Une phase concertée va s’engager sous la coordination de la Chambre Régionale d’Agriculture afin d’élaborer et déployer avant le fin de l’année un plan d’actions régionales ambitieuses et opérationnelles déjà identifiées par les professionnels.

Sans attendre, la Région lance, dès le 12 juillet, un appel à manifestation d’intérêt « Territoires Viticoles Pilotes-Laboratoires d’une filière en mutation ». Celui-ci soutiendra cinq projets territoriaux pilotes d’adaptation et de résilience au changement climatique et à l’environnement économique. Chaque territoire pourra recevoir une aide régionale allant jusqu’à 100 000 €.

Un accompagnement au long cours de la viticulture

Depuis de nombreuses années, les viticulteurs peuvent compter sur la Région pour les soutenir.

Depuis 2016, la Région Occitanie apporte plus de 10 millions d’euros par an à la filière viti-vinicole (hors dispositifs exceptionnels). Elle déploie la foncière agricole pour le renouvellement des générations, des aides à l’installation et à la plantation, la garantie bancaire FOSTER Agri, le Contrat Agriculture Durable pour assurer la transition agroécologique.

Elle soutient l’innovation variétale, la recherche et l’expérimentation, ainsi que l’innovation des acteurs économiques de la filière (technologique, organisationnelle, d’usage…) au travers des dispositifs Contrat innovation, France 2030 régionalisé (pour les projets d’innovation individuelle) et France 2030 I-DEMO régionalisé (pour les projets d’innovation collaborative).

Elle accompagne également le développement des marchés avec la Team France Export, les actions de l’agence AD’OCC, la marque Sud de France et le Plan Bi’O 2023-2027. Enfin, la Région soutient les investissements de structuration des exploitations et des entreprises agroalimentaires. Les fournisseurs et équipementiers de la filière viti-vinicole, regroupés au sein du Cluster VINSEO, sont également soutenus par la Région.

[1AOP : appellation d’origine protégée, IGP : indication géographique protégée

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LA PASSION DE LA DÉCOUVERTE

Pourquoi ce titre : la passion de la découverte ? Parce que la découverte est une passion tout comme la chine, tout comme la collection. Parce que chiner c'est conjuguer le passé au présent, ressusciter un objet endormi, répondre à la question du poète : objets inanimés vous avez bien une âme. Parce que chiner, c'est agir de manière écologique.

LES CHINEURS : UNE GRANDE FAMILLE

Amateurs ou professionnels, chineurs ou collectionneurs, tous ont un point commun, la passion. Chaque semaine vous irez avec eux chiner dans les foires et les marchés aux puces, dans les brocantes et les salons, les braderies et les vide-greniers, dans toute la France et même au-delà. Et bientôt, sans vous connaître, vous vous reconnaîtrez comme faisant partie de la même famille.

LA CHINE : UNE ÉCOLE DE PATIENCE

Chiner ce n'est pas aller en famille dans un magasin, pour y acheter un secrétaire de 1,12 m de large, afin qu'il trouve exactement sa place entre la cheminée et la fenêtre du salon.
Ce n'est pas aller chercher dans le vide-greniers qui se tiendra le samedi suivant, au coin de la rue, la série complète des boîtes Banania pour égayer une étagère de la cuisine ; même si vous avez lu la veille, dans un magazine de décoration, gue les objets publicitaires sont à la mode.
Dans les deux cas, vous risqueriez de vous exposer à une désagréable déconvenue car chiner, ce n'est pas trouver, à coup sûr, un meuble ou un objet des siècles passés, comme on achète un article vu dans un catalogue ou sur une publicité. Au contraire, la chine est une preuve, et non pas une épreuve, de patience et de pugnacité, comparable à celle d'un chercheur ou d'un explorateur. Et plus l'objet sera ancien, fragile, délicat, plus il sera rare mais plus la trouvaille prendra pour son découvreur une valeur inestimable. 
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